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Le Livre Blanc
Le Libre Blanc se veut le "négatif" du Livre Noir.
Soyons justes, il existe parfois des aspects positifs à la "grosse attitude".
Cet espace vous permet d'exprimer des pensées, des situations, des témoignages
qui vont dans ce sens.
N'hésitez pas à nous les faire partager.
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24/01/10
Bonjour,
J’ai regardé avec énormément d’intérêt l’émission « C dans l’air » sur
France 5. Tous les invités, généreux, m’ont « scotchée ». J’ai 47 ans,
j’ai pris 35 kilos en 10 ans. C’est une véritable torture au quotidien,
et cela dès le réveil, lorsque je dois penser à comment m’habiller pour
la journée. Je ne vais plus dans les soirées et me suis complètement
repliée sur moi-même. Je ne trouve plus de vêtements qui soient
originaux avec un brin de fantaisie, bien coupés, je suis obligée
d’acheter des trucs informes et j’ai perdu mon goût vestimentaire depuis
longtemps. Je vous passe le détail des vexations et du regard des
autres, un puits de souffrance. Viviane m’a littéralement remonté le
moral. Et moi qui pensais être rompue à tous les régimes et en connaître
toutes les ficelles, j’ai appris une chose sur laquelle je n’avais pas
pu mettre le doigt auparavant, puisque complètement engoncée dans ma
culpabilité : et bien c’est de pas se culpabiliser par rapport à la
nourriture justement. Dictature de la minceur, je connaissais, c’était
assez loin de moi, j’ai toujours trouvé cela exagéré, mais ce matraquage
constant sur les aliments que l’on doit consommer me mettait
sérieusement mal à l’aise, et me faisait encore plus plonger dans une
forme de dépression. Merci à Viviane Gacquaire, Arnaud Cocault, Gérard
Apfeldorfer et Jean-François Amadieu, (désolée pour les erreurs sur les
noms, je cite de mémoire) et aussi Yves Calvi qui, outre son talent de
journaliste, s’est montré généreux en parlant très simplement de son
cas, d’avoir mis les choses en perspective. Cela m’a fait un bien fou.
Je ne savais absolument pas que la chimie du cerveau pouvait produire
des substances qui pouvaient provoquer une prise de poids en cas de
régime à cause de la frustration qu’il engendre. Je croyais que j’étais
faible et que je manquais de volonté, c’est en fait beaucoup plus
compliqué que cela. Je reviendrai régulièrement sur ce site et je me
tiendrai informée. Je me suis sentie si isolée jusqu’ici, pendant que
les kilos s’additionnaient insidieusement.
Merci Allegro Fortissimo pour le travail accompli.
Sophie |
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05/08/09
Bonjour,
Je viens de passer quelque heures à lire le livre blanc et le noir et je
sais pas dans lequel écrire alors à vous de juger.
J'ai 25 ans et je fais 115 kg pour 1m62. Je suis en surpoids depuis...
toujours en fait. J'ai la chance d'avoir une bonne "charpente" héritée
du côté paternelle ce qui fait que les kilos en trop hérités côté
maternelle sont plutôt bien répartis. A tout cela vient s'ajouter un
dérèglement hormonale (pas thyroïde) qui me taxe d'une pilosité super
développée et dont le traitement me fait grossir. Tout ça pour dire que
j'ai du mal à passer inaperçu.
Bien sûr, le collège a été une vraie torture. Les ados moqueurs et
stupides s'en sont donnés à cœur joie. Ce que je réglais le plus souvent
en distribuant des Baf... Ben oui, ça va bien 5 min la patience et la
compréhension, mais tout le monde à ses limites. L'avantage, c'est que
j'ai jamais pris d'heure de colle parce qu'ils ne voulaient surtout pas
qu'on leur demande de s'expliquer sur l'origine de la dispute.
Heureusement, j'ai eu la chance d'avoir des copines super; Super c'est
même pas suffisant : jamais une remarque sur mon poids, sur mon
alimentation, toujours à m'encourager en sport...
Les garçons ça posait plus souci, donc très peu de petit copain. Il
préféraient les fils de fer comme dans les magazines.
Le lycée pas trop de souci, filière sociale donc des gens plutôt
tolérant.
Mais toujours le désert côté mec et pour les même raisons.
Et c'est sans doute en partie ma faute aussi, trop peur d'être déçue,
blessée, alors sauve qui peut. Cachons nous, fringue extra large pas du
tout à la mode, jean/t-shirt/basket, pour résumer et surtout pas de
maquillage, ça pourrai attirer l'attention. Ajouté une timidité hyper
développée et vous obtenez une carapace tellement épaisse qu'à 19ans, il
était impossible pour qui que ce soit de poser une main sur moi même
amicalement (réaction de recul parfois limite violente).
