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Le Livre Noir (Page
5)
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Bonjour,
Voilà je travaille dans les pompes funèbres et il y a une dizaine de
jours nous avons eu à organiser les obsèques d'un monsieur
très fort (170 kg+/-), ses dernières volontés étaient d'être
incinéré. Ce monsieur a eu besoin d'un cercueil de taille hors norme
(qu'on appelle taille A) mais aucun des crématoriums que
nous avons contactés (soit tous ceux de la région
parisienne) n'avait un four permettant l'entrée d'un tel
cercueil, ni même le foyer pour le faire !!! Ce monsieur a
donc du être inhumé contre sa volonté ! La discrimination
l'a poursuivi jusqu'à la mort !! Je trouve que c une honte !
En tant que grosse moi-même je vous assure que les
responsables de crématoriums m'ont entendue ! Et bien ça les
a fait rire !!! En plus ce
monsieur a du être inhumé directement en pleine terre car un
caveau de cette taille là lui aurait été facturé au prix
d'un caveau deux places !!!! Moi
personnellement j'ai eu honte de n'avoir aucune solution
digne à proposer à sa veuve !!
Pennylane |
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Coucou,
c'est aujourd'hui la première fois que je vous écris et que je fais
connaissance avec vous . D'après ce que j'ai pu lire je ne suis pas
la seule a être mal dans mes baskets. j'ai 27 ans, 1m65 et 115kg
depuis toute petite j'ai toujours étais obèse . Le regard des gens
est très dur surtout dans le milieu ou j'exerçais (le médical) je me
suis même faite renvoyer car ma carrure été trop "imposante" pour
eux a croire qu'il faut avoir un certain physique pour pouvoir
s'occuper de nos papys et de nos mamys. Enfin .... après j'ai eu un
accident du travail dans une autre boite mais il ont conclu que ça
venait de mon poids alors je me suis mise au régime avec soit disant
les soupes miracles, ensuite avec le Xénical (je n'osais même plus
sortir de chez moi) puis ensuite je me suis fait vomir (je passais
plus de tps dans les toilettes qu'avec mon mari) maintenant j'accuse
le coup qu'il ni a rien a faire . On essais de faire un enfant mais
a cause de mon poids se sera plus dur que pour une femme mince on me
dit tjrs qu'il faut maigrir avant, mais il faut y arriver ça fait 3
ans que j'essais avec toutes ces bêtises un médecin m'a même mis
sous Prozes soit disant qu'il avait des effets minceur et bien sur
c'est faux. enfin pour la grossesse en prend notre mal en patience
on y arrivera bien un jour . Heureusement j'ai un mari qui m'aime et
que j'adore et heureusement qu'il est là car je crois que ça ferai
longtemps que je ne serai plus parmi vous. Amitiés et bon courage à
tous et à toutes
titoune59 |
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Personne
est sans savoir combien le corps médical est intolérant envers les
gros mais laissez moi vous donner le nom d'un personnage
particulièrement abjecte qui a eu le courage pour ne pas dire la
folie de se présenter en tant qu'individu "tolérant". Un gynécologue
du nom de Tiberguien exerçant à l'hôpital de grasse dans les alpes
maritimes. Je me suis présentée à lui pour une visite de routine
parce que même obèse c'est pas souhaitable de laisser se développer
des complication gynécologique simplement parce que l'on a honte
d'être vue, jugée et touchée (avec dégoût) par un crétin qui se dit
scientifique. Je suis allée le voir avec mon mari et lorsque cet
individu a compris que nous étions mari et femme il s'est empresser
de nous dire que "je n'avais pas le droit d'essayer d'avoir un
enfant en tant qu'obèse". Qu'aucun médecin n'accepterai de suivre ma
grossesse et que de tout manière il était inimaginable de confronter
un enfant à l'horreur de venir au monde dans les circonstances que
je lui infligerai (selon lui césarienne obligatoire alors que ...
difficulté d'insertion dès que nous le présenterions à l'extérieur
du cercle familial...)et que de toute manière "on ne fait des
enfants que dans la mesure ou l'on a une vie et un aspect qui ne va
pas confronter l'enfant à des difficultés sociales
inutiles"... enfin tout ça pour dire que la grossophobie conduit
parfois au plus affreux et par voie dérivée si on regarde bien à la
sélection ethnique (si j'ai bien interprété ce qu'il nous a dit on
ne fait des enfants que si on est mince et bien présenté pour pas
que le gamin ait honte de ses parents...) ...
je vous laisse apprécier la mentalité de ce monsieur
Sarah |
Bonjour,
je viens de lire les témoignages de votre livre noir. je me sens un
peu moins seule, mais quelle triste réalité.
