Le Livre Noir (Page 5)

Bonjour,
Voilà je travaille dans les pompes funèbres et il y a une dizaine de jours nous avons eu à organiser les obsèques d'un monsieur très fort (170 kg+/-), ses dernières volontés étaient d'être incinéré. Ce monsieur a eu besoin d'un cercueil de taille hors norme (qu'on appelle taille A) mais aucun des crématoriums que nous avons contactés (soit tous ceux de la région parisienne) n'avait un four permettant l'entrée d'un tel cercueil, ni même le foyer pour le faire !!! Ce monsieur a donc du être inhumé contre sa volonté ! La discrimination l'a poursuivi jusqu'à la mort !! Je trouve que c une honte ! En tant que grosse moi-même je vous assure que les responsables de crématoriums m'ont entendue ! Et bien ça les a fait rire !!! En plus ce monsieur a du être inhumé directement en pleine terre car un caveau de cette taille là lui aurait été facturé au prix d'un caveau deux places !!!! Moi personnellement j'ai eu honte de n'avoir aucune solution digne à proposer à sa veuve !!
Pennylane

Coucou, c'est aujourd'hui la première fois que je vous écris et que je fais connaissance avec vous . D'après ce que j'ai pu lire je ne suis pas la seule a être mal dans mes baskets. j'ai 27 ans, 1m65 et 115kg depuis toute petite j'ai toujours étais obèse . Le regard des gens est très dur surtout dans le milieu ou j'exerçais (le médical) je me suis même faite renvoyer car ma carrure été trop "imposante" pour eux a croire qu'il faut avoir un certain physique pour pouvoir s'occuper de nos papys et de nos mamys. Enfin .... après j'ai eu un accident du travail dans une autre boite mais il ont conclu que ça venait de mon poids alors je me suis mise au régime avec soit disant les soupes miracles, ensuite avec le Xénical (je n'osais même plus sortir de chez moi) puis ensuite je me suis fait vomir (je passais plus de tps dans les toilettes qu'avec mon mari) maintenant j'accuse le coup qu'il ni a rien a faire . On essais de faire un enfant mais a cause de mon poids se sera plus dur que pour une femme mince on me dit tjrs qu'il faut maigrir avant, mais il faut y arriver ça fait 3 ans que j'essais avec toutes ces bêtises un médecin m'a même mis sous Prozes soit disant qu'il avait des effets minceur et bien sur c'est faux. enfin pour la grossesse en prend notre mal en patience on y arrivera bien un jour . Heureusement j'ai un mari qui m'aime et que j'adore et heureusement qu'il est là car je crois que ça ferai longtemps que je ne serai plus parmi vous. Amitiés et bon courage à tous et à toutes
titoune59

Personne est sans savoir combien le corps médical est intolérant envers les gros mais laissez moi vous donner le nom d'un personnage particulièrement abjecte qui a eu le courage pour ne pas dire la folie de se présenter en tant qu'individu "tolérant". Un gynécologue du nom de Tiberguien exerçant à l'hôpital de grasse dans les alpes maritimes. Je me suis présentée à lui pour une visite de routine parce que même obèse c'est pas souhaitable de laisser se développer des complication gynécologique simplement parce que l'on a honte d'être vue, jugée et touchée (avec dégoût) par un crétin qui se dit scientifique. Je suis allée le voir avec mon mari et lorsque cet individu a compris que nous étions mari et femme il s'est empresser de nous dire que "je n'avais pas le droit d'essayer d'avoir un enfant en tant qu'obèse". Qu'aucun médecin n'accepterai de suivre ma grossesse et que de tout manière il était inimaginable de confronter un enfant à l'horreur de venir au monde dans les circonstances que je lui infligerai (selon lui césarienne obligatoire alors que ... difficulté d'insertion dès que nous le présenterions à l'extérieur du cercle familial...)et que de toute manière "on ne fait des enfants que dans la mesure ou l'on a une vie et un aspect qui ne va pas confronter l'enfant à des difficultés sociales inutiles"... enfin tout ça pour dire que la grossophobie conduit parfois au plus affreux et par voie dérivée si on regarde bien à la sélection ethnique (si j'ai bien interprété ce qu'il nous a dit on ne fait des enfants que si on est mince et bien présenté pour pas que le gamin ait honte de ses parents...) ...
je vous laisse apprécier la mentalité de ce monsieur
Sarah

