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Colloque de l'UNSA
Combattre les discriminations
Le 4 décembre 2007

Programme
9h
Accueil
9h30
Ouverture par Alain Olive, Secrétaire général de l’UNSA
9h45 - 11h15 «Ecole-Entreprise, Insertion et lutte contre les préjugés»
Jean-François Amadieu, professeur des universités, directeur de l’Observatoire
des discriminations
Yvan Gastaut, chercheur à l’université de Nice Sophia-Antipolis
Mouna Viprey, chercheur à l’IRES
Patrick Gonthier, Secrétaire général de l’UNSA Education
11h30 - 13h « Mobilisation des acteurs : approche pour
combattre les discriminations »
Maria Cunha, Direction Emploi et Formation de l’acsé (l’agence nationale pour la
cohésion sociale et l’égalité des chances)
Carole Dasilva, directrice de l’AFIP (Association pour favoriser l’intégration
professionnelle)
Nicolas Farvaque, chef de projet ORSEU (Présentation des résultats définitifs de
l’enquête : Difficultés d’accès des jeunes et discriminations dans l’accès au
stage)
Béatrice Rey, chef de projet UNSA d’Equal Nord (Présentation de deux dispositifs
expérimentaux UNSA : l’usage d’une plate forme Internet utilisant le CV anonyme
pour la rencontre de l’offre du stage et comment intégrer un stagiaire au
collectif de travail ?)
13h - 14h15 Déjeuner
14h15 - 14h45 Présentation de la campagne de l’OIT « Refusez les
discriminations au travail »
Jean-François Trorglic, directeur du bureau de l’OIT en France
14h45 - 16h30 « Mobilisation des acteurs : action juridique»
Viviane Gacquière, présidente de l’Association ALLEGRO FORTISSIMO
Alain Ottan, avocat à la cour de Montpellier
Ferdinand Ezembe, Le CRAN (Conseil représentatif des associations noires)
Philippe Poncelet, conseiller prud'homme UNSA
Saïd Darwane, conseiller national de l’UNSA
16h30
Clôture par Jean Grosset, Secrétaire général adjoint de l’UNSA
« Combattre les
discriminations »
L’UNSA (Union Nationale des Syndicats
Autonomes)
A organisé le 4 Décembre dernier, autour de nombreux acteurs tels que,
chercheurs, employeurs, DRH, syndicalistes, associatifs, chargée de mission
FASILD (Fonds d'aide et de soutien pour l'intégration et la lutte contre les
discriminations), avocats… un colloque pour réfléchir ensemble et agir contre
les discriminations au travail.
Nous participions à la dernière table ronde , qui nous a permis de présenter
l’association et les difficultés que nous rencontrons en lien avec les
discriminations sur le lieu de travail mais aussi à l’accès à l’emploi
Les discriminations dans le monde du travail sont des délits. Le cadre légal de
la lutte contre les discriminations est particulièrement complet en France.
Malheureusement le dispositif public est inefficace et le droit n’a encore
qu’une influence très limitée sur les comportements, malgré quelques
condamnations. Il en résulte que l’opinion n’a pas encore pris conscience de
l’étendue de la pratique des discriminations et de ses modes d’action.
Pour combattre les discriminations, il faut d’abord refuser de se taire devant
l’injustice, faire valoir ses droits et imposer l’égalité. Pour se faire, porter
plainte !
La discrimination est injuste et constitue une infraction à la loi. Il reste que
ce cadre juridique est largement sous-utilisé par les victimes. La politique
publique de lutte contre les discriminations, n’a pas pu, d’une manière
significative, faire évoluer les comportements. La discrimination dans l’accès à
l’emploi est une évidence.
Suite à un testing, l’observatoire des discriminations effectue un « état des
lieux » et une « échelle » des différentes discriminations liées à l’embauche :
1 – La première source de discrimination selon l’observatoire
serait, l’âge
2 – La deuxième, serait l’origine ethnique,
3 – La troisième le handicap,
4 – La quatrième, le genre (masculin, féminin) + la situation
familiale (nombre d’enfant, âge de ceux-ci….) et
l’orientation sexuelle,
5 – La cinquième et bonne dernière, l’apparence physique…..
ou physique « disgracieux ».
Vous pourrez constater que, non seulement notre discrimination arrive bonne
dernière, mais en plus, elle est reconnue par l’observatoire des discriminations
comme « disgracieuse » !
Une discrimination dans la discrimination ! Une image négative représentée par
une infériorisation de la personne, les préjugés ont la peau dure, ils
s’alimentent de la peur et du rejet de l’autre, de celui qui est différent. Nous
sommes face à un travail titanesque de déconstruction et de reconstruction pour
pouvoir passer des images négatives à des reconstructions positives. Car lorsque
le déni est quotidien, comme ce que nous vivons avec la « grossophobie » cela
fait des ravages sur la construction de l’identité.
Nous sommes intervenus pour que soit changée cette dénomination et pour que
notre différence, soit simplement et uniquement, une différence physique sans
aucun autre adjectif pour la qualifier.
L’opinion public n’a pas besoin d’être conforté dans le préjugé, sachant que
celui-ci à non seulement une forte évolution, mais aussi, une adaptation
sociétale ! Plus il est fort et présent, plus la société l’intègre comme une
réalité, un fait établi.
Il devient alors, une forme de « racisme ordinaire ».
La gangrène de l’égalité des droits. Et nous, nous devenons alors, des citoyens
de second rang.
Pour une cohésion sociale non remit en cause, pour une égalité des chances, nous
nous devons d’agir, que ce phénomène de discrimination ne devienne pas
héréditaire ! Ne transmettons pas aux générations futures ce regard normé, mais
offrons leur à travers toutes les mixités un droit inaliénable et fondamental
A l’égalité !
Nous touchons là, au cœur même de la lutte de notre association et nous nous
devons d’être présents sur tous les fronts ! Pour que cesse ces idées reçues.
Pour que chacun de nous puisse marcher la tête haute et devenir acteur de cette
même société, qui va devoir compter avec nous et avec nos différences.
Allegro Fortissimo 21/12/07
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