Puis j'ai rencontré un beau jeune homme de mon âge (vous affolez pas
rien de sexuel) d'abord collègue puis devenue ami au fil des discussions
et soutien indispensable au fil du temps.
Il est gay alors, je suppose que le fait qu'il n'y aucune pression
(sexuelle) dès le départ ma facilité la tâche.
Il a brisé petite à petit cette carapace. J'ai toujours pas compris
pourquoi il s'était intéressé à moi mais j'en ai retiré un bénéfice
énorme.
Il m'a traité comme n'importe qui, sortie, musée, piscine... rien à
cirer de mon physique. Toujours attentif (parfois trop) à ce que je me
retrouve pas en difficulté pour certaine activité, sportive par exemple.
A veiller sur moi comme un frère "pas touche à ma flo". Cette protection
m'a permis de prendre de l'assurance. J'ai commencé par changer de garde
robe. Vous leurrez pas, les robes! pas encore, mais au moins il n'y a
plus que des fringues de femmes dans mon armoire. Puis petit à petit, il
a essayé de m'approcher physiquement, me tenir la main quand je
pleure... autant dire qu'au début, il a eu droit au même réaction de
violence que les autres. Maintenant, il peu carrément me prendre dans
ses bras. On partage même parfois la même chambre d'hôtel en tout bien
tout honneur.
Suis toujours célibataire mais j'y travail. Cet ami a eu la bonne idée
de m'emmener en boite avec lui. Boite gay évidement, j'ai accepté a
priori pas d'hétéro donc aucun danger. Et je regrette pas, j'ai
découvert un lieu où personne ne vous dévisage, ne vous juge parce la
différence, ils connaissent. Et à ma grande surprise, j'ai fait
plusieurs belles rencontres qui n'ont pas durer mais ça s'est une autre
histoire.
Voilà où j'en suis aujourd'hui. J'assume pas totalement, bien sur
j'aimerai perdre du poids juste pour ma santé au moins, mais pour
l'instant, ça ne fonctionne pas.
Alors quand c trop dur, que je ne supporte plus les remarques des gens,
je cours me réfugié dans les bras de cet ami. Et j'ai la chance d'y
trouver tout le réconfort nécessaire et de retrouver espoir pour
repartir de plus belle!!!!
Je vous souhaite à tous de mener votre vie comme vous l'entendez et de
trouver le soutien dont vous avez besoin... regardez autour de vous, je
reste convaincu qu'il y a toujours quelqu'un pour nous tendre la main...
Bises
Une éternelle optimiste...
Floriane |
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06/06/09
Bonjour, je suis Caroline de Suisse. Jusqu'à mes 38 ans,
j'avais un physique normal et je sortais de mon 4ème mariage. Ce divorce
a été un choc pour moi et j'ai fait une grosse dépression (je suis
bipolaire) : traitements + hospitalisation = 35 kg en plus. Actuellement
je fais 108 kg pour 1.60m. Je n'assume pas du tout. Par contre,
contrairement à beaucoup de témoignages dans le livre noir, je n'ai
jamais souffert de quolibets ou autres au sujet de mon poids. Autour de
moi - milieu chrétien - on ne dit rien....mais allez savoir ce qu'il en
pense. Bien sur, les regards parfois sont insistants, mais dans
l'ensemble, je suis tolérée partout ou je vais. Je n'ai jamais entendu
(bon je suis malentendante, ceci peut expliquer cela) de remarques
désobligeantes....... Quelle chance ! Je voudrais dire à toutes celles
qui souffres de ces remarques, de ces quolibets et sous-entendu que tout
le monde n'est pas méchant vis-à-vis des gens obèses et qu'il existe -
hé oui - des personnes qui nous aiment !
Kinie |
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11/05/09
Bonjour à toutes et tous,
Je découvre les Livres et je suis touchée de lire ces témoignages,
joyeux et tristes. Je ne savais pas dans lequel écrire ; aussi, pour
être positive, je décide d'écrire dans le Blanc.
Je m'appelle Cécile, j'ai 30ans.
J'ai toujours eu des problèmes de poids, accrus dès l'adolescence. Des
problèmes relationnels avec mon père, des ruptures sentimentales... et
voilà que d'année en année, j'ai grossi, grossi, toujours plus. En 1996,
j'ai fait une phlébite et une embolie pulmonaire bilatérale (à cause
d'un traitement hormonal excessif.. Heureusement je ne fumais pasn sinon
je ne serais plus là aujourd'hui). A cette époque, je venais de faire un
régime draconien aussi j'étais à un poids normal. Les médecins m'ont
alors dit de ne jamais grossir ; pourtant, depuis, j'ai pris 60kgs. La
nourriture, pour moi, a toujours été un refuge et source de fête, de
plaisir.