Bonjour,
je viens de lire les témoignages de votre livre noir. je me sens un peu moins seule, mais quelle triste réalité.
Je suis âgée de 55 ans, 1m64 et 103 Kg. toute ma vie j'ai suivi des régimes pour mes amies, mon mari, mon travail... J'ai pris 30 kg quand j'ai attendu mon fils et le bonheur d'être une jeune maman a été gâché par le régime auquel je m'étais soumise pour retrouver "ma ligne". Quand mon mari m'a quittée, je pesais 58kg !!!! ça ne l'a pas empêché de partir avec une amie.... et d'abandonner son fils alors âgé de 3 ans ! 6 mois plus tard, j'avais pris 15 kg. alors j'ai refait un régime, car j'avais entendu un jour dans une salle d'attente "celle la elle n'est pas prête de trouver un travail : un boudin pareil" cette aimable remarque s'adressait à une jeune femme à peine plus forte que moi. Je suis sortie et j'ai repris mon calvaire, car j'avais besoin de trouver du travail pour élever mon fils.
je travaille depuis plus de 15 ans dans un grand groupe international pour lequel j'ai fait le tour de France avec ma valise dans une main et mon fils dans l'autre.
Après diverses mutations, j'ai atterri à Paris en 1998 au Siège social de mon entreprise.
Lors de ma précédente mutation, j'avais ... en 6 mois.... engrangé 20 kg sans modifier ni mon style de vie ni mon alimentation : juste une mutation de plus à 600 km.... depuis je vis de régime en pillule pour perdre 10 kg et en reprendre 15.!!!
En 2001, j'ai fait une dépression, ainsi qu'en 2002 et je suis de nouveau en arrêt maladie actuellement, parce qu'une supérieure hiérarchique de très haut niveau (polytechnicienne) mince et imbue de son titre et de sa personne s'est acharnée sur moi, me répétant jour après jour que "je n'avais pas le look d'une secrétaire de direction " alors que j'ai travaillé avec de grands patrons et loin d'être faciles qui ont toujours reconnu mon professionnalisme.
Enfin, si au début ces réflexions ne semblaient pas  me toucher, à la fin cela m'a totalement déstabilisée et j'ai fini par faire une grave dépression de laquelle je ne suis vraiment pas remise. Je doute de moi, de mes capacités... et comble de tout, j'ai encore grossi.!
Ce calvaire a duré 3 ans, puis j'ai, à ma demande, changé de service, mais je n'y crois plus, je suis totalement démotivée.
Je ne connaissais pas votre Association, et j'ai envie de m'y inscrire pour l'Aquagym et le bold'aire, qui, je pense mes feraient le plus grand bien.
Bravo pour votre action, je pense que beaucoup de gens ont comme moi, et même plus,  souffert de cet acharnement psychologique qui veut que l'on est gros parce qu'on manque de volonté, d'ambition... où ont-ils péché cette absurdité ?
Aurelia75