Je suis âgée de 55 ans, 1m64 et 103 Kg. toute ma vie j'ai suivi des
régimes pour mes amies, mon mari, mon travail... J'ai pris 30 kg
quand j'ai attendu mon fils et le bonheur d'être une jeune maman a
été gâché par le régime auquel je m'étais soumise pour retrouver "ma
ligne". Quand mon mari m'a quittée, je pesais 58kg !!!! ça ne l'a
pas empêché de partir avec une amie.... et d'abandonner son fils
alors âgé de 3 ans ! 6 mois plus tard, j'avais pris 15 kg. alors
j'ai refait un régime, car j'avais entendu un jour dans une salle
d'attente "celle la elle n'est pas prête de trouver un travail : un
boudin pareil" cette aimable remarque s'adressait à une jeune femme
à peine plus forte que moi. Je suis sortie et j'ai repris mon
calvaire, car j'avais besoin de trouver du travail pour élever mon
fils.
je travaille depuis plus de 15 ans dans un grand groupe
international pour lequel j'ai fait le tour de France avec ma valise
dans une main et mon fils dans l'autre.
Après diverses mutations, j'ai atterri à Paris en 1998 au Siège
social de mon entreprise.
Lors de ma précédente mutation, j'avais ... en 6 mois.... engrangé
20 kg sans modifier ni mon style de vie ni mon alimentation : juste
une mutation de plus à 600 km.... depuis je vis de régime en pillule
pour perdre 10 kg et en reprendre 15.!!!
En 2001, j'ai fait une dépression, ainsi qu'en 2002 et je suis de
nouveau en arrêt maladie actuellement, parce qu'une supérieure
hiérarchique de très haut niveau (polytechnicienne) mince et imbue
de son titre et de sa personne s'est acharnée sur moi, me répétant
jour après jour que "je n'avais pas le look d'une secrétaire de
direction " alors que j'ai travaillé avec de grands patrons et loin
d'être faciles qui ont toujours reconnu mon professionnalisme.
Enfin, si au début ces réflexions ne semblaient pas me toucher, à
la fin cela m'a totalement déstabilisée et j'ai fini par faire une
grave dépression de laquelle je ne suis vraiment pas remise. Je
doute de moi, de mes capacités... et comble de tout, j'ai encore
grossi.!
Ce calvaire a duré 3 ans, puis j'ai, à ma demande, changé de
service, mais je n'y crois plus, je suis totalement démotivée.
Je ne connaissais pas votre Association, et j'ai envie de m'y
inscrire pour l'Aquagym et le bold'aire, qui, je pense mes feraient
le plus grand bien.
Bravo pour votre action, je pense que beaucoup de gens ont comme
moi, et même plus, souffert de cet acharnement psychologique qui
veut que l'on est gros parce qu'on manque de volonté, d'ambition...
où ont-ils péché cette absurdité ?
Aurelia75
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Je viens apporter un
témoignage en plus à votre livre noir.
Il y a bientôt cinq ans, j'ai perdu ma mère. Elle souffrait
d'obésité sévère (et elle en est morte....). Ses dernières
volontés étaient d'être incinérée, tout simplement....
Je suis fille unique, à l'époque j'étais âgée de 24 ans, je
n'avais pas de travail fixe (CDD) et une paie de misère.
Une amie m'a conseillée d'aller voir l'assistante sociale de
l'hôpital où ma mère est morte pour savoir si des aides
financières existaient en ce qui concerne les frais d'obsèques.
Cette dernière m'a expédiée avec le sourire en me disant qu'elle
ne pouvait rien pour moi...
Me voilà donc partie aux Pompes Funèbres, où j'ai rencontré des
gens à la fois compétents et charmants... heureusement !