Je crois pouvoir dire que j'ai eu relativement de la chance. En effet,
je n'ai pas tellement subie de railleries, de réflexions méchantes, que
ce soit à l'école, au collège, dans la rue, etc. Les réflexions qui
m'ont le plus touchée et fait souffrir ont été celles de mon frère.
Enfant, il me nommait "la grosse" et cela a duré plusieurs années. Il se
moquait de moi et j'en pleurais. Il disait, par ses réflexions, vouloir
me faire réagir pour maigrir. Il ne comprenait pas qu'au contraire, ses
réflexions me faisaient me sentir minable et me rendaient incapable de
commencer un régime. Aujourd'hui, il souffre d'un léger surpoids et
comprend la souffrance liée aux moqueries. Il s'est excusé pour le
passé.
J'ai choisi un métier pour lequel l'apparence physique ne compte pas. Je
suis éducatrice spécialisée. J'ai toujours été sensible aux injustices
dont, c'est certain, celle liée au poids. Etre grand, petit, maigre,
gros, n'est pas un critère à l'embauche dans mon métier et j'en suis
satisfaite.
J'ai toujours pensé qu'il ne suffisait pas d'être mince pour être
heureuse. Moi, j'ai toujours su me mettre en valeur. Je suis coquette et
j'ai très souvent des compliments sur mes tenues. Je sais que je suis
mieux habillée que certaines minces!!..... Un magasin qui est génial
s'appelle "Au bonheur des Rondes", situé à côté de la Gare St Lazare à
Paris. Allez-y, vous ne serez jamais déçue. Moi, c'est grâce à eux que
j'ai appris à aimer mon corps et quand je vois les fringues qu'ils ont,
au secours le porte feuille!! Désormais je me fais remarquer pour mes
jolis habits!
J'ai la chance d'avoir trouvé un homme qui m'aime telle que je suis. Des
hommes comme lui existent, il faut y croire.
Mon tableau n'est pas idyllique à 100%, bien entendu. Rien n'est
parfait. Je dirais que je souffre de mon obésité par rapport aux enfants
éventuels que je voudrais avoir. Etre obèse est la cause ou la
conséquence d'un syndrome androgénétique. J'ai perdu mes cheveux depuis
l'adolescence (ils ne repousseront jamais) et je n'ai pas les règles.
Cette perte de féminité me fait souffrir. Je sais qu'un régime
intelligent et une perte de poids réenclenchera la machine. Plus facile
à dire qu'à faire... Du courage, il en faut, et nous en avons tous!
Voilà ce que je pouvais dire de ma petite vie.
Je ne suis pas adhérente à l'Association ; néanmoins je serais heureuse
de partager des moments avec vous et d'échanger. N'hésitez pas à me
répondre.
Je vous embrasse.
Cécile |
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Bonjour,
Je suis allé au mariage le 6 et le 7 septembre de cette année ! La
préparation du vendredi 5 était plutôt froide ! Le samedi, les familles
étaient complètement séparées ! Le dimanche, uniquement certaines
personnes étaient réinvitées ! Il n'y avait plus de sono ! Alors, j'ai
décidé de mettre l'ambiance ! çà a pris une telle ampleur que même mon
compagnon m'a dit ne pas m'avoir reconnu, que c'était un aspect de moi
qu'il ne connaissait pas du tout, alors que nous nous connaissons depuis
6ans et demi ! Tout le monde m'a embrassé, félicité ! j'ai été filmé !
Quand je me suis revue, je n'en revenais pas mais en même temps, j'étais
fier de moi !
Tif |
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Bonjour,
J'ai choisi le livre blanc car je n'ai pas de cas de discrimination ou
de violence à mon égard à raconter. Des moqueries au collège et au lycée
mais moi c'était le poids, d'autres autre chose, les enfants sont
méchants... J'ai 34 ans, je pèse 96 kilos pour 1m65, je suis grosse et
je suis en plus atteinte d'une maladie neuro-dégénérative qui m'empêche
de faire du sport. La nourriture a toujours été un refuge, malgré une
enfance douce, un mari aimant, une petite fille merveilleuse. Mais une
maman très malade, dont je suis très proche, et le besoin de se remplir
de nourriture pour endiguer l'angoisse chaque fois qu'elle part à
l'hôpital, chaque fois que quelque chose me perturbe.
A raconter surtout une rencontre extraordinaire avec un homme, collègue
de travail pendant 3 ans, qui est devenu aujourd'hui mon meilleur ami.