Je viens apporter un témoignage en plus à votre livre noir.
Il y a bientôt cinq ans, j'ai perdu ma mère. Elle souffrait d'obésité sévère (et elle en est morte....). Ses dernières volontés étaient d'être incinérée, tout simplement....
Je suis fille unique, à l'époque j'étais âgée de 24 ans, je n'avais pas de travail fixe (CDD) et une paie de misère.
Une amie m'a conseillée d'aller voir l'assistante sociale de l'hôpital où ma mère est morte pour savoir si des aides financières existaient en ce qui concerne les frais d'obsèques. Cette dernière m'a expédiée avec le sourire en me disant qu'elle ne pouvait rien pour moi...
Me voilà donc partie aux Pompes Funèbres, où j'ai rencontré des gens à la fois compétents et charmants... heureusement !
Le déroulement mon histoire se passe en plusieurs étapes :
- tout d'abord, et après avoir pris les dimensions du corps de ma mère, il s'avère qu'il faut lui faire construire un cercueil "hors normes" à Saint-Étienne (département de la Loire alors que ma mère résidait dans le Var....) vu l'urgence et la saison (vacances), les pompes funèbres n'ont trouvé que dans ce département une société capable d'effectuer un tel travail ;
- jusque là, ça va... puis, j'apprends que le corps de ma mère ne rentre pas dans les "tiroirs" de la morgue, ces derniers étant, eux, "aux normes", elle est donc restée sur son lit d'hôpital, dans une pièce sombre et non climatisée, étant précisé que nous sommes au mois de Juillet... et dans le Var !!!!
Il faut donc faire vite car son corps se décompose rapidement à cause de la chaleur.
- ensuite, les pompes funèbres m'informent que le cercueil ne rentrera pas dans le corbillard qui, lui, est "aux normes". Il faut donc louer un camion genre "boxer", et solliciter une dérogation auprès de l'administration pour obtenir une autorisation de transporter un corps dans un véhicule non adapté.
La responsable des pompes funèbres téléphone alors à la Mairie pour obtenir cette fameuse dérogation... L'agent, pas habitué à un tel "cas" (ce que je peux comprendre) répond que la Mairie n'est pas compétente pour délivrer ce document... et nous renvoie à la DASS... qui nous renvoie à la Sous-préfecture, qui nous renvoie à la Préfecture.....
Et à chaque fois, il faut exposer la situation...
Bref, la Préfecture nous répond qu'elle peut délivrer la dérogation. ALLELUYAH !!!!
Les pompes funèbres donnent les dimensions du cercueil, ce qui aurait dû suffire, mais non, suivent des questions qui, à mon avis, relèvent de la curiosité malsaine de la part de l'agent de la Préfecture, du genre : elle pesait combien cette dame ? (quelle importance puisque nous venions d'indiquer les dimensions).
Nous leur précisons alors qu'il nous faut cette dérogation au plus vite car pendant ce temps, le corps de ma mère se décompose. L'agent de la préfecture a, alors, une idée de "génie", en attendant que la dérogation arrive, pourquoi ne pas louer un camion frigorifique pour y mettre le corps de ma mère ? Non, vous ne rêvez pas, ce sont ces fameux camions dans lesquels sont entreposées les carcasses des bestiaux avant d'être livrées aux boucheries.
Ma mère était un être humain, pas une bête !
Après discussion, la dérogation est faite. Nous pouvons louer le "boxer".
- prochaine étape : le cercueil ne rentrera pas dans le four du crématorium, devinez pourquoi ? Il n'est pas "aux normes" !
Me voilà dans l'obligation d'enterrer ma mère, elle qui voulait simplement, tout simplement, être incinérée.
Nous contactons la Mairie de la ville où résidait ma mère, qui nous informe qu'elle doit être enterrée dans la commune où elle est décédée.... Nous contactons donc cette mairie, qui nous renvoie à la Mairie de résidence....
Bref, là encore, après discussion, c'est bien la mairie du lieu de résidence qui devra me céder une place en terre commune.
Voilà, nous y sommes, j'enterre ma mère, la mort dans l'âme. Avant la fermeture de son cercueil, je lui rend une dernière visite. J'avais laissé à un agent de la morgue, une robe pour habiller ma mère. Il lui a passé autour du cou et c'est tout, un drap est posé sur elle pour recouvrir son corps. Aucun effort n'a été fait pour lui passer la robe. Son corps est de travers, elle a, apparemment été "balancée" dans le cercueil.... en tout cas elle n'a pas été disposée avec délicatesse.
Je suis déterminée à ce que les dernières volontés de ma mère soient exaucées. Je me renseigne pour effectuer, dans quelques années, une réduction de corps (de cette façon, les restes du corps de ma mère rentreront dans un cercueil "aux normes" qui lui, rentrera dans le four du crématorium), les pompes funèbres, qui sont des professionnels, m'apprennent qu'il est nécessaire de laisser passer quinze années pour que le corps de ma mère se soit suffisamment décomposé.
Il faut savoir que la place en terre commune ne nous est prêtée que pour une période de cinq ans. Voyant l'échéance arriver à grands pas, j'ai donc entrepris les démarches nécessaires auprès de la Mairie pour solliciter un renouvellement de dix ans de l'emplacement réservé à ma mère... qui m'a été refusé au motifs que la Loi ne le prévoit pas.... Évidemment que la Loi ne prévoit rien étant donné qu'il y a un vide juridique en ce domaine...
Je sollicite un rendez-vous auprès du 1er adjoint au Maire, responsable du cimetière et de l'état-civil. Après avoir une nouvelle fois exposé la situation "exceptionnelle", il trouve une "solution" : acheter une concession deux places pour dix ans, exhumer le corps de ma mère, le placer dans cette concession, puis dans dix ans, l'exhumer de nouveau, faire  une réduction de corps pour, enfin, la faire incinérer. Ce que je refuse. D'une part je n'ai pas les moyens d'acheter ladite concession, et d'autre part, psychologiquement c'est très dur et je préfère que ma mère repose en paix, qu'on ne touche pas à son cercueil...
Après discussion, nous trouvons une vraie solution : j'achèterai la concession en pleine terre (deux places) où se trouve actuellement ma mère, pour une période de dix ans et je demanderai la réduction de corps par la suite. Ouf ! Le parcours du combattant est terminé, jusque dans dix ans, où je devrai encore payer pour une réduction de corps, un cercueil "aux normes" et l'incinération...
J'espère ne pas avoir été trop longue et suffisamment claire pour que vous compreniez que même dans la mort ma mère a souffert de la bêtise humaine (qui n'a pas de limite).
ALLEGRO FORTISSIMO devrait aussi se battre pour, par exemple, que les fours des crématorium soient plus grands, et contre ces "normes" qui nous pourrissent la vie.
Depuis cinq ans, quand j'entend le mot "normes" je n'ai qu'une envie : bondir sur celle ou celui qui prononce ce mot.
Après tout, quelle est la définition de la norme ? Être comme tout le monde ? Est-ce normal d'être comme tout le monde ? Je vous laisse méditer...... et je reste ouverte à vos éventuelles réactions.
Merci d'avoir lu jusqu'au bout.
Céline.K.

Bonsoir.  Dans notre monde d'apparence, il ne fait pas bon être physiquement différent.  On respecte les handicapés et c'est tant mieux.  Pourquoi ne respecte t-on pas aussi les "gros" ?  Pourquoi ne voir que des gens "mous" qui n'ont pas la "volonté" de maigrir ?  C'est infiniment injuste.  Pourquoi est-on / devient-on gros ????  Il y a bien sûr des gens qui mangent trop ou mal.  Il y a aussi les désordres génétiques.  Pourquoi mes cellules ne savent-elles pas reconnaître certains signaux ?  Pourquoi vais-je grossir si je suis soumise à trop de stress, trop d'angoisse ?  En précisant que mon niveau d'activité n'a pas baissé et que j'ai conservé le même régime.  J'ai pris une bonne quinzaine de kilos en 3 ans.  Comme ça...  115 kg pour 1,72 m, ça ne plait pas.  J'ai la chance de ne jamais avoir vraiment rencontré la discrimination au bureau.  Il faut dire que je suis une femme compétente : tout cela leur permettait d'avoir quelqu'un d'utile pour moins cher !
En revanche, c'est le désastre le plus complet d'un point de vue sentimentale.  "je ne sors pas avec les grosses", "je ne veux pas qu'on m'aperçoive avec un boudin", "espèce de grosse vache"...  refrains connus !  L'apparence est tellement importante pour les hommes, les vrais...  enfin ce sont eux qui le pensent !  Les seuls hommes vraiment gentils que j'ai fréquenté se disaient homosexuels.  Finalement, j'ai fait une croix sur une relation amoureuse et sur un enfant (j'ai 45 ans), mais j'ai beaucoup de vrais amis.  L'amitié, il n'y a rien de mieux.  Et au moins, je ne cherche plus de médecin qui pourraient me trouver une solution "miracle" puisque rien ne marche.  Au moins, je n'entendrai plus "il n'y avait pas de gros dans les camps de concentration" ou "il n'y a pas de gros au Sahel".  Scandaleux.  Lamentable.  Honteux.  Si seulement on trouvait plus facilement des vêtements "biens" à se mettre !  Je suis obligée d'aller à l'étranger pour caser mes kilos dans un 54...
Bon courage à tous et à toutes.  Parler, partager permet de décompresser.  Et on se rend compte qu'on n'est pas seul.
Je vous embrasse.
Carla

Bonjour. Voila, je suis jeune j'ai 17 ans mais je crois avoir eu un bon aperçu de la bêtise et de la méchanceté humaine durant ma courte vie. Ayant toujours été ronde depuis ma "tendre" enfance j'ai bien sur du essuyer les habituelles réflexions sur mon poids. L'exemple qui me reste gravé dans la mémoire étant celui d'un concours de danse durant lequel une des juges ne m'a pas notée et a juste noté sur sa feuille "trop grosse". Je pense que c'est tout cela qui m'a conduite a l'anorexie. En effet, à 15 ans je ne pesais plus que 28 kg. De là, ça a été l'hospitalisation, les anti dépresseurs, les psys et j'en passe... J'ai réussi a reprendre du poids. Trop... Me voila retournée au point de départ, à réentendre les mêmes moqueries qu'avant, peu différentes de celles que j'entendais étant trop maigre seulement à la place de "t'es enceinte?" c'était "c'était bien Auschwitz?". Que voulez-vous que je vous dise ? Cela se passe de commentaires à part que quand vous entendez ça vous avez envie de crier aux gens "c'est à cause de vous que je déteste ma vie, à cause de vous que j'ai voulu en finir!" à 17 ans ...
Hélène

Bonjour,
Je suis allée sur votre site et je me suis sentie bien et moins seule.
Je vous écris car j'en ai assez de cette "Grossophobie". Nous sommes dans une société d'Idiots et de Cons. C'est facile de critiquer, de se moquer et d'humilier les personnes qui sont "hors normes" qu'est-ce que la normalité après tout ?
Lorsqu'on est timide et mal dans sans peau c'est un cauchemar de sortir. Alors pour ne pas être triste et déprimé, on s'enferme et on ne profite pas de la vie (qui est trop courte).
On vous prend pour une parano car vous faites remarquer qu'untel vous a traiter de vache ou qu'untel vous regarde avec un air de dégout. Les médias, les médecins... , qui se délectent et amassent beaucoup de fric, ne font rien pour arranger les choses.
Les associations, c'est bien mais à longue ne risquons-nous pas de nous enfermer et de créer une société dans une société ? Pourquoi ne pouvons-nous pas vivre tous ensemble sans préjugés et sans racisme ? Il faut toujours se battre pour avoir gain de cause, pour être accepter. Y'en a marre.
J'ai pas mal d'anecdotes, hélas. Je suis timide et j'ai du mal à riposter de peur que l'on m'humilie devant tout le monde.
Un jour, au resto, un couple a changé de place car cela les dégoûtait d'être à côté "d'une grosse".
Une autre fois, un couple qui traversait la route a lancé "regarde, une vache". Que faire les frapper ? Les écraser comme des insectes ?
On vous fait une prise de sang et on entend "on ne voit plus vos veines il faut maigrir" comme si c'était facile.
"Allegro fortissimo" devrait passer à la télé, être présent dans les médias peut être qu'à force les gens comprendront.
Virginie

Salut à tous
J'ai 20 ans et je pèse 120 kg. Après avoir lu quelques témoignages, je me dit que je ne suis pas seul dans ce cas et je peux confirmer du racisme envers les gros. J'en ai souffert durant toute ma scolarité : de l'école primaire jusqu'en terminale avec les traditionnels "sale gros", "gros lard" ...
Heureusement pour moi je fait du handball et cela m'a aidé à faire baisser ce genre de propos.
Je me souviens très bien pendant un cours d'EPS au collège un camarade de classe me lancer "Mais cours sale gros" tous ca parce que j'avais mal jugé une trajectoire de balle pendant un foot.
J'ai retrouvé ce personnage 2-3 ans plus tard dans son équipe de hand qui évoluait en championnat de France des - 18 ans, je vous raconte pas sa tête en me voyant là car pour lui les gros étaient de toute évidence des incapables.
Enfin bref, même si je ne suis que gardien de but il c'est rapidement rendu compte que mon poids n'a rien a voir avec mes compétences handballistiques.
Et voila 3 ans plus tard nous sommes passé en sénior dans la même équipe ou la plupart des joueurs me connaissaient et savaient que même malgré ma surcharge je suis tout aussi capable que les autres gardiens qui étaient passés avant.
Et voila à la fin d'une super saison sur tous les points on est allez faire un tournoi amical et après quelques verres j'ai demandé un peu a tous le monde ce qu'ils pensaient de moi par ce que je sais que mon obésité appui sur ma timidité, et il c'est avéré que la plupart m'aiment comme je suis et que même en ne m'exprimant pas beaucoup j'étais tout de même très apprécier.
Pour finir ce commentaire, durant cette même soirée j'ai discutée avec des filles du club avec qui sinon je n'aurai même pas osé m'approché... et elles m'ont pris comme je suis avec mon poids.
Du coup, je me demande maintenant si il faut que je m'aigrisse pour pouvoir plaire ou si finalement tout le monde peut m'apprécier comme je suis...

Christophe

Dans la série "comment se prendre une baffe par sa famille l'air de rien" ...
Mon prénom est Florence , je jouais au trivial poursuit avec mes parents, et la question que mon père était entrain de poser a ma mère avait pour réponse la ville de ...Florence ...
Voyant que ma mère ne trouve pas la réponse, mon père lui donne un "tuyau " :
_ Ben réfléchis, je te donne un indice : "aussi haute que large !!!"
Ce a quoi ma mère répond directo dans un fou rire :
_ "FLORENCE " !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Sympa non? ya des moments je me demande ou est passé l'amour parental :(

ToPazTia

Bonjour à tous,
Le témoignage d'une mince victime du harcèlement anti-gros (un comble !) durant sa grossesse (période idéale où se déchaîne l'obsession médicale du surpoids).
Tout allait parfaitement bien dans ma vie jusqu'au jour où je décidais de faire un enfant avec l'homme qui la partage depuis déjà quelques années. J'apprends donc en février 2002 que je suis enceinte pour notre plus grande joie. Etant mince, ma gynécologue ne se permet aucune remarque puisque je suis dans la sacro-sainte "norme". Mais déjà, se profile le spectre de la prise de poids et de la pesée obligatoire (j'ajoute qu'en dix années de suivi par ce médecin, je n'avais été pesée qu'une seule fois...). Le deuxième trimestre s'annonce mal : 6 kilos en un mois, c'est beaucoup trop ! dixit mon médecin. Elle ne sera pas au bout de ses surprises car c'est désormais au rythme de
6 kilos chaque mois que se déroulera ma grossesse.
J'ai le mérite de la régularité. ;-) Résultat des courses : 36 kilos en six mois.
Et maintenant les réflexions adorables de la gynécologue :
Arrêtez de manger (sauf que mon appétit et mes rations étaient les mêmes !) !
de la sage-femme dispensant les cours d'accouchement :
au-delà des 10 kilos pour le bébé, le reste est pour vous (sympa devant toutes les autres futures mamans) !
du personnel de l'hôpital : vous avez compensé votre repos forcé par de la nourriture ? (je suis restée couchée quelques semaines pour la santé de mon bébé)
de l'anesthésiste (une femme) le jour de l'accouchement, pendant les contractions, consultant mon dossier : vous étiez bien... avant !
la sage-femme, après l'accouchement : avez-vous conscience qu'avec le poids que vous avez pris, vous allez garder cette silhouette disgracieuse ?
Enfin, le must, après la naissance de ma fille (un adorable bébé ayant eu le malheur de peser un peu trop selon les "normes" : 3,960 kg) : piquée au talon un nombre incalculable de fois chaque jour juste pour vérifier qu'elle n'était pas diabétique, avec remarque de l'auxiliaire-puéricultrice : elle est un peu grosse, non ? 2 jours de vie et déjà traquée.
Voilà donc presque 3 ans que ma fille est née, ce qui a changé dans mes relations médicales ? Une pesée obligatoire à chaque visite chez ma gynécologue...
Pourtant, j'ai repris un poids "normal".
Bon courage à tous ceux et celles qui vivent cela au quotidien (dommage que les larmes ne puissent être souvent que la seule réponse aux insultes, conscientes ou non, et que la gifle - pourtant salutaire à la prise de conscience - soit légalement déconseillée).
Mimi (34 ans), Paris.

Bonjour à tous,
Je termine tout juste une radiothérapie.
j'ai été opérée d'un cancer du sein au mois de mai.
Celles qui connaissent ce problème savent que la veille de l'opération (tumorectomie), il faut se rendre dans un centre de radio nucléaire.
Un produit radioactif est injecté en trois fois dans l'auréole du sein, examen douloureux, ce qui explique que ce 23 mai j'étais très contractée.
Le médecin ( je pense ?...) qui a pratiqué cet examen était particulièrement brutal dans ces gestes.
Son regard pendant que je me déshabillais ne m'a pas trompé ! il n'aimais pas les personnes fortes.
J'ai demandé si, comme pour la biopsie (indolore) , on passait sur le sein un produit pour endormir un peu la partie traitée.
Réponse : vous n'allez pas faire la douillette.
L'injection commence, très douloureux bien sur, pas seulement la piqûre, mais le produit qui brûle.
je trouve ça douloureux, réponse : c'est normal.
Je m'excuse alors d'être si contractée, réponse : c'est pour ça que vous grignotez tout le temps.
Prise en otage sur la table d'examen et entre les mains de ce mufle, je n'ai pas eu le courage de répondre.
Je n'ai pas non plus pleuré, pour ne pas inquiéter mon mari.
J'ai attendu le soir, seule dans mon lit à la clinique pour me laisser aller.
Le cancer du sein se guérit certes ! mais il reste une épreuve douloureuse à vivre psychologiquement.
Pourquoi ? même dans ces moments là, on nous ennuie avec ce poids en trop.
Cette épreuve est maintenant terminée, je suis en pleine forme , avec mes formes que je défends ardemment
Merci de votre écoute.
Oursonne

Pendant des années les médecins m'ont dit que je m'évanouissais jusqu'à plusieurs fois par mois dans la rue ou au boulot parce que j'étais si grosse que je ne pouvais porter mon propre poids ou me traitait de faignante et de simulatrice alors qu'on vient de découvrir que j'ai une sclérose en plaques. C'est ignoble.

Après la lecture de tous ces témoignages j'ai envie de vous parler de plusieurs découvertes qui ont changer ma vie
- Quand un médecin m'insulte, je lui fais remarquer que c'est une insulte et une faute professionnelle, je me lève en lui disant que je porterai plainte auprès du conseil de l'ordre et du procureur de la république ET JE LE FAIS. Aucun ne m'a encore envoyé ses honoraires.
- Quand une autre personne m'insulte je lui dis que je lui pardonne, c'est son honneur qu'il prostitue, pas le mien... Ca fais un bien fou.
- Je leur dit aussi quelques fois que c'est un merveilleux détecteur à cons et qu'ils viennent juste de l'activer...
LES GENS NOUS INSULTENT PARCE QU'ILS N'ARRIVENT PAS A SUPPORTER LEURS PROPRES PROBLEMES ET QU'ILS CHERCHENT DES GENS SUR LESQUELS SE DEFOULER!!!
ILS SE CONTENTENT DE NOUS DONNER DES OCCASIONS SUPPLEMENTAIRES DE MONTRER COMBIEN NOUS SOMMES EXTRAORDINAIRES!!!
j'ai mis en demeure ma famille de cesser de m'insulter s'ils voulaient que j'accepte de les voir et ils ont refusé, m'expliquant qu'ils arrêteraient de me traiter de grosse vache et de gros tas quand je maigrirai.
Depuis je suis entourée de merveilleux amis et j'ai arrêter de perdre mon temps avec des ordures simplement parce que nous avons les mêmes gènes.
Nous pouvons être trop gros pour rentrer dans du 38 ou du 40, voire de 50 ou du 60 mais nous ne serons jamais trop gros pour aimer et être aimée...

mohand

Bonjour à tous, l'année dernière ma fille rentre de l'école et me dit : "Maman, Lisa me dit tout le temps que ta mère est grosse" Je lui ai dit de l'ignorer mais un jour elle est rentrée en pleurant et cet enfant embêtait toujours ma fille sur mon poids. Je mesure 1m69 pour 123 kg. Ma fille était au CP !
J'ai donc décidé d'aller voir sa maman qui est sage femme. Je lui en ai parlé et elle m'a répondu : "c'est normal, il n'y a pas de gros dans notre famille". Je suis restée outré.
Véronique

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