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Le Livre Noir (Page
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Bonjour,
J’ai 31 ans, je mesure 1m75 et je pèse actuellement 100kg.
J’ai subi une discrimination de poids dans un petit hôpital il y a un an
de ca. Si c’était resté anodin ce ne sera pas encore très grave, mais
j’ai failli risquer beaucoup dans ce cas là. Je pesais alors 10 kg de
plus, et j’ai bien failli me retrouver en chaise roulante toute ma vie
si j’avais écouté l’urgentiste ce jour la….
Je suis tombée chez moi à cause d’une grave hernie discale
immobilisante, et qui écrasait les nerfs des membres inférieurs. Ayant
appelé le centre 15 on me dirigea auprès de l’hôpital le plus proche,
étant intransportable.
On n’avait encore aucune idée du diagnostique, mais j’aurais du être
seulement perfusée et transférée dans un autre centre plus compétent.
Hors le médecin de garde ce jour la n’a pas jugé mon état aussi grave
qu’il l’était, et il m’a ramené sur le tapis les trois fois ou je l’ai
vu que mon poids était trop important et que n’était pas bon pour le
dos. Il ne m’a jamais prise au sérieux alors que je ne marchais plus. Il
m’a fait sortir A PIED quelques heures plus tard avec du valium…..
J’ai pris moi-même l’initiative d’aller dans un autre centre en voiture
(très agréable !), et la ils m’ont fait un scanner….
Résultat : opération d’urgence et plus un pied par terre ! Rassurant !
J’ai après quelques mois fait des courriers a l’hôpital, a la DDASS et
a la direction régionale des hospitalisations. Ils ont fait leur petite
enquête, et on estimé par la suite que j’avais été très bien prise en
charge et bien conseillée !!
En bref, tout le monde et d’accord avec ce genre de comportement ! ca
donne vraiment envi de vomir !!
Adeline
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Bonjour. Je m'appelle Sandrine et je viens de lire des
témoignages qui m'ont bouleversés. J'ai donc décidé de raconter la mienne .
Perso, j'ai commencé à prendre du poids à l'adolescence (ce qui est assez
classique?) mais cela a coïncidé avec une période de grand bouleversement
dans ma vie.
Et je crois que ma prise de poids en est directement liée. Avant l'âge de 10
ans, je vivais dans un pays d'Asie. Je n'ai jamais fréquenté l'école
française là-bas. Comme j'habitais à la campagne et que je bougeais beaucoup
(nourriture saine en prime!) j'étais très mince et en parfaite forme. C'est
à mon retour en France que tout s'est gâté...
Tout d'abord, je ne savais pratiquement pas parler français et bien qu'étant
française, par la faute de mes parents qui m'avaient coupé de ma propre
culture, je me suis sentie exactement comme une étrangère dans mon propre
pays. Je suis de plus passé brutalement à un tout autre monde lorsque je me
suis retrouvé à l'école française sans transitions aucune.
Je ne comprenais rien et j'étais complètement désemparée... Je devais être
en CM2 mais ne parvenant pas à suivre les cours, on m'a fait redoubler et
c'est comme ça que j'ai atterri en CE1 à l'âge de 10 ans et demie. Bien
entendu, j'ai traîné ce retard durant toute ma scolarité.
Mais le pire, ça a été les moqueries à mon égard de mes camarades et la
mésentente de mes parents et leur disputes perpétuelles à la maison. Les
professeurs non plus, n'ont pas essayer de me comprendre...
Je me suis alors peu à peu repliée sur moi même passant mon temps à
regretter mon enfance. Tant bien que mal, j'ai réussi à entrer au collège
(pour en changer 3 fois) et pendant toutes ces années, mon poids n'a cessé
d'augmenter. Pas d'ami(e)s de mon âge(surtout pas de petit ami...) et 18 ans
en troisième à cause d'un retard scolaire qui n'était vraiment pas "de ma
faute"... Et bien entendu, les réflexions du genre "faut être débile pour
redoubler autant de fois" s'ajoutant aux : "Si t'es grosse pourquoi tu fais
pas un régime?" etc... Non, vraiment je ne peux pas dire que j'ai été
valorisée à l'époque. Quant à mes parents, ils étaient bien trop occupés à
se bouffer le nez pour s'occuper de mes problèmes. J'ai maintenant la
trentaine et je pèse 86 kilos avec le sentiment d'avoir raté une grande
partie de ma jeunesse. Toutes ces années envolées que je ne pourrai jamais
rattraper. Et un sentiment de culpabilité par rapport à mon poids, au fait
que par solitude et grande déprime, j'ai baissé les bras. De peur de
souffrir aussi... A l'heure actuelle, je fais un travail dans lequel je ne
peux absolument pas utiliser mes capacités linguistiques et qui ne me
correspond pas.
L'avantage, c'est que j'y suis pénarde. Tout ce que je demande c'est qu'on
me foute la paix au fond. Mais il reste un grand vite qui n'est pas comblé
et je sens bien que je me mens à moi-même en faisant semblant que tout va
bien. Je ne sais pas si perdre du poids m'aiderait à retrouver estime et
confiance en moi mais je crois que toute mon histoire personnelle que je
viens de raconter est liée à ma prise de poids. Comme quoi, accuser qqn de
paresseux parce qu'il est gros sans connaître son histoire est de la pure
bêtise!! Pour finir sur une note gai, j'ai commencé la natation ces derniers
temps et j'ai bien envie de prendre des cours d'aquagym! Malgré ma peur
d'être de nouveau blessée, je tente de m'ouvrir peu à peu. Je ne vais tout
de même pas rester dans ma coquille jusqu'à ma mort!! C'est ce que je me
dis... Ce serait trop bête de pas essayer de "vivre bien" avec soi même.
Après tout, on a qu'une seule vie non? Courage à toutes et à tous!!!!
Sandrine
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Discrimination à l'entrée des boites de
nuit!!!! on entend souvent et à juste titre les petits magrébins,
blacks, asiatiques se plaindre d'être refoulés le samedi soir, qui au
Macumba, qui aux Nuits blanches etc...
Vous n'avez pas le profil leur dit on? Et
c'st quoi le profil m'sieur? Ben, peut être blanc, peut être..... Mais
je dirai surtout quand on est une fille....mince et sexy, car grosse et
sexy c 'est incompatible pour ces messieurs les videurs. La pour le coup
on peut être noire, asiatique, beurette ou berrichonne, si on est dans
le moule taille 34 à 38, la porte s ouvre. Pour les autres, il reste les
plaisir tout de même de danser chez soi....Juste pour rire, imaginez la
tête de ce videur en Juillet dernier à Saint Raphael, quand notre groupe
s'est présenté. Moi, 38 ans obèse et fière de l'être, mon père 70 ans (
les vieux aussi ont la vie dure en ce domaine!), sa copine algérienne et
ses deux fils algériens bien sûr. plus mon mari antillais!!!!. Pour
consolation je pense que votre association doit donner des adresses plus
accessibles aux jolies demoiselles rondes désireuses de s'éclater sur
les pites de danses. Bien à vous
Marion
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Salut à toutes et à tous !
Le fait de lire vos témoignages me fait pleurer car moi aussi je suis
mal dans ma peau. J'ai 21 ans et je pèse 83kg pour 1m66. Depuis que je
suis petite je suis grosse, enfin maintenant je suis obèse mais j'ai
déjà perdu 26kg! Je me rappellerais toujours les railleries des enfants
à l'école, ça fait vraiment mal. J'ai atteint 109kg en troisième, et je
me suis dit que si j'arrivais à 110kg je me suiciderais. Comme par une
sorte d'instinct de survie j'ai un peu maigrie. J'ai pensé qu'il y avait
de l'espoir, qu'en rentrant en seconde tout serait différent, que le
lycée serait tellement grand qu'on ne me calculerait pas, mais je me
suis trompée! Je me suis retrouvée avec une amie qui elle-même était
avec des amis, on était 7 et il y a deux des garçons qui se sont moqués
ouvertement de moi! J'ai souris et me suis écrasée: comme d'habitude!
C'est mon amie qui a pris ma défense. J'ai cru que tout allait changer
mais j'avais tort. Aujourd'hui j'ai beau avoir perdu du poids je suis
cloîtrée chez moi avec la peur de sortir! Tous ces regards dehors qui
vous jugent c'est soûlant! C'est comme si on n'avait pas le droit de
vivre! J'ai peur et les gens autour de moi ne le comprennent pas, ou ils
font semblant de comprendre pour essayer de me rassurer. Je ne suis
jamais sortie avec quelqu'un à cause de mon poids et parfois je me dit
que si j'avais un homme auprès de moi ce serait plus facile mais ce
n'est pas le cas, surtout que si je perds du poids je dois le faire pour
moi et pas pour les autres!! Mais je suis défaitiste, j'ai baissé les
bras, j'ai tendance à me dire que c'est fini, que c'est trop tard! Pour
moi, peut-être mais pas pour vous qui lisez ces messages et qui êtes
dans ce genre de situation! Peu importe l'âge que vous avez, le poids
que vous faîtes surtout ne perdez pas courage! Je vous embrasse tous
très fort!