Cet homme s'est acharné, et s'acharne toujours, à me prouver par A + B
qu'en dépit de mon poids, les hommes me regardent, me font du charme,
que je leur plais. Qu'avoir des seins et savoir les mettre discrètement
en valeur, ce n'est pas vulgaire, c'est un plaisir pour les yeux des
hommes. Que si mes collègues de travail masculins viennent chaque jour
me saluer et s'assoir quelques minutes dans mon bureau, ce n'est pas
uniquement parce que je suis sympa ou rigolote mais parce qu'ils se
"font plaisir". Qu'être ouverte aux autres, chaleureuse, généreuse sont
des qualités qui attirent bien plus que faire un 38 et être froide comme
un glaçon.
Que les hommes que j'ai connu m'ont dit que savoir apprécier la vie,
être gourmande, c'est aussi être généreuse en amour.
Pourtant ce matin, les rares excès de l'été m'ont empêché de remettre un
pantalon et mon mari m'a trouvé en larmes, le nez dans le pantalon en
question ; parce que les excès ont été rares et que "tout me profite",
je me révolte contre cette injustice et pourtant je ne peux pas
concevoir de me priver de tout. Ma vie, ce sont mes amis, les recevoir,
les régaler de petits plats, la convivialité, la chaleur d'une belle
table.
Il faut bien se dire que peu importe ses défauts, on se reprochera
toujours quelque chose ; mais il ne faut pas vouloir s'éloigner de se
qu'on est profondément, il faut savoir choisir ses amis, garder près de
soi les gens qui nous acceptent telles que nous sommes et savoir tenir
loin les "méchants" en se disant que bien souvent eux aussi ne s'aiment
pas, ils sont "méchants" parce qu'ils sont secs, creux et même jaloux,
oui jaloux.
Bon courage à toutes et tous.
Claire |
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Bonjour à toutes et
tous,
En lisant tous vos témoignages, j'ai eu, moi aussi, envie de raconter
mon histoire… Dans le livre blanc ou dans le livre noir ? Étant d'un
naturel plutôt positif, j'ai choisi le livre blanc. J'ai 23 ans, selon
leurs fichus calculs IMC je suis dans la catégorie « obésité morbide »,
mais alors c'est vraiment n'importe quoi leur truc ! Je n'ai aucun
problème de santé, je me déplace normalement !! De plus, j'ai « la
chance » d'être bien proportionnée, certes, j'ai de grosses fesses, mais
j'ai aussi une forte poitrine, du ventre, de bonnes cuisses, si bien que
je fais un 48-50 selon les marques. Avant, quand on me parlait d'obésité
morbide, je m'imaginais quelqu'un coincé au lit, ne pouvant plus se
déplacer en raison d'une surcharge pondérale vraiment trop importante…
Mais moi, j'ai une vie normale, même mieux, tout va bien ! J'ai un bac
+ 5 à 23 ans (en plus j'ai fait des études de philosophie (j'avais déjà
une tendance à me poser plein de questions mais maintenant c'est pire !
lol)), je travaille dans la communication (oui oui, là où toutes filles
font un 36 (voir 34 !) et là où on m'a dit que je ne trouverais jamais
de travail ! (oui oui, on m'a dit ça aussi !)) et comble du comble, je
viens de signer un CDI ! À cela rajoutez un amoureux génial, qui m'a vu
passer par toutes les phases : prise de 20 kg en 1 an et demi, perte de
25 kg en 6 mois, reprise de 35 kg … Au moins je suis sûre qu'il m'aime
pour ce que je suis ! Nous sommes ensemble depuis 6 ans et nous avons
adopté un petit chaton il y a deux semaines, il ne manque plus que les
enfants et c'est le paradis ! Ha oui… parce que j'ai aussi des amis, des
collègues super sympas et une famille géniale…
Oui, mais il y a quand même un nuage dans mon beau ciel bleu, et ce
nuage c'est cette fichue « obésité morbide » ! Hé oui, 85 % du temps je
vis bien mon surpoids, mais 15 % du temps ça me pourrie la vie… Il faut
dire que je n'échappe pas non plus aux célèbres remarques familiales :
« je m'inquiète pour ta santé » (mais je vais bien !!!!), « si tu
continues comme ça Julien va finir par te quitter », « tu étais si jolie
quand tu faisais une taille 42 (il y a deux ans), pourquoi tu as tout
foutu en l'air ? » Moi aussi je me le demande ! Mais ce n'est pas si
facile de perdre du poids et quand on a réussi cet exploit on se dit
« jamais, plus jamais je ne reprendrais ces fichus kilos », hé bien si,
tu les reprends et même plus ! Et le pire, c'est que j'ai deux sœurs qui
mangent comme quatre et qui font du 36-38… Alors, pourquoi moