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ALLI
Le premier traitement sans ordonnance de l'obésité,
ou comment faire du neuf avec du vieux !
Dans
les différents traitements médicamenteux concernant l'obésité, la société Glaxo
Smith Kline a obtenu l'autorisation de mettre sur le marché la molécule d'Orlistat
sous la formule d'ALLI, formule, par parenthèse, déjà connue sous le nom de
XENICAL, mise au point par les laboratoires Roche. La seule différence concerne
sa posologie, à savoir le dosage à 60mg au lieu de 120mg pour le Xénical.
Prenons deux capsules au lieu d'une et le tour est joué ! Comme tout médicament
a des effets secondaires et dans ce cas précis non négligeables, comment les
autorités sanitaires ont-elles pu laisser en vente libre un produit auparavant
uniquement délivré par un médecin compétent et ayant un suivi particulier vis à
vis de ses patients ainsi traités ? Rappelons que cette molécule induit une
malabsorption des graisses, mais aussi déclenche des diarrhées intempestives,
des fuites anales huileuses, des douleurs abdominales, voire une incontinence
fécale, pour ne rien dire du danger de ne plus absorber convenablement les
lipides essentiels à une bonne santé. Concernant ce dernier point, il est
recommandé de prendre des vitamines liposolubles, un comble, car d'un côté on
prend une pilule pour ne pas absorber des graisses et de l'autre on reprend une
pilule pour compenser la perte de ces mêmes graisses ! On nous promet de doubler
le nombre de kilos perdus........ à condition toutefois de suivre un régime
hypocalorique, de manger peu gras, de prendre 5 fruits et légumes par jour, et
de faire de l'exercice, en tout point les recommandations du rapport Boyer pour
lutter contre l'obésité, rapport qui exclut il nous semble l'auto-prescription
d'un médicament pour maigrir. Et si cela doit s'avérer selon ce rapport, on
laisse au médecin le soin de prescrire. Rappelons que toute perte de poids dans
le cadre d'un régime est souvent temporaire, que le corps se défend et qu'il
reprend du poids quel que soit le nombre de ces coûteuses capsules. Or dans le
cas du ALLI, plus besoin de médecin à qui cependant, selon la notice, il sera
bon de lui demander si une éventuelle souffrance hépatique, ou rénale, ou un
syndrome de malabsorption chronique ne représentent pas une contre-indication à
ce médicament, dont nous rappelons la vente libre en pharmacie et déjà sur
Internet. Quelle logique !
Croyez-vous que les femmes, obsédées par l’envie de maigrir en dépit de dangers
éventuels, sauront prendre la pleine mesure de ces contre-indications en
demandant conseil à leur pharmacien ? Nous en doutons fortement D'un côté, l'ACOMPLIA
a été retiré du marché par ces mêmes autorités suite à des morts suspectes et de
l'autre, ces autorités permettent la vente libre de molécules qui, espérons-le
de toutes nos forces, n'entraîneront pas de pathologies qui feront peut-être
parler d'elles dans les éventuels procès qui s'en suivront.
Allegro Fortissimo - 26/01/09
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