Mélanie
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Bonjour je m'appelle Stéphanie j'ai 22 ans l'année dernière
je suis aller a la fête foraine avec mon frère, je suis monté m'installer
dans un manège a sensation et quand la femme du manège et venu refermer la
sécurité elle m'a dit que je ne pouvez pas faire ce manège car j'étais trop
serrée dans la sécurité, alors je veux bien qu'elle ai fait ça pour mon bien
mais je suis sur que les manèges pourrais être un peu plus adaptés. Du coup
je me suis sentie très mal dans le sens ou ce que j'aime faire je ne vais
plus pouvoir le faire.
Stéphanie
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Je viens de fêter mes 50 ans et depuis l'âge de 10 ans je
suis au régime de façon épisodique avec des périodes de grande famine !
j'adore le fromage et la bière, je suis une vraie fille du Nord et mon poids
avoisine allégrement le quintal, je suis pourtant très coquette et adore la
toilette, j'ai décidé de ne plus trop me formaliser sur ma taille et comme
j'aime la vie, je veux en profiter.
Françoise
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Salut tous le monde,
Après avoir parcouru une partie du livre
noir j'ai envie de partager avec vous une mauvaise expérience qui
j'espère n'arrivera à personne car pour moi elle a été douloureuse à un
moment de ma vie qui aurait du être l'un des plus beaux, j'avais 21 ans
quand je suis tombée enceinte de mon premier enfant tout se passait bien
quand j'ai eu des problèmes de tensions je suis hospitalisée on me
ramène dans ma chambre s'ensuit un nombre d'examens importants et un
nombre de médecins également qui ne me regardaient pas moi mais la
grosse pas en femme enceinte mais en une grosse vache prête à vêler
"désolée des termes mais c'est vraiment l'impression que j'ai eu pendant
mes trois derniers mois de grossesses on m'a mis au régime et un médecin
me regarde et me demande "Qu'est ce que vous bouffer pour être comme ça
?" Je suis restée sans rien dire sans répondre me battant contre moi
même pour ne pas pleurer. Le jour de l'accouchement j'ai été traitée
comme de la merde on m'a renvoyée dans ma chambre en me disant qu'ils
n'avaient pas que ça à foutre de m'ausculter toutes les 5 minutes et
quand le moment est arrivé je n'arrivais plus à marcher ils m'ont fait
descendre un étage jusqu'à la salle d'accouchement alors qu'il y avait
un ascenseur qui ramenait directement en salle d'accouchement. Quand
c'était fini ils ont prié mon mari de partir et m'ont pris la petite
pour la mettre en nursery, je crois que je ne pourrais jamais oublier
cette histoire heureusement que pour le deuxième j'ai trouvé un hôpital
chaleureux et une équipe superbe .merci de m'avoir lue bisous.
Sandrine
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Bonjour a tous
J'ai connu se site grâce à l'émission sur France 3. J'ai 18 ans et je
pèse 125kg il y a des jours ou je m'assume d'autre ou je ne m'assume
pas!!! J'ai toujours été ronde j'ai suivi plusieurs régime pour
finalement en cachette de ma mère manger des trucs qu'elle ne
m'autorisait pas!! Alors j'ai décidé d'arrêter tout les régimes et
j'envisage de me faire opérer du by-pass. Je sais au fond de moi que je
dois perdre du poids car ça m'aiderai beaucoup pour mon cœur comme je
suis asthmatique mais je n'est pas la volonté car ma mère dès qu'elle le
peu me reproche mon poids!!
J'ai besoin d'aide et de gens qui en sont au même point que moi.
Merci beaucoup
Cindy
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Bonjour ! Je viens de fêter mes 60 ans , et je
vois dans ce site une petite étincelle de clarté dans ce tunnel tout noir
...En bref , toujours un peu ronde après mes 3 grossesses (dont la 1ère très
difficile) , j'ai connu à 43 ans un divorce aussi douloureux qu'inattendu .
Ce fut le trou noir qui me fit perdre à la fois toute ma confiance en moi ,
ma gaieté et mon optimisme , et en prime ma santé puisque je ne m'alimentais
plus sans nausées (13 kg perdus les 10 premiers jours) .La perte de mes
parents à quelques mois d'intervalle n'a rien arrangé .. Quand "tout" fut
consommé et digéré, j'étais passée de la taille 50 à la taille 40/42 sans
même m'en rendre compte , avec tous les avantages de coquetterie mais aussi
les inconvénients de ce "grand chambardement" . Mon corps n'a pas tardé à
réagir quand , ayant plus tard trouvé une épaule masculine compatissante ,
j'ai accepté presqu'avec méfiance de refaire un bout de chemin accompagnée ,
avec la bénédiction soulagée de mes 3 enfants adultes .Le "passage de
témoin" se faisant plutôt bien et aboutissant sur une nouvelle union très
heureuse, ils sont retournés à leur vie personnelle comme cela doit être
.Est-ce un réflexe de protection ? Mon corps s'est de nouveau entouré ,
enveloppé , et j'ai atteint 124 Kg avec les effets yo-yo habituels . Mon
médecin : "il faut manger moins" (alors que je n'arrive pas à
ingurgiter les menus donnés par la nutritionniste qui me dit que je dois
tout avaler). Les Weight-Watchers : je ne mange pas
assez , ou alors mal...Mes enfants : je mange trop
(??) , je ne fais pas assez de sport , etc ...Pourquoi ce rapport avec
la nourriture dans l'esprit des gens ? Résultat de cette
indifférence affective ressentie au plus profond de moi :depuis 4 ou 5 ans
je ne sors plus de chez moi , je fuis les rares amis , la séance
trimestrielle chez le coiffeur devient un cauchemar , j'appréhende même de
répondre au téléphone ! Tous mes achats sont faits en ligne , et mon PC est
le seul moyen de contact vers l'extérieur .Mon (nouveau) mari souffre de
cette situation . Il est adorable , mais tellement maladroit ..Il élude tout
dialogue , et minimise mon mal-être . Mes enfants me prennent en pitié ,
ou alors à l'opposé croient "me secouer" énergiquement , comme si ça ne
dépendait que de moi . Le corps est une prison redoutable quand on n'est pas
bien à l'intérieur . Je souffre de chaque regard , de chaque allusion ou
taquinerie , et je me renferme de plus en plus sur moi-même dans un mutisme
délibéré .J'ai même décidé il y a un an d'avoir ma propre chambre , mon "bocal"
comme je dis souvent...Pour pallier cette "différence" , je joue les blasées
, j'ironise , et on me trouve "marrante ": je suis celle à qui on vient
confier ses problèmes , celle qu'on sollicite pour des tas de choses (que ce
soit pour faire du courrier ou des démarches administratives , ou pour
garder les enfants, etc ..) . Je suis une éponge , j'absorbe tout . Et je
donne , je donne , de mon temps , de ma santé , de mon moral , toujours
prête à ne pas dire non . C'est bien connu , les obèses ont le cœur gros
comme ça ... Mon souhait ? retrouver la confiance que j'avais en moi , le
respect de moi-même qui entraînera celui des autres .Je ne m'étais pas pesée
depuis 2 mois , par révolte . Surprise ce matin: 2 kg de moins . Alors j'ose
enfin parler de moi , et je voudrais le crier haut et fort à ceux que j'aime
"Aimez-moi comme je suis , j'ai besoin de votre aide !!"
Marie
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Bonjour je m'appelle Ludivine, je
viens d'avoir 28 ans comme beaucoup de personnes je viens de connaitre Le site
par rapport a l'émission de France 3.
Je mesure 1.47m pour 80kg, ce n'est pas Mon poids qui me dérange mais ma petite
taille. C'est dur d'être ronde mais en plus quand on mesure moins d'un mètre 50,
c'est la galère!
Je tiens a dire que je NE m'assume pas du tout surtout que je n'ai pas toujours
été obèse. Je Le suis depuis mes 2 enfants et surtout un gros laisser aller de
ma part. Je NE peux m'en prendre qu'a moi même si je suis comme je suis.
Amicalement
Ludivine. |
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Bonjour,
J’ai eu vent de votre association grâce à l’émission diffusée hier soir sur FR3.
Une émission qui m’a à la fois meurtrie et réconforté. Je suis obèse depuis que
j’ai bien voulu me l’avouer. Depuis que je ne peux plus m’assoir à côté de
quelqu’un dans un avion ou dans un bus, depuis que j’ai mal aux genoux, depuis
que je ne peux plus faire l’amour avec mon fiancé comme je le voudrais.
Je suis un fruit du régime yoyo pratiqué depuis l’âge de 12 ans agrémenter d’une
liposuccion à l’âge de 18 ans, de produits pour maigrir, de cours de nutrition
et d’une psychothérapie.
Aujourd’hui à 29 ans je pèse 125kg pour 1m65 et suis donc confortablement
installée dans la tranche « obésité morbide ».
Je me renseigné pour le by-pass et devant le médecin me suis sentis comme une
vache dans un abattoir avec l’impression que cette opération est le meilleur
moyen de garder des traces indélébiles de mon stigmate. Je n’y donnerai
d’ailleurs pas suite. Je ne sais pas très bien pourquoi j’envoie cet e-mail…..il
n’est ni réconfortant ni porteur d’espoir. Je n’ai plus rien à dire.
Lara |
Je suis une femme de 53ans depuis très longtemps j'avais des
problèmes de nourriture. A 9ans je me suis mise a grossir traitée avec du Lasilx
et thyroïde Jean le Roy commençait la galère amaigrissement nervosité perte de
poids arrêt du traitement. Réglée a 10ans .la vie continua avec des hauts et des
bas toujours de l'embonpoint vers 14 15 ans régime draconien. Après j'ai connue
les anorexigènes les amphétamines différents extraits hormonaux enfin la total
pour 6 ou 7kg de trop. Vers 18.20ans toujours des médicaments pratiquement plus
de nourriture sauf du thé 3 à 4 litres par jour je ne dormais plus donc prise de
barbiturique. J'ai même fait de la mésothérapie. Plus traitement homéopathique
avec préparation particulière. Enfin j'étais vraiment malade avec seulement 3 ou
4 kg en bon. Voyant que je devenais complètement folle j'ai décidé d'arrêter.
Rencontre avec mon futur mari 1,5m pour 45kg je me trouvai bien. Petit à petit
je repris des kg. 58kg je décide d'avoir un enfant donc plus de médicament et
décide de manger équilibré mais pas plus première grossesse 30kg 2ans après
nouvelle grossesse 20kg 1ans après 18kg. Pratiquement 70kg en trois ans.
Catastrophe mais impossible de perdre avec seulement un régime. J'avais tout
pris au ventre. Comme j'avais 3 césariennes j ai fait une éventration. J'ai tenu
pratiquement 10 ans avec un vrais cauchemar. Opérée en urgence avec subocclusion.
5ans après nouvelle intervention éventration puis récidive 2ans après. Pendant
tout ce long parcourt toujours du the et repas très léger mais pas beaucoup de
résultats. Par contre je ne voulais plus de traitement dangereux. J'ai aussi
fait une analyse pendant 11ans cela a été une bonne solution pour moi car j'ai
réussi a mieux aborder la relation avec la nourriture. Lors de ma dernière
opération d'éventration cela a été très compliqué car mon ventre s'ouvrait tout
le temps. J'ai du subir une gune reffe de lambeau en même temps le chirurgien m
avait retiré beaucoup de ventre un soulagement pour moi. Après j'ai consulté un
autre chirurgien pour éventuellement la pause d'un anneau. Mais vue les
résultats avec un petit estomac on ma propose le by pass. J'ai été opérée en
septembre 2005 je ne regrette pas. En novembre2006 j'ai été opérée du ventre
plus un lifting des cuisses et greffe du nombril. Je revis j'ai retrouvé ma
forme de mes 20 ans. Je respire je bouge je danse je fait du vélo je vais
reprendre le yoga. Et événement je vais probablement aller a la piscine. Je ne
me suis pas mise en maillot de bain de puis 30 ans depuis le by pass j'ai perdu
22kg. Et depuis 3 ans 60kg. Maintenant pour 1 m50 je pèse 64kg encore des
possibilités de perdre mais déjà je suis bien et je revis dans 6 mois je me fait
opérée du buste et des bras.je suis heureuse et surtout je dit a tous ne faite
pas n importe quoi avec votre santé.
Chantal |
Je suis d'accord avec la plupart des témoignages, tous les jours
dans les lieux publics on subit des agressions verbales ou autres. Les regards
des personnes qui vous entourent à ce que vous mangez une classe dans un centre
commercial (mais comment ose-t-elle avec son poids) dans les restaurants, les
boulangeries, d'une manière générale dans tous les lieux où l'on peut trouver la
nourriture. J'ai toujours eu de problèmes de poids et à l'adolescence quand ma
poitrine a pris des proportions que je qualifierais d'alarmante, pour le
"médecin" généraliste qui me suivait l'époque, il fallait que je perde du poids
et le volume de ma poitrine baisserait. Résultat des courses de deux œufs sur le
plat aux jaunes percés, je suis passé en moins d'un an à 115D trop petit (les
bonnets E et F n'existaient pas à l'époque) avec toutes les conséquences
psychologiques que cela peut entraîner sur une gamine de 14 ans qui jouaient
encore la poupée. Et pourtant à l'époque je pesais 65 kilos pour 1,68 m (ce qui
n'est pas la définition de l'obésité). Ma mère, bien intentionnés, m'a bien
entendu ni dare-dare au régime. S'en est suivi une suite ininterrompue de
régimes avec les ancêtres des régimes hyper-protéiné et autres régimes tels que
le régime ananas, le régime œuf dur... Et j'en passe. Inquiète de voir que tous
ses efforts ne portaient pas leurs fruits, ma mère m'emmène voir un grand
professeur à l'hôpital Necker qui n'a rien trouvé de mieux à me dire que si
j'étais né en 1900 jours étais à la mode. Voilà qui m'a beaucoup été bien
entendu (et sans ironie aucune de ma part). Vient enfin une gynécologue
salvatrice qui, simplement en me regardant, nous a dit qu'il y avait forcément
un problème hormonal. Malheureusement pour la taille de ma poitrine c'était trop
tard. La seule solution a été une plastie mammaire subit à l'âge de 16. Et ce
n'est que le premier épisode. Mais le plus dur reste quand même les remarques de
vos proches. Ma mère, toujours elle, qui me fait des remarques chaque fois que
je veux boire un verre de soda, ou manger une deuxième part de gâteau (mais
comment est-ce que tu peux encore manger sain avec ton poids, tu dois faire
attention, tu dois maigrir...). Mais le pompon revient quand même à mon frère
qui, un jour, a osé me dire que j'imposait aux autres mon physique difficilement
supportable.
Murielle, 38 ans |
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Hier soir j'ai lu quelques témoignages et j'ai été
bouleversée. Je me suis réveillée au milieu de la nuit et c'est toutes ma
souffrances qui est ressortie.
Moi qui passe mon temps à donner le change, à garder la face
tout c'est écroulé !
Les réflexions assassines du type : c'est dommage elle a
pourtant un beau visage ! c'est triste de se laisser aller comme ça, elle
quand même sympa ! MERCI!
et celle que j'ai enfoui au plus profond de moi, je l'avais
presque oubliée, elle me vient de ma maman qui une fois m'avoue ne pas aimer
les gros !Que dois-je en déduire?
Je voudrais en faire quelque chose de positif de cette
douleur mais je suis perdue et je ne sais pas comment m'y prendre?
Mon souhait serait d'accepter mon corps que je trouve si
ingrat et laid. mais j'ai peur.
Catherine
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Je suis âgée de 45 ans et alors que j'ai encore pas mal d'années
devant moi, je craque!
en effet, j'ai un problème d'handicap ( genou vulgum congénital très prononcé)
et j'ai été opérée plusieurs fois (pas super de ce coté là) je passe les
détails! en 1996, j'ai été opérée de la tyroïde. Depuis, je suis sous traitement
mais on arrive pas à me la régler correctement! depuis, j'ai pris du poids et je
n'arrive pas à m'en débarrasser! les regards des autres, c'est affreux! pitié,
dégouts et rejet caractérisé!
L'an dernier, je suis rentrée dans un magasin très mode pour y acheter un petit
haut pour une amie qui faisait son anniversaire! elle, elle fait un 40. eh bien,
je n'avais pas franchi la porte du magasin que la gérante a foncé sur moi et m'a
dit assez brutalement qu'il n'y avait rien pour moi. Je me suis sentie humiliée
car lorsqu' on fait un 54, il est clair que chez Pinkie ou Camaieu, on ne
trouvera pas à s'habiller!
Je m'en suis tirer par un pirouette en lui disant qu'elle faisait erreur car
elle vendait des écharpes (en solde) à ma taille! je ne voulais pas lui donner
la satisfaction de lui donner raison! mais je suis allée acheter le cadeau de
mon amie ailleurs!
Le regard des hommes est terrible ( on nous traite de thons, cageot et
autres...)
Lorsque vous montez dans un bus, les sièges sont très étroits et les ceux des
nouveaux trains (teoz) également.
Avec de faibles revenus, on a du mal à s'habiller car les vêtements sont chers.
Et si on ne peut varier les tenues, les gens s'imaginent qu'on est sales. Et à
chaque fois, il faut expliquer. Certains ont l'esprit ouverts d'autres pas.
J'en ai marre!
mickycool |
Je ne suis pas obèse, je suis à peine en surpoids... Mais j'ai
énormément souffert à l'adolescence d'un corps qui ne correspondait pas aux
normes ! A 14 ans, 1m60 pour 65kg et les alertes des médecins me voyant sur la
pente ascendante (heureusement que ma mère a gardé la tête froide), je passais
mon temps à essuyer injures et quolibets... Il faut dire que dans ma classe, il
y avait une fille obèse, et moi... Toutes les autres étaient minces, et on
n'osait pas se moquer de la fille obèse (est-elle malade ? C'est héréditaire,
sûrement...). Moi je n'avais pas de volonté, j'étais ronde, sans excuses. Je
n'avais qu'à moins manger et perdre mes kilos superflus...
Simple n'est-ce pas ?
Je suis devenue hyperphagique, puis anorexique, puis re-hyperphagique...
J'ai enchaîné régimes farfelus qui ne m'ont jamais rien fait perdre à long terme
et périodes boulimiques... 10 ans à me martyriser, à me haïr, à me cacher. Ma
mère, elle-même ronde (et très belle soit-dit en passant) m'a heureusement
toujours soutenue, mes amies aussi, et j'ai eu la chance de rencontrer mon ami
il y a deux ans, qui m'aime telle que je suis, et qui connait lui-même quelques
soucis de poids (il a perdu 10kg mais pèse tout de même 76kg pour 1m74).
Il y a quelques mois, au début d'un ultime régime, j'ai rencontré sur Internet
une jeune femme connaissant le GROS, par le biais d'un site de soutien aux
régimeuses (paradoxal...). J'ai adhéré tout de suite, rangé mes best-sellers de
régime et arrêté de compter les calories. Mon poids est stable, je ne serais
jamais une sylphide, mais curieusement je m'en fiche aujourd'hui ! Je suis
libérée, j'ai cessé de courir après un bus dans lequel de toute façon je ne
monterais jamais... Je vois ma mère, qui n'a jamais pu perdre les kg de ses 2
grossesses, être si belle à 54 ans, pas une ride, en pleine santé... Je m'en
veux d'avoir gâché toutes ses années à cause de gens qui ne voient qu'avec leurs
yeux, ni avec leur intelligence, ni avec leur cœur... Mais la vie continue, je
suis jeune, ronde, et heureuse. Enfin !
Myriam |
Je viens de regarder l’émission « C dans l’air » de France 5 : «
Gros et fier de l’être ». Du coup, j’ai cherché votre site. Je dois dire qu’il y
a des sigles et des abréviations que je ne comprends pas, mais les témoignages,
oui… Je ne connais que trop. Avant l’âge de six ans, j’étais plutôt mince,
limite maigre. J’étais au 1er trimestre de CE1 quand ma mère est tombée
gravement malade (tuberculose, il y plus de 40 ans, à l’époque où en mourir
était encore fréquent, en France…). Ma sœur de 18 mois et moi sommes allées chez
mes grands parents maternels, en Normandie. Et ma mère en sanatorium. Mon père
est resté seul dans le Nord, pour le boulot. Mémère était d’une génération où
l’on combattait la « phtisie » par la bonne nourriture (c’était la maladie des
pauvres, des taudis), et son credo : « Mange, vaut mieux faire envie que pitié !
»…Comme, en plus, malgré mes sept ans, je connaissais parfaitement la gravité de
l’état de ma mère, que mon père m’avait expliqué un peu « médicalement » et que
chez mes grands parents (paternels comme maternels), évoquer la tuberculose
était tabou, il ne me restait qu’à me taire, à lire, à longueur de temps…et à
grignoter tout ce qu’on me présentait. Bref, mon père devenant dépressif, tout
seul dans son coin, ma mère est revenue six mois plus tard, avec un traitement
lourd à subir encore longtemps. Toute ma vie, je me souviendrais de sa tête :
bouche bée, elle a littéralement verdit quand elle m’a vue…puis s’est précipitée
pour embrasser ma petite sœur (« en 6 mois, on change à cet âge », m’a dit
Maman, 30 ans plus tard, « j’avais quitté un bébé… ») Il semble que moi, j’avais
beaucoup plus changé encore. Mais sans en avoir la moindre idée : Mémère était
couturière, ravie d’habiller ses petites filles à la mode… La question de taille
m’était totalement inconnue. En fait, j’étais devenue « aussi large que haute »
(ma mère dixit). Dès le lendemain, j’étais au régime. Plus de Banania, plus de
galette au beurre, et aucune explication. D’ailleurs, Maman n’étant pas guérie,
j’ai fini l’année scolaire chez mes grands parents. Mémère n’a pas tenu le
régime plus que moi : un bol de chicorée (40 ans après, je hais toujours ce
goût) et deux ronds de baguette à peine beurrés (en Normandie, « tartine de
beurre » signifie un peu de pain sous une tranche de beurre), c’était indécent !
C’était en juin 67. En septembre 68, je rentrais en 6e. Uniforme de
pensionnaire. Un beau duffle-coat bleu marine. Taille 40. Un vrai 40. Pas celui
des boutiques Morgan ou Jennifer…Le problème, c’est que Mémère, la couturière, a
dû déplacer les poches, pour pouvoir faire l’ourlet ! Je n’avais pas dix ans, je
mesurais 1m27 et pesais 36kg… Et depuis, j’ai passé ma vie à faire le yoyo…
1976. Le bel été. L’année du bac. A force de régime, et surtout grâce au soleil,
cette année là, je pesais 52kg. Le minimum jamais fait avec ma taille adulte
(1m58, réduit à 1m56 à ce jour). Noël de cette année là, j’ai connu mon premier
mari…et pris la pilule : six mois plus tard, j’avais pris 10kg. Au Noël 77, pour
notre mariage, j’en étais à 63kg et m’y suis maintenue jusqu’au début de ma
grossesse, en 79. Toutefois, dans les boutiques, tour de poitrine et tour de
hanches m’imposaient le 44, malgré une taille fine. Et 44, ça voulait dire style
« classique », pour ne pas dire vieillot ! Quant aux robes et aux pantalons, ils
étaient perdus de vue depuis longtemps : vous avez déjà essayé de faire 25cm
d’ourlet à un pantalon « pattes d’eph » ? Même taille 38. Plus très « pattes d’eph
» après, le futal ! Et les robes dont les pinces de taille vous arrivent aux
hanches ?
La mode pour rondes existe aujourd’hui. Un peu. Et très chère. Mais ronde veut
dire grande. Je parle d’expérience : j’ai écumé les boutiques MS Modes, et
constaté que taille 44 veut dire mesurer 1m80 ! Et je suis allée jusqu’au 52 !
Et les collègues de demander pourquoi je roule toujours mes manches de
chemisiers et remonte toujours celles de mes gilets…
Grossesse. 79-80. Au Mans. Qui était le bout du monde, à l’époque (et je venais
de Paris…). Strictement aucun accompagnement médical. A ma demande de crème
contre les vergetures, un médecin, pourtant jeune, me répond « Vous me prenez
pour un institut de beauté ? ». Six mois de grossesse. Echographie chez un
gynéco de notables (les cliniques, elles, ne sont pas encore équipées, a
fortiori, les hôpitaux !). Pris 8kg. Je m’étonne du bébé qui « fait » 900gr,
selon le pontifiant ponte : « Mais c’est vous, la grosse dame ! ». J’ai accouché
à 10 mois de grossesse. Pas rare, parait-il. Mais j’avais pris 26kg ! Entre
temps, il faut dire, il y avait eu un gros clash, à Noël, et le couple avait
éclaté. Comme d’habitude, la bouffe est un refuge. Retour de congé maternité. Le
même jeune généraliste me met au régime 1000 calories par jour. Bonjour le baby
blues ! Pourtant, étant le généraliste de mon mari, il connaissait ses problèmes
psy et les incidences sur ma vie. Le fait est que, ayant pris 26kg, un an après
la naissance de mon fils, j’en avais perdu 32 !! Et définitivement perdu le
moral et tout équilibre alimentaire. Depuis cette époque, j’ai passé la moitié
de mon temps sous antidépresseurs, 90% au régime, et les 10% restant à
culpabiliser en mangeant. Cette année là, en achetant un pantalon, j’ai pris du
44 dans le rayon, et la vendeuse s’exclame « Mais non, voyons, pas plus de 38 !
» C’est d’ailleurs bien la seule fois de ma vie que j’ai eu une réflexion dans
ce sens ! L’essayant, j’ai cru qu’il y avait quelque chose, resté dans la poche
: c’était une crête iliaque ! Perdue de vue depuis si longtemps ! Et très vite
reperdue…
J’ai fini par accepter de peser 63-64 kg ad vitam aeternam, en faire ma
différence et mon succès, avec des tenues très excentriques…et rencontrer mon
second mari. Les pires remarques sont toujours venues des médecins. Le
chirurgien esthétique (par ailleurs squelettique) consulté pour les séquelles de
la grossesse (ventre et seins) m’a soulevé un sein par la pointe, l’a lâché
(flop !), m’a pincé la peau du ventre (« Oh oui, il y a bien 20cm à enlever ! »)
avant de laisser tomber, péremptoire, « d’accord, mais vous perdez 15kg, d’abord
! ».S’il n’a pas pris de gifle, c’est qu’avec son 1m90, il était hors de portée
!
Il y a deux ans, je frisais les 9Okg. En ayant toujours pris soin d’être
soignée, bien habillée (vive les ensembles en tricot : c’est comme le Babygro,
ça grandit avec l’enfant) bien que pas à mon goût du tout, j’ai évité la plupart
des remarques acerbes. Le mauvais goût, ou le vêtement peu flatteur, sur une
jeune mince, c’est de l’excentricité ; sur une jeune ronde, c’est s’assumer ;
sur une quadra ronde, ça fait une grosse vache !!!
Vu une dernière nutritionniste endocrinologue. Une grande bringue sèche comme un
coup de trique (sur une douzaine de spécialistes du poids, jamais vu de
rondeurs…) qui a pris un malin plaisir a m’interdire tout ce que j’énumérais :
la moutarde (c’est sucré !), les épices (ça ouvre l’appétit !), la viande
grillée (c’est toxique !). Vite compris pourquoi elle était si maigre et si
pincée. Une tête à sucer des rondelles de citron !
Le problème, c’est que je commençais à avoir des problèmes de santé. Tenté alors
le Weight Watcher à points. Génial. Pas frustrant et efficace. Fait seule : les
réunions m’horripilent. Mais c’est « un métier à plein temps » que de faire un
régime, entre penser à calculer ses menus, faire les courses, préparer les
plats, sans parler du coût ! Je vois mal une mère de famille faire çà ! Mais
j’ai perdu 15kg, sans flancher, et retrouvé la taille 42 et les boutiques
élégantes et un peu originales… Et puis le boulot s’en est mêlé (4e service
fermé en 6 ans, dix jours pour repartir à zéro, changer de région, à 47 ans, pas
facile) et j’ai repris 8kg en 6 mois. Plus le temps ni la possibilité de manger
sur mon lieu de travail, du moins autre chose que des sandwiches. Donc il faudra
faire avec les kilos…
1990. Remariage. Rues piétonnes de Lille. La mode est aux petits tailleurs à
basques. Je mets du 42-44, mais j’ai encore la taille bien marquée, la jambe
fine, et même si je viens de prendre 10 ans en étant obligée de renoncer aux
lentilles (et de retrouver les culs de bouteilles…) j’ai 32 ans et envie d’être
mignonne, à la mairie, même si c’est en petit comité. Par trois fois, je
m’entends dire « Désolée, on ne fait pas les grandes tailles ! » Un 44 ! A la
4eme boutique, j’ai pris les devants et annoncé « Si vous me dites que vous ne
faites pas les grandes tailles, je vous flanque une baffe ! » On a réussi à me
dégoter le tailleur en 44. Mais blanc, ce que je voulais précisément éviter. Il
existait en 7 ou 8 couleurs, vives ou pastel. J’ai dû faire avec.
Boutique Jennyfer, Lille, toujours. Outre que j’ai largement passé l’âge de leur
style, il n’a jamais été à mon goût. Mais à celui de ma nièce de 15 ans, oui.
Une vendeuse qui ne fait même pas, de face, en largeur, la moitié de mon
épaisseur, me suis à la trace, comme si j’allais dévaliser ses rayons de
chiffons ! Elle me toise de haut en bas à plusieurs reprises. Et comme je me
retourne brusquement, face à elle, elle lance : « Vous ne trouverez rien ici ! »
Réponse « Je n’en doute pas, mais si je suis myope, je ne suis pas aveugle et ma
nièce, elle, est une belle rousse qui vous dépasse d’une tête et rendrait
élégant un sac à patates, ce qui n’est pas votre cas ! » Elle avait l’air d’un
cintre de pressing usagé !
Boutique Etam, même galerie. Même quand j’étais mince, je n’ai jamais trouvé un
soutien gorge à ma taille chez eux. Même air toisant d’une des vendeuses : « Ne
vous inquiétez pas, je sais que la seule chose à ma taille, chez vous, ce sont
vos foulards ! » Fou rire de la caissière, qui, nettement plus dodue, devait
rester derrière son comptoir…
1992. Je suis hôtesse d’accueil chez France Telecom. Après avoir passablement
enrichi la société SlimFast, je suis plutôt mince et toujours en tailleur et
talons aiguilles. Comme je m’exprime bien, on prétend faire de moi une vendeuse.
Ce que je refuse obstinément. J’aurais les pires ennuis pour ce refus, et il me
poursuit toujours… Par contre, j’ai une collègue du même âge, qui a la vente
dans le sang. Et, d’origine pied noir, la tchatche et l’abattage nécessaires.
Mais voilà, elle passe le quintal, et n’est pas jugée présentable. Elle sera «
reléguée » au téléphone, dans les étages, à une époque où l’avenir d’une
carrière se joue sur le poste occupé. Or, seul la « vente physique » est jugée
valorisante pour la boîte. La relégation deviendra définitive quand la boîte se
mettra en tête de nous faire porter un uniforme, et qu’en trouver un à sa taille
s’avèrera impossible (Uniformes, oui, mais pas sur mesure, achetés à la boutique
du coin…). Simultanément, il y aura à l’accueil, une greluche très gentille,
mais avec guère plus qu’un pois chiche dans la tête. Une ancienne anorexique,
longue et mince, le visage très marqué par les violences infligées à coup de
vomitif et de laxatif. Elle raconte des conneries aux clients, mais ils biglent
sur ses longues jambes, ou plongent dans son décolleté, et repartent avec un
dossier bancal qu’une autre collègue devra reprendre…Et elle porte si bien
l’ignoble uniforme en Courtelle orange qui bouloche sous les bras…
Il y a aussi deux messieurs. Dont on pense planquer l’alcoolisme et l’odeur
derrière une chemise modérément blanche et une cravate…Mais pas de grosse.
Surtout pas.
Je pense qu’il faut, effectivement limiter les excès de bouffe chez les enfants
avant qu’il ne soit trop tard, et surtout, chercher pourquoi ils se jettent
ainsi sur la bouffe pour se consoler (de quoi ?). Mais si les rayons vêtements,
à tous âges, proposaient autre chose que des vêtements miniatures, les gosses,
et plus particulièrement les filles ne se sentiraient pas obligés de s’affamer
dès l’âge de 12 ans !
J’ai remarqué pendant les émissions sur les gros que les modèles montrés sont
toujours grands. Question de proportions, elles ont des rondeurs, pas des
grosseurs. Et quand en plus elles sont jeunes et fraîches, ça aide. Avoir un bon
ventre, et le montrer, piercing à l’appui, soit, si la peau est dorée, ferme,
les formes pleines… Mais un ventre blafard et strié, pas top ! Avoir l’air d’un
rôti de dindonneau dans son filet, à cause d’un soutif trop serré (faut bien
qu’il supporte le poids du porte à faux !), et montrer tous ses « petits
élastiques, là » parce qu’on ne trouve que des strings quand il faudrait des
culottes…
Mon ex belle sœur, format Jane Birkin, appelait mes soutifs des « retrousse-pis
». Il est vrai qu’il y a 30 ans, mettre du 85C relevait du cœur croisé de
Playtex, obligatoirement « chair » (faisandée). Pour de la belle lingerie bonnet
C, il fallait viser les boutiques érotiques, limite sex-shop, en province.
Aujourd’hui, on trouve aisément du 95C. Mais je mets du 95D ! Et d’ailleurs,
avec la mode des push-up, c’est du 95 « pour avoir l’air de faire du 95C » ! La
seule fois que j’ai acheté un truc de ce genre, je n’ai même pas osé le montrer
à mon mari : j’avais l’impression d’être dans un film de Fellini (Amarcord) !!
Les femmes rondes sont plus belles nues que mal ficelées (cf Bagdad Café)… Mon
petit frère (10 ans de moins que moi) a eu quelques phrases percutantes. Comme
je faisais remarquer qu’à partir de 58 kg, on me comptait les côtes : « Et
maintenant, on compte les entrecôtes ! » Je rêvassais en disant qu’avec «
90/60/90 », j’avais les mensurations de Miss Univers : « Oui, mais décapitée !
». Et, entre 2 maris, je me plaignais des hommes qui venaient chez moi mais ne
m’invitaient nulle part : « Normal, les grosses, c’est comme les pantoufles, on
est bien dedans, mais on ne sort pas avec !» A prendre, toutefois, de sa part,
au second degré : il a parfaitement su, adolescent, ce qu’est le surpoids. Mais
avec l’injustice homme/femme face au poids, il a maigri vers 16 ans et n’a plus
eu qu’à entretenir ses muscles…
C’est vraiment trop injuste !
J’en aurais encore à dire, mais il se fait tard… Je vais continuer à éplucher
votre site…
Minou |
Bonjour,
Sandrine, 36 ans, ronde depuis toujours et yoyotant comme tant (aujourd'hui 108
kg difficilement tenus !)
Il y a quelques années à Nice (la ville du m'as tu vu !), je veux entrer dans
une boutique de vêtements ; la vendeuse me barre le passage "inutile il n'y a
pas votre taille !" moi à l'époque timide et n'assumant pas mes rondeurs
(aujourd'hui oui) je suis partie en pensant pauvre c.... et si je voulais faire
un cadeau ?
Je passe les déboires et moqueries dans la vie d'une ronde ! Opérée du dos,
aucun homme pour me transférer dans mon lit et donc lâchée comme un sac de
patates aïe mon dos !
Les "c'est dommage tu as un si joli visage pourtant !"
Les regards culpabilisants des boulangers vous vendant un croissant !
Les difficultés pour s'habiller, d'ailleurs merci à l'inventeur du lycra, ça a
révolutionné ma vie !
Il y en a tellement de choses à raconter que je ne m'en souviens même pas.
J'ai oublié les moqueries, les insultes traitée de casimir car habillée en
orange une fois du coup jamais plus cette couleur!), les regards etc.... les
déboires !
Aujourd'hui je m'assume et à chaque fois que je rentre dans un magasin de
vêtements où je sais que pertinemment il n'y aura pas ma taille, je demande
effrontément il y a un rayon grande taille ? réponse négative, et mois de
répondre évidemment il n'y en a que pour les anorexiques !
Mais je suis soulagée il y a de plus en plus de "gros" (j'ai le droit de le dire
j'en suis une !) donc je me sens moins seule dans la vie et surtout de par chez
nous (dans le sud-ouest) le pays du foie gras !
Je me moque de mes rondeurs et je rétorque si on m'ennuie, j'assume et je suis
bien dans ma peau et je m'aperçois que de plus en plus d'hommes aiment les
femmes rondes !
Alors hauts les cœurs et courage, essayer de s'accepter avant d'entamer un
quelconque régime !
Je revendique j'aime le chocolat, j'aime manger ! je souffre d'hyperphagie (faim
incessante) et alors ? personne pour m'aider sauf moi ! m'en fiche ! j'ai réussi
à trouver l'amour par 3 fois et donc je sais que je peux être "comme tout le
monde" sauf que je refuse d'être comme tout le monde et je revendique haut et
fort mes opinions !
Dommage qu'en province il n'y ait pas d'associations pour les gens comme moi !
pour moi ça c'est une discrimination ! pire que d'être grosse ! (rires!)
Ciao
Sandrine |
Je viens de parcourir votre livre noir, et comme vous tous, des
anecdotes, j'en ai à revendre ! Mais je vois surtout aussi, que je ne suis pas
seule à subir des agressions verbales et paradoxalement, cela réconforte. Il est
vrai que les complexes s'installent à cause du regard des autres, que l'on soit
gros, laid, petit, noir...
Quand à moi, si les regards des gens m'importent moins maintenant (à force on se
blase), c'est celui de mon père qui m'a le plus blessé et me blesse encore.
Je ne m'étalerais pas sur les journées shoping cauchemardesques, mais je me
souviens d'une particulière ou alors que je n'étais pas encore entrée dans un
magasin de prêt à porter pour anorexiques (un pied sur le trottoir, un pied
entre les deux portiques d'entrée !) qu'une vendeuse me hurle du milieu du
magasin : ON AURA PAS VOTRE TAILLE ICI !
Et moi de hurler tout aussi fort : EXCUSEZ MOI MAIS SUR LA PORTE IL Y A MARQUE
INTERDIT AUX CHIENS MAIS PAS AUX GROS !
Il est vrai que l'on devient cynique, méfiants (peut-être trop) mais quelles
armes avons-nous contre la bêtise humaine, la peur de certaines d'attraper le
virus contagieux de la grossomingite, et ceux qui croit que l'on arrive tout
droit de GROSSOLAND CITY ?
Merci pour votre site, je ne participe pas énormément (encore trop timide) mais
j'aime venir de temps en temps y puiser un peu de courage. Merci
Sandrine |
Bonjour, en 2000, j'ai bossé dans une clinique de chirurgie
esthétique (euh, oui, je sais, incident de parcours... en même temps, je me suis
barrée au bout d'un mois !) au sein du bloc opératoire.
Il y avait là une vilaine méchante anesthésiste de 50 ans liftée liposucée mam
plastifiée aux frais de la maison. Je me souviens d'une patiente, une dame un
peu grosse oui, qui venait pour une liposucions.
C'était il y a 6 ans mais je n'oublierai jamais ce moment. J'avais 20 ans et
venais d'avoir mon diplôme d'infirmière.
L'anesthésiste, alors que la patiente était allongée sur la table, lui sort
qu'elle aurait du faire un régime avant de venir. Réponse de la dame : J'ai
essayé mais j'n'y arrive pas.
L'anesthésiste lui rétorque, je vous promets que c'est vrai " il n'y avait pas
de gros à Auschwitz". Je me revois encore, j'étais dans la salle, je leur
faisais dos préparant quelque chose sur la paillasse. Quand j'ai entendu ça,
j'ai tout stoppé, j'ai littéralement buggé quoi, j'étais estomaquée.
De là, la patiente, trémolos dans la voix dit que c'est depuis la mort de sa
fille qu'elle a pris du poids et qu'elle n'arrive pas à maigrir et que c'est son
médecin de famille qui lui a conseillé la lipo.
Paf. La patiente pleure, l'anesthésiste l'endort sans un mot.
Mon regret est de n'avoir pas répondu, de n'avoir pas su quoi dire à ce moment
là...
Cette scène d'une violence terrible, reflet de l'inhumanité de cette personne,
de sa haine envers les gros et de tout ceux qui ne ressemblent pas à la
couverture des magazines féminins restera gravée dans ma mémoire jusqu'au bout
je crois.
Je n'ai pas de problème de poids, mais je suis horripilée par cette pression
sociétale envers nous tous qui consiste à nous culpabiliser sans cesse et à nous
faire croire que le bonheur est d'être jeune, beau et mince, sans bouton, sans
ride, sans poils, le sourire parfait.
Bon courage pour vos actions !
Emilie |
Je suis grosse, 1,74 pour 115 kg, mais en général on ne me fais
pas trop chier avec ça ! J'ai le sens de l'humour en général, mais quand il
s'agit de mon poids, mon regard stop net les imprudents, imprudentes qui osent
s'aventurer dans cette direction.
Je tiens à vous raconter malgré tout une mésaventure qui m'est arrivé, il y a
peut de temps au téléphone. J'ai une arthrose dégénérative, compliquée par de l'ostéophytose
tous le long de la colonne vertébrale ce qui me vaut de rester chez moi, en
maladie ordinaire. Bien qu'étant reconnue travailleur handicapé catégorie B par
la COTOREP, mon employeur l'éducation nationale a du mal à me trouver un poste
adapté ou me mettre en longue maladie. "Il faut maigrir madame L....." Facile
comme réponse. Mais même avec des kilos en moins je n'en serait pas moins malade
et incapable de porter des charges, comme ce travail d'agent l'exige !
Un jour de grosse grosse déprime, sur le conseil d'un ami, j'appel une psy de
l'hôpital Minjo de Besançon qui s'occupe de personnes ayant un profil de
victime, car je m'estime victime d'une certaine discrimination par mon
employeur. Ne l'ayant pas au téléphone tout de suite, je laisse mes coordonnées
pour qu'elle me rappelle. Ce qu'elle a fait. J'allais vraiment très mal pour
raconter mes problèmes à une inconnue au téléphone ! Au bout d'un quart d'heure
de conversation elle me questionne sur mon poids et je lui avoue tout !
changement de ton au tel ! Elle me dit que je suis une femme qui se laisse
aller, que je n'aie pas de volonté pour m'être laissé grossir ainsi, elle me
fait la morale à moi qui vais avoir 50 ans, qui a éduqué seule deux enfants, et
qui se bagarre pour faire reconnaitre ses droits en ce qui concerne sa maladie
(ce n'est hélas pas fini) J'étais comme je l'ai dit très mal, mais j'ai quand
même eu le reflexe de réagir. Je lui ai demandé si elle me connaissait.
Interloquée elle m'a répondu que non ! Je lui ai demandé poliment comment elle
se permettait au bout d'un quart d'heure de conversation au tel de me juger sans
avoir pris la peine de me rencontrer de connaitre mes antécédents et de savoir
qui j'étais ? Elle m'a répondu " Eh merde" et m'a raccroché au nez ! Moi qui
pensait qu'il fallait être intelligent pour faire des études de psychiatre et
avoir une certaine éducation, j'en suis toute retournée et il en faut pour me
retourner ! J'ai beaucoup pleuré après ce coup de tel qui au lieu de m'aider a
failli m'anéantir (j'allais vraiment très mal) mais c'est la colère qui a pris
le dessus ! Sus aux connes de ce genre ! J'ai mal pour les victimes de violences
dont elle s'occupe. Aujourd'hui, quand j'ai affaire à un médecin con j'en change
! même si la sécu nous laisse de moins en moins de choix en ce domaine !
à bientôt,
Noëlla |
|
Bonjour,
Voici mon témoignage, il ya un an dans ma boîte aux lettres j'ai trouvé un
courrier de 4 pages d'un homme qui m'avait aimé il y a 35 ans, cet homme me
disait qu'il ne m'avait jamais oublié et bien qu'il avait fait sa vie
j'étais toujours dans son cœur et que jusque sa mort je serais son seul
amour. J'étais toute retournée d'autant plus que mon couple n'était pas au
top, il ma supplié de le revoir évidemment je lui ai dit que je n'étais plus
la jeune fille qu'il avait connu 35 ans auparavant, les kilos étaient là
j'ai 56 ans, lui 52, nous nous sommes donc revus lui aussi il avait pris pas
mal de kg mais assumait très très bien, moi au contraire très gênée de mon
corps j'avais du mal à être à l'aise dans certaines circonstances, au bout
d'un an nous nous rencontrions une fois tous les 2 mois, j'ai voulu ouvrir
le débat sur mon inhibition que j'avais à l'égard de mon corps, et je
demandais un peu de compassion je demandais qu'il me touche un peu plus, là
notre relation a été perturbé ce qu'il ma proposé c'est de réfléchir jusque
la fin de l année qu'il connaissait un chirurgien et qu'il pourrait m'aider
financièrement à j'emploi ses termes" Que ce grand chirurgien pourra
RECTIFIER ton corps", j'ai pris une grande claque surtout en plus qu'il m a
dit tu ne pourras pas retrouver le bonheur dans ta vie lorsque tu te
regarderas dans la glace, j'ai pris tout cela comme une offense. Il a mis
fin à notre relation tout en me disant que je serais toujours son grand
amour mais qu'il préférait me garder dans son coeur, plutot que finir dans
la discorde, je suis complètement atterrée comment peut on traiter l'être
humain ainsi, le diminuer le dégrader je n'arrive pas à comprendre que l'on
puisse dévaloriser surtout quelqu'un que l' on prétend aimer plus que tout.
Je suis dans une grande dépression je ne sais pas comment je vais m'en
sortir. Je demande une réponse je voudrais un peu d'aide je vous en
remercie.
Anne
|
Bonjour . Contrairement à la plupart des témoignages que j' ai lu
dans le livre noir , je n' ai que 17 ans ! 17 malheureuses petites années et
déjà remontée comme une pendule ! Je mesure 1m 78 pour 98 kg et en ai marre de
toutes les petites discriminations quotidiennes : en passant par la piscine (
"attention la piscine va déborder " ou " la baleine bleue") , le médecin
scolaire avec son tact habituel et les autres collégiens pas malins , on en voit
des vertes et des pas mûres ! Dernièrement , au lycée tandis que je mangeais
tranquillement au self avec une amie et qu' on ne demandait rien à personne , un
groupe de 4 crétins sont venus à notre table et l' un d' eux à sorti faisant
même rire ses amis : " Ha non , je ne me mets pas à côté de la moche " assez
fort de façon à ce que je l' entende . Même si à force , je me suis fais une
carapace , chaque fois cela me laisse une cicatrice qui restera , peut- être
diminuera avec le temps , mais j' en suis sûre restera ! De plus , à la période
de l' adolescence rien n' est simple et c'est vrai je l' avoue je complexe et
j'ai tendance à rester cloitrer chez moi !
Je ne connaissais pas ce site et c'est la première fois que je viens sur un site
de ce genre , mais en tout cas ça m'a fait du bien d'en "parler" ouvertement et
je compte bien continuer à fermer le clapet de certains cons !!
Merci de m' avoir accorder ces quelques minutes de lecture .
PS : il faudrait trouver un slogan pour affirmer notre lutte !
mathilde |
Bonjour a tous, je fais partis de ces gens à qui on dit que leur
poids leurs va bien ; j' ai 30 kg a perdre pour retrouvé la ligne perdue depuis
moultes années.
Je ne suis nullement a plaindre car j' ai un copain qui m' aime et que j' aime ,
et pareil pour les amis et la famille mais, un jours j' ai voulu faire une
formation en alternance il y a deux ans, j' ai été reçu au concours puis lors du
passage en entretien j' ai entendue ces mots " Mademoiselle, vous avez
conscience de votre physique car trouvé une entreprise dans votre état ça va
être difficile ( bah oui j' ai une sorte de maladie, c' est bien connue)... Vous
savez les patrons préfèrent les jeunes et jolie employée ( par ce qu'en plus je
suis moche..), non vraiment va falloir s' accrocher.."
Enfin tout ça pour dire que ce mec fait parti de la catégorie suintant et gras.
Ainsi quelque jours plus tard , je fus embauché dans une médiathèque a l'
accueil , même pas dans un endroit ou je peux cacher mes grosse fesse et ma
paire impressionnante de lolos ...
Dommage que les gens pensent encore que le physique permet de juger les qualités
humaines et professionnelles d' autrui
A bon entendeur....
Misstigrie |
Bonjour à tous,
La lecture de vos témoignages m’amène à apporter ma pierre à l’édifice… de la
bêtise et de la méchanceté humaines, conscientes ou non. De ses proches, déjà.
Mon obésité remonte à l’enfance, subitement, associée à un bégaiement ;
croyez-vous que cela a interrogé qui que ce soit ? Evidemment non. Ni dans
l’environnement scolaire, ni médical, ni parental… Surtout pas de remise en
question. Par contre, pas de limites aux sarcasmes et insultes de tous ordres.
D’accord, j’ai 41 ans et, à l’époque, personne ne s’intéressait aux enfants ni
ne les prenait au sérieux. D’adolescente à jeune adulte, j’ai découvert, bien
malgré moi, les « amies » (féminines uniquement) qui m’utilisaient comme
faire-valoir. Il m’a fallu du temps pour en prendre conscience… et m’éloigner
d’elles, incapables de comprendre ma réaction car ignorantes des souffrances
ressenties. Seules leur pseudo mise en valeur à mes côtés les occupaient.
Maintenant, je repère assez vite ce genre de comportement et j’ai parfois
vraiment pitié de ces femmes qui n’ont rien d’autres en elle pour se mettre en
valeur que d’utiliser ce qu’elles imaginent être des défauts chez les autres,
qu’ils soient gros, handicapés, seuls, malades ou qui ne leur reviennent tout
simplement pas. Le pire, pour ces pov’filles, se trouve dans le cas d’une grosse
aimée d’un homme ! Cela leur est tellement inconcevable ! Voir le bonheur chez
les autres en général et chez des gros en particulier les exaspère. Tout comme
au boulot, dès qu’une grosse est présente, la conversation tourne autour des
régimes, de la volonté qu’elles ont de surveiller leur poids et leur aspect, par
respect pour leur entourage. Il est bien connu, que nous les grosses, n’avons
rien à faire du respect de nos conjoints, amis, parents ! Nous nous laissons
tellement aller… Quant aux problèmes de santé… tout est forcément dû à mon
obésité. OK pour le diabète (même si héréditaire), plus nuancé en ce qui
concerne les sciatiques dont j’ai souffert des années durant jusqu’à l’ablation
de deux hernies discales. Face à ces soi-disant professionnels de santé dénués
de toute éthique et psychologie, j’ai souvent rétorqué que toutes les personnes
que je connais ayant eu des problèmes similaires sont minces, donc jamais
accusées pour leur poids. Et que penser des ces mêmes professionnels qui portent
des jugements, parfois violents, alors qu’ils ne vous connaissent pas et ne
cherche surtout pas à connaître l’origine et l’évolution de l’obésité. Bien sûr,
j’ai suivi de nombreux régimes, des plus sérieux aux plus farfelus. Rien n’y a
fait. J’ai perdu de nombreux kilos mais en ai repris le double… Plus mince, je
ressemblais à ce que les autres attendaient de moi. Mais moi, pfft ! disparue !
D’ailleurs, je n’ai jamais eu de petits amis dans ces périodes-là. Je terminerai
ce témoignage par les difficultés rencontrées par les gros à être pris au
sérieux, dans la société en général, dans le travail en particulier. Toujours
nous aurons à nous battre contre toute cette bêtise qu’est le rejet des « hors
normes ». On n’en demande pas tant aux imbéciles…minces.
Annie |
Je voudrais vous faire part de mon témoignage, je suis
un homme de bientôt 50 ans et gros depuis tout petit, a l'école j'ai
souffert d'être traite de : bouboule, gros pépère, gros plein de
soupe, etc. Mais ce qui me choque le plus c'est que depuis quelques
année je me fais de plus en plus insulter ou moquer de moi par des
jeunes dans la rue ou le métro, plusieurs fois on ma traite de gros
porc comme cela sans raison. Mon cas n'est pas isole car j'ai eu le
témoignage d'une autre personne de forte corpulence qui a eu droit
au même traitement. Je tiens a préciser que souvent ces insultes
venaient de jeunes voyous dont plusieurs blacks ou magrébins. Ceux
ci qui pleurent sans arrêt qu'il sont victime du racisme pratiquent
le racisme anti-gros en tous cas pour les blancs mais le feraient
t'ils contre des gens de leur origine ?
Frank |
“Depuis 2003, je m’occupe du dossier d’une dame
souffrant d’obésité sévère (entre 170 et 200 kg) qui m’a été adressée par la
permanence d’un accueil pour femmes sans domicile. Un bref historique : cette
Madame A. , qui a aujourd’hui 61 ans, a été élevée dans un milieu aisé et a
obtenu à 17 ans un BEP comptable qui lui a permis d’entrer dans une banque où
elle a passé presque toute sa carrière, dans des conditions de plus en plus
difficiles puisqu’en raison d’une prise progressive de poids, liée à deux
grossesses, elle a été d’abord éloignée du guichet qui la mettait en contact
avec du public puis graduellement affectée à des tâches dont le niveau d’intérêt
et de responsabilité baissait.
Madame A. a eu de nombreux soucis de santé avec quelques arrêts de travail,
jusqu’à ce qu’en 1999 elle soit hospitalisée pendant plusieurs mois, et à la
suite d’une négligence, son employeur n’a pas reçu l’arrêt de travail
correspondant. Elle a donc été considérée comme ayant abandonné son poste sans
qu’elle en soit informée, car pendant son hospitalisation elle a perdu son
logement pour lequel elle a eu des arriérés de loyer. Elle ne recevait donc
aucun courrier.
Elle s’est retrouvée à la rue et sans emploi à sa sortie d’hôpital. Quand elle
m’a été adressée, j’ai mis en place de nombreuses mesures pour clarifier sa
situation professionnelle : j’ai contacté son employeur, pu obtenir
l’officialisation de son licenciement, organisé son dossier auprès des Assedic,
lui ai fait récupérer des arriérés d’Assedic et son solde de tout compte. J’ai
pu également lui obtenir une chambre d’hôtel qu’elle avait les moyens de payer
puisqu’elle avait de nouveau des revenus réguliers. J’ai également effectué des
régularisations auprès des caisses de retraite complémentaire afin de tout
prévoir pour sa prochaine retraite. Je me suis occupé d’une prise en charge à
100% auprès de la Sécurité Sociale du fait de son obésité et des problèmes de
santé qui y étaient associés (respiratoires, cardiovasculaires, diabète en
particulier). Et je lui ai obtenu une allocation logement auprès de la CAF.
L’année dernière Madame A. a eu 60 ans et a fait valoir ses droits à la
retraite. Elle a donc vu ses revenus augmenter, et malheureusement ses dépenses
ont suivi, car elle était entourée de personnes qui profitaient de son argent
qu’elle dépensait volontiers au café. Elle a eu des problèmes d’abus d’alcool ce
qui n’a pas arrangé sa santé et son poids a atteint un seuil si élevé que
l’hôtelier n’a pas voulu la garder au 6ème étage car l’ascenseur était très
petit et sa limite de poids était inférieure à celle de Madame A. C’était
l’époque des incendies dans les hôtels, et il a eu peur s’il y avait un contrôle
de la Préfecture, de se retrouver dans une situation irrégulière. Grâce à
Retraite Assistance, j’ai pu lui trouver un logement dans une résidence de
retraite dans le 19ème à Paris et une aide-ménagère. Là, elle a continué à
abuser de l’alcool et de la nourriture, et son poids a atteint les 200 kg. J’ai
alors décidé de faire le nécessaire pour un suivi médical et lui ai pris un
rendez-vous en juin 2005 à l’Hôtel-Dieu dans le service des grands obèses.
Ce jour là j’ai eu les pires difficultés : quand je suis arrivée chez elle,
l’infirmière qui s’occupait de sa toilette n’était pas arrivée et Madame A.
n’était vêtue que d’une courte chemise de nuit. J’étais seul, le conducteur du
véhicule pour personnes handicapées ne voulait pas m’aider. Je me suis
débrouillé comme j’ai pu pour l’aider à enfiler au moins une culotte pour
préserver un peu sa dignité - car il faut noter qu’en raison de son poids élevé,
Madame A. avait perdu une grande partie de son autonomie et de sa mobilité - et
j’ai pu l’aider à s’asseoir dans le fauteuil roulant spécial pour personnes
obèses que j’ai dû manœuvrer seul, au détriment de mon dos, entraînant une
incapacité de plusieurs mois.
Une fois arrivé à l’hôpital, personne ne m’a aidé, aucun infirmier homme n’était
présent dans le service, et nous avons dû attendre dans le couloir près de deux
heures avant qu’on nous reçoive parce que la porte de la salle d’examen était
trop étroite pour faire passer le fauteuil. Personne ne s’est occupé de Madame
A. pendant ce temps, et ce n’est qu’au bout de ces deux heures qu’une chef
infirmière a apporté un drap pour couvrir les jambes et le bas du corps de
Madame A. afin qu’elle soit décente.
Enfin, on l’a examinée (dans le couloir), et le médecin a découvert qu’elle
avait des problèmes de santé graves et urgents, mais il nous a dit qu’il n’y
avait pas de lit pour l’hospitaliser, donc qu’il fallait la ramener chez elle et
revenir quelques jours plus tard à l’hôpital. Je me suis fâché et finalement on
a décidé de l’hospitaliser. Mais dans le service où on l’a envoyée, il n’y avait
que deux infirmières, l’une très frêle et l’autre enceinte, et j’ai dû encore
une fois aider pour la coucher.
A la suite de cette hospitalisation elle a passé deux mois en maison de repos
(il m’a fallu du temps pour la retrouver parce que l’hôpital l’a envoyée sans me
prévenir malgré ma demande et qu’ensuite personne ne savait me dire où on
l’avait envoyée). Quand elle est rentrée à la résidence, la situation s’est
aggravée : les aides ménagères ne voulaient plus venir chez elle en raison de
ses problèmes d’hygiène liés à son poids (incontinence fécale en particulier).
L’infirmière non plus ne voulait plus s’occuper de sa toilette, seulement des
examens médicaux, qui étaient alarmants et pourtant cette infirmière n’a alerté
personne.
A la mi-décembre, j’ai décidé à nouveau de la faire hospitaliser parce que son
état de santé se dégradait en raison notamment de problèmes respiratoires.
Impossible d’obtenir une ambulance, les pompiers ont refusé de la prendre en
charge, il a fallu 1h30 de négociation entre la directrice de la résidence et le
SAMU pour qu’enfin on vienne la chercher. Elle est arrivée à Lariboisière à
19h00 le 15 décembre, et elle est restée aux urgences sans hospitalisation sur
un brancard jusqu’au 18 décembre. Enfin, un médecin l’a envoyée dans une
clinique à Bagnolet en raison de petits arrêts cardiaques à répétition, apnée du
sommeil et diurne, etc.
Le 21 décembre j’ai appelé pour prendre de ses nouvelles, et on m’a dit qu’on
allait la renvoyer chez elle. Là je me suis fâché, et j’ai dû faire appel à une
connaissance au secrétariat social du Ministère de la Santé qui est intervenue
pour qu’on la garde, et elle a finalement été opérée du cœur début janvier : on
lui a mis un pacemaker.
J’ai de nouveau contacté Retraite Assistance, et on a
cherché une maison de retraite médicalisée. On en a trouvé une, le dossier a été
envoyé, puis nous avons reçu un refus en raison du poids de Madame A. Alors on
en a cherché une autre et on a recommencé, sans succès. Nous avons contacté
successivement une dizaine de maisons médicalisées, et toujours pas
d'acceptation du dossier, en raison d'une "problématique de santé trop
lourde"... Or Madame A. ne peut plus vivre seule, elle a besoin d'une
surveillance médicale régulière, et je ne sais maintenant plus quoi faire pour
lui trouver un toît et les soins qui lui sont nécessaires.
S'il vous plaît, aidez-moi, aidez Madame A.
Lorenzo L., travailleur
social (Voir
Le Livre blanc) |
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Etant moi-même obèse, j'ai subi les
railleries très jeune et en a beaucoup souffert, mais je crois que
la pire des douleurs est celle qui vient du rejet des propres
membres de sa famille, comme est le cas pour moi (mon frère, ma
grand-mère...).
Je me suis fait poser un anneau
gastrique mais peu satisfaite du résultat pour le moment !
Je suis en couple depuis 5 ans et
mon poids n'a jamais fait d'obstacle pour les relations
amoureuses, mais la vie n'est pas rose pour nous "les gros",
comme disent les gens!
Je trouve fort dommage que l'obésité ne soit pas pris plus en
considération et que la mentalité n'évolue pas!!!
Ma seule peur actuellement, et d'avoir un enfant, à cause de la
prise de poids, même si suivi médicalement, on ne peut rien
faire contre la prise de poids même minimale.
Sinon, je vous félicite de votre site qui nous booste à nous
assumer tels que nous sommes et à vivre comme tout à chacun.
Marie-Christine
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