Le déroulement mon histoire se passe en plusieurs étapes :
- tout d'abord, et après avoir pris les dimensions du corps de
ma mère, il s'avère qu'il faut lui faire construire un
cercueil "hors normes" à Saint-Étienne (département de la Loire
alors que ma mère résidait dans le Var....) vu l'urgence et la
saison (vacances), les pompes funèbres n'ont trouvé que dans ce
département une société capable d'effectuer un tel travail ;
- jusque là, ça va... puis, j'apprends que le corps de ma mère
ne rentre pas dans les "tiroirs" de la morgue, ces derniers
étant, eux, "aux normes", elle est donc restée sur son lit
d'hôpital, dans une pièce sombre et non climatisée, étant
précisé que nous sommes au mois de Juillet... et dans le Var
!!!!
Il faut donc faire vite car son corps se décompose rapidement à
cause de la chaleur.
- ensuite, les pompes funèbres m'informent que le cercueil ne
rentrera pas dans le corbillard qui, lui, est "aux normes". Il
faut donc louer un camion genre "boxer", et solliciter une
dérogation auprès de l'administration pour obtenir une
autorisation de transporter un corps dans un véhicule non
adapté.
La responsable des pompes funèbres téléphone alors à la Mairie
pour obtenir cette fameuse dérogation... L'agent, pas habitué à
un tel "cas" (ce que je peux comprendre) répond que la Mairie
n'est pas compétente pour délivrer ce document... et nous
renvoie à la DASS... qui nous renvoie à la Sous-préfecture, qui
nous renvoie à la Préfecture.....
Et à chaque fois, il faut exposer la situation...
Bref, la Préfecture nous répond qu'elle peut délivrer la
dérogation. ALLELUYAH !!!!
Les pompes funèbres donnent les dimensions du cercueil, ce qui
aurait dû suffire, mais non, suivent des questions qui, à mon
avis, relèvent de la curiosité malsaine de la part de l'agent de
la Préfecture, du genre : elle pesait combien cette dame ?
(quelle importance puisque nous venions d'indiquer les
dimensions).
Nous leur précisons alors qu'il nous faut cette dérogation au
plus vite car pendant ce temps, le corps de ma mère se
décompose. L'agent de la préfecture a, alors, une idée de
"génie", en attendant que la dérogation arrive, pourquoi ne pas
louer un camion frigorifique pour y mettre le corps de ma mère ?
Non, vous ne rêvez pas, ce sont ces fameux camions dans lesquels
sont entreposées les carcasses des bestiaux avant d'être livrées
aux boucheries.
Ma mère était un être humain, pas une bête !
Après discussion, la dérogation est faite. Nous pouvons louer le
"boxer".
- prochaine étape : le cercueil ne rentrera pas dans le four du
crématorium, devinez pourquoi ? Il n'est pas "aux normes" !
Me voilà dans l'obligation d'enterrer ma mère, elle qui voulait
simplement, tout simplement, être incinérée.
Nous contactons la Mairie de la ville où résidait ma mère, qui
nous informe qu'elle doit être enterrée dans la commune où elle
est décédée.... Nous contactons donc cette mairie, qui nous
renvoie à la Mairie de résidence....
Bref, là encore, après discussion, c'est bien la mairie du lieu
de résidence qui devra me céder une place en terre commune.
Voilà, nous y sommes, j'enterre ma mère, la mort dans l'âme.
Avant la fermeture de son cercueil, je lui rend une dernière
visite. J'avais laissé à un agent de la morgue, une robe pour
habiller ma mère. Il lui a passé autour du cou et c'est tout, un
drap est posé sur elle pour recouvrir son corps. Aucun effort
n'a été fait pour lui passer la robe. Son corps est de travers,
elle a, apparemment été "balancée" dans le cercueil.... en tout
cas elle n'a pas été disposée avec délicatesse.
Je suis déterminée à ce que les dernières volontés de ma mère
soient exaucées. Je me renseigne pour effectuer, dans quelques
années, une réduction de corps (de cette façon, les restes du
corps de ma mère rentreront dans un cercueil "aux normes" qui
lui, rentrera dans le four du crématorium), les pompes funèbres,
qui sont des professionnels, m'apprennent qu'il est nécessaire
de laisser passer quinze années pour que le corps de ma mère se
soit suffisamment décomposé.
Il faut savoir que la place en terre commune ne nous est prêtée
que pour une période de cinq ans. Voyant l'échéance arriver à
grands pas, j'ai donc entrepris les démarches nécessaires auprès
de la Mairie pour solliciter un renouvellement de dix ans de
l'emplacement réservé à ma mère... qui m'a été refusé au motifs
que la Loi ne le prévoit pas.... Évidemment que la Loi ne
prévoit rien étant donné qu'il y a un vide juridique en ce
domaine...
Je sollicite un rendez-vous auprès du 1er adjoint au Maire,
responsable du cimetière et de l'état-civil. Après avoir une
nouvelle fois exposé la situation "exceptionnelle", il trouve
une "solution" : acheter une concession deux places pour dix
ans, exhumer le corps de ma mère, le placer dans cette
concession, puis dans dix ans, l'exhumer de nouveau, faire une
réduction de corps pour, enfin, la faire incinérer. Ce que je
refuse. D'une part je n'ai pas les moyens d'acheter ladite
concession, et d'autre part, psychologiquement c'est très dur et
je préfère que ma mère repose en paix, qu'on ne touche pas à son
cercueil...
Après discussion, nous trouvons une vraie solution : j'achèterai
la concession en pleine terre (deux places) où se trouve
actuellement ma mère, pour une période de dix ans et je
demanderai la réduction de corps par la suite. Ouf ! Le parcours
du combattant est terminé, jusque dans dix ans, où je devrai
encore payer pour une réduction de corps, un cercueil "aux
normes" et l'incinération...
J'espère ne pas avoir été trop longue et suffisamment claire
pour que vous compreniez que même dans la mort ma mère a
souffert de la bêtise humaine (qui n'a pas de limite).
ALLEGRO FORTISSIMO devrait aussi se battre pour, par exemple,
que les fours des crématorium soient plus grands, et contre ces
"normes" qui nous pourrissent la vie.
Depuis cinq ans, quand j'entend le mot "normes" je n'ai qu'une
envie : bondir sur celle ou celui qui prononce ce mot.
Après tout, quelle est la définition de la norme ? Être comme
tout le monde ? Est-ce normal d'être comme tout le monde ? Je
vous laisse méditer...... et je reste ouverte à vos éventuelles
réactions.
Merci d'avoir lu jusqu'au bout.
Céline.K. |
Bonsoir. Dans notre monde
d'apparence, il ne fait pas bon être physiquement
différent. On respecte les handicapés et c'est tant mieux.
Pourquoi ne respecte t-on pas aussi les "gros" ? Pourquoi
ne voir que des gens "mous" qui n'ont pas la "volonté" de
maigrir ? C'est infiniment injuste. Pourquoi est-on /
devient-on gros ???? Il y a bien sûr des gens qui mangent
trop ou mal. Il y a aussi les désordres génétiques.
Pourquoi mes cellules ne savent-elles pas reconnaître
certains signaux ? Pourquoi vais-je grossir si je suis
soumise à trop de stress, trop d'angoisse ? En précisant
que mon niveau d'activité n'a pas baissé et que j'ai
conservé le même régime. J'ai pris une bonne quinzaine de
kilos en 3 ans. Comme ça... 115 kg pour 1,72 m, ça ne
plait pas. J'ai la chance de ne jamais avoir vraiment
rencontré la discrimination au bureau. Il faut dire que je
suis une femme compétente : tout cela leur permettait
d'avoir quelqu'un d'utile pour moins cher !
En revanche, c'est le désastre le plus complet d'un point de
vue sentimentale. "je ne sors pas avec les grosses", "je ne
veux pas qu'on m'aperçoive avec un boudin", "espèce de
grosse vache"... refrains connus ! L'apparence est
tellement importante pour les hommes, les vrais... enfin ce
sont eux qui le pensent ! Les seuls hommes vraiment gentils
que j'ai fréquenté se disaient homosexuels. Finalement,
j'ai fait une croix sur une relation amoureuse et sur un
enfant (j'ai 45 ans), mais j'ai beaucoup de vrais amis.
L'amitié, il n'y a rien de mieux. Et au moins, je ne
cherche plus de médecin qui pourraient me trouver une
solution "miracle" puisque rien ne marche. Au moins, je
n'entendrai plus "il n'y avait pas de gros dans les camps de
concentration" ou "il n'y a pas de gros au Sahel".
Scandaleux. Lamentable. Honteux. Si seulement on trouvait
plus facilement des vêtements "biens" à se mettre ! Je suis
obligée d'aller à l'étranger pour caser mes kilos dans un
54...
Bon courage à tous et à toutes. Parler, partager permet de
décompresser. Et on se rend compte qu'on n'est pas seul.
Je vous embrasse.
Carla
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Bonjour. Voila, je suis jeune j'ai 17
ans mais je crois avoir eu un bon aperçu de la bêtise et de la
méchanceté humaine durant ma courte vie. Ayant toujours été ronde
depuis ma "tendre" enfance j'ai bien sur du essuyer les habituelles
réflexions sur mon poids. L'exemple qui me reste gravé dans la
mémoire étant celui d'un concours de danse durant lequel une des
juges ne m'a pas notée et a juste noté sur sa feuille "trop grosse".
Je pense que c'est tout cela qui m'a conduite a l'anorexie. En
effet, à 15 ans je ne pesais plus que 28 kg. De là, ça a été
l'hospitalisation, les anti dépresseurs, les psys et j'en passe...
J'ai réussi a reprendre du poids. Trop... Me voila retournée au
point de départ, à réentendre les mêmes moqueries qu'avant, peu
différentes de celles que j'entendais étant trop maigre seulement à
la place de "t'es enceinte?" c'était "c'était bien Auschwitz?". Que
voulez-vous que je vous dise ? Cela se passe de commentaires à part
que quand vous entendez ça vous avez envie de crier aux gens "c'est
à cause de vous que je déteste ma vie, à cause de vous que j'ai
voulu en finir!" à 17 ans ...
Hélène |
Bonjour,
Je suis allée sur votre site et je me suis sentie bien et
moins seule.
Je vous écris car j'en ai assez de cette "Grossophobie".
Nous sommes dans une société d'Idiots et de Cons. C'est
facile de critiquer, de se moquer et d'humilier les
personnes qui sont "hors normes" qu'est-ce que la normalité
après tout ?
Lorsqu'on est timide et mal dans sans peau c'est un
cauchemar de sortir. Alors pour ne pas être triste et
déprimé, on s'enferme et on ne profite pas de la vie (qui
est trop courte).
On vous prend pour une parano car vous faites remarquer
qu'untel vous a traiter de vache ou qu'untel vous regarde
avec un air de dégout. Les médias, les médecins... , qui se
délectent et amassent beaucoup de fric, ne font rien pour
arranger les choses.
Les associations, c'est bien mais à longue ne risquons-nous
pas de nous enfermer et de créer une société dans une
société ? Pourquoi ne pouvons-nous pas vivre tous ensemble
sans préjugés et sans racisme ? Il faut toujours se battre
pour avoir gain de cause, pour être accepter. Y'en a marre.
J'ai pas mal d'anecdotes, hélas. Je suis timide et j'ai du
mal à riposter de peur que l'on m'humilie devant tout le
monde.
Un jour, au resto, un couple a changé de place car cela les
dégoûtait d'être à côté "d'une grosse".
Une autre fois, un couple qui traversait la route a lancé
"regarde, une vache". Que faire les frapper ? Les écraser
comme des insectes ?
On vous fait une prise de sang et on entend "on ne voit plus
vos veines il faut maigrir" comme si c'était facile.
"Allegro fortissimo" devrait passer à la télé, être présent
dans les médias peut être qu'à force les gens comprendront.
Virginie
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Salut à tous
J'ai 20 ans et je pèse 120 kg. Après avoir lu quelques témoignages,
je me dit que je ne suis pas seul dans ce cas et je peux confirmer
du racisme envers les gros. J'en ai souffert durant toute ma
scolarité : de l'école primaire jusqu'en terminale avec les
traditionnels "sale gros", "gros lard" ...
Heureusement pour moi je fait du handball et cela m'a aidé à faire
baisser ce genre de propos.
Je me souviens très bien pendant un cours d'EPS au collège un
camarade de classe me lancer "Mais cours sale gros" tous ca parce
que j'avais mal jugé une trajectoire de balle pendant un foot.
J'ai retrouvé ce personnage 2-3 ans plus tard dans son équipe de
hand qui évoluait en championnat de France des - 18 ans, je vous
raconte pas sa tête en me voyant là car pour lui les gros étaient de
toute évidence des incapables.
Enfin bref, même si je ne suis que gardien de but il c'est
rapidement rendu compte que mon poids n'a rien a voir avec mes
compétences handballistiques.
Et voila 3 ans plus tard nous sommes passé en sénior dans la même
équipe ou la plupart des joueurs me connaissaient et savaient que
même malgré ma surcharge je suis tout aussi capable que les autres
gardiens qui étaient passés avant.
Et voila à la fin d'une super saison sur tous les points on est
allez faire un tournoi amical et après quelques verres j'ai demandé
un peu a tous le monde ce qu'ils pensaient de moi par ce que je sais
que mon obésité appui sur ma timidité, et il c'est avéré que la
plupart m'aiment comme je suis et que même en ne m'exprimant pas
beaucoup j'étais tout de même très apprécier.
Pour finir ce commentaire, durant cette même soirée j'ai discutée
avec des filles du club avec qui sinon je n'aurai même pas osé
m'approché... et elles m'ont pris comme je suis avec mon poids.
Du coup, je me demande maintenant si il faut que je m'aigrisse pour
pouvoir plaire ou si finalement tout le monde peut m'apprécier comme
je suis...
Christophe |
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Dans la série "comment se prendre une
baffe par sa famille l'air de rien" ...
Mon prénom est Florence , je jouais au trivial poursuit avec mes
parents, et la question que mon père était entrain de poser a ma
mère avait pour réponse la ville de ...Florence ...
Voyant que ma mère ne trouve pas la réponse, mon père lui donne un
"tuyau " :
_ Ben réfléchis, je te donne un indice : "aussi haute que large !!!"
Ce a quoi ma mère répond directo dans un fou rire :
_ "FLORENCE " !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Sympa non? ya des moments je me demande ou est passé l'amour
parental :(
ToPazTia |
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Bonjour à tous,
Le témoignage d'une mince victime du harcèlement anti-gros (un
comble !) durant sa grossesse (période idéale où se déchaîne
l'obsession médicale du surpoids).
Tout allait parfaitement bien dans ma vie jusqu'au jour où je
décidais de faire un enfant avec l'homme qui la partage depuis déjà
quelques années. J'apprends donc en février 2002 que je suis
enceinte pour notre plus grande joie. Etant mince, ma gynécologue ne
se permet aucune remarque puisque je suis dans la sacro-sainte
"norme". Mais déjà, se profile le spectre de la prise de poids et de
la pesée obligatoire (j'ajoute qu'en dix années de suivi par ce
médecin, je n'avais été pesée qu'une seule fois...). Le deuxième
trimestre s'annonce mal : 6 kilos en un mois, c'est beaucoup trop !
dixit mon médecin. Elle ne sera pas au bout de ses surprises car
c'est désormais au rythme de
6 kilos chaque mois que se déroulera ma grossesse.
J'ai le mérite de la régularité. ;-) Résultat des courses : 36 kilos
en six mois.
Et maintenant les réflexions adorables de la gynécologue :
Arrêtez de manger (sauf que mon appétit et mes rations étaient les
mêmes !) !
de la sage-femme dispensant les cours d'accouchement :
au-delà des 10 kilos pour le bébé, le reste est pour vous (sympa
devant toutes les autres futures mamans) !
du personnel de l'hôpital : vous avez compensé votre repos forcé par
de la nourriture ? (je suis restée couchée quelques semaines pour la
santé de mon bébé)
de l'anesthésiste (une femme) le jour de l'accouchement, pendant les
contractions, consultant mon dossier : vous étiez bien... avant !
la sage-femme, après l'accouchement : avez-vous conscience qu'avec
le poids que vous avez pris, vous allez garder cette silhouette
disgracieuse ?
Enfin, le must, après la naissance de ma fille (un adorable bébé
ayant eu le malheur de peser un peu trop selon les "normes" : 3,960
kg) : piquée au talon un nombre incalculable de fois chaque jour
juste pour vérifier qu'elle n'était pas diabétique, avec remarque de
l'auxiliaire-puéricultrice : elle est un peu grosse, non ? 2 jours
de vie et déjà traquée.
Voilà donc presque 3 ans que ma fille est née, ce qui a changé dans
mes relations médicales ? Une pesée obligatoire à chaque visite chez
ma gynécologue...
Pourtant, j'ai repris un poids "normal".
Bon courage à tous ceux et celles qui vivent cela au quotidien
(dommage que les larmes ne puissent être souvent que la seule
réponse aux insultes, conscientes ou non, et que la gifle - pourtant
salutaire à la prise de conscience - soit légalement déconseillée).
Mimi (34 ans), Paris. |
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Bonjour à tous,
Je termine tout juste une radiothérapie.
j'ai été opérée d'un cancer du sein au mois de mai.
Celles qui connaissent ce problème savent que la veille de
l'opération (tumorectomie), il faut se rendre dans un centre de
radio nucléaire.
Un produit radioactif est injecté en trois fois dans l'auréole du
sein, examen douloureux, ce qui explique que ce 23 mai j'étais très
contractée.
Le médecin ( je pense ?...) qui a pratiqué cet examen était
particulièrement brutal dans ces gestes.
Son regard pendant que je me déshabillais ne m'a pas trompé ! il
n'aimais pas les personnes fortes.
J'ai demandé si, comme pour la biopsie (indolore) , on passait sur
le sein un produit pour endormir un peu la partie traitée.
Réponse : vous n'allez pas faire la douillette.
L'injection commence, très douloureux bien sur, pas seulement la
piqûre, mais le produit qui brûle.
je trouve ça douloureux, réponse : c'est normal.
Je m'excuse alors d'être si contractée, réponse : c'est pour ça que
vous grignotez tout le temps.
Prise en otage sur la table d'examen et entre les mains de ce mufle,
je n'ai pas eu le courage de répondre.
Je n'ai pas non plus pleuré, pour ne pas inquiéter mon mari.
J'ai attendu le soir, seule dans mon lit à la clinique pour me
laisser aller.
Le cancer du sein se guérit certes ! mais il reste une épreuve
douloureuse à vivre psychologiquement.
Pourquoi ? même dans ces moments là, on nous ennuie avec ce poids en
trop.
Cette épreuve est maintenant terminée, je suis en pleine forme ,
avec mes formes que je défends ardemment
Merci de votre écoute.
Oursonne |
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Pendant des années les médecins m'ont
dit que je m'évanouissais jusqu'à plusieurs fois par mois dans la
rue ou au boulot parce que j'étais si grosse que je ne pouvais
porter mon propre poids ou me traitait de faignante et de
simulatrice alors qu'on vient de découvrir que j'ai une sclérose en
plaques. C'est ignoble. Après
la lecture de tous ces témoignages j'ai envie de vous parler de
plusieurs découvertes qui ont changer ma vie
- Quand un médecin m'insulte, je lui fais remarquer que c'est une
insulte et une faute professionnelle, je me lève en lui disant que
je porterai plainte auprès du conseil de l'ordre et du procureur de
la république ET JE LE FAIS. Aucun ne m'a encore envoyé ses
honoraires.
- Quand une autre personne m'insulte je lui dis que je lui pardonne,
c'est son honneur qu'il prostitue, pas le mien... Ca fais un bien
fou.
- Je leur dit aussi quelques fois que c'est un merveilleux détecteur
à cons et qu'ils viennent juste de l'activer...
LES GENS NOUS INSULTENT PARCE QU'ILS N'ARRIVENT PAS A SUPPORTER
LEURS PROPRES PROBLEMES ET QU'ILS CHERCHENT DES GENS SUR LESQUELS SE
DEFOULER!!!
ILS SE CONTENTENT DE NOUS DONNER DES OCCASIONS SUPPLEMENTAIRES DE
MONTRER COMBIEN NOUS SOMMES EXTRAORDINAIRES!!!
j'ai mis en demeure ma famille de cesser de m'insulter s'ils
voulaient que j'accepte de les voir et ils ont refusé, m'expliquant
qu'ils arrêteraient de me traiter de grosse vache et de gros tas
quand je maigrirai.
Depuis je suis entourée de merveilleux amis et j'ai arrêter de
perdre mon temps avec des ordures simplement parce que nous avons
les mêmes gènes.
Nous pouvons être trop gros pour rentrer dans du 38 ou du 40, voire
de 50 ou du 60 mais nous ne serons jamais trop gros pour aimer et
être aimée...
mohand |
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Bonjour à tous, l'année dernière ma
fille rentre de l'école et me dit : "Maman, Lisa me dit tout le
temps que ta mère est grosse" Je lui ai dit de l'ignorer mais un
jour elle est rentrée en pleurant et cet enfant embêtait toujours ma
fille sur mon poids. Je mesure 1m69 pour 123 kg. Ma fille était au
CP !
J'ai donc décidé d'aller voir sa maman qui est sage femme. Je lui en
ai parlé et elle m'a répondu : "c'est normal, il n'y a pas de gros
dans notre famille". Je suis restée outré.
Véronique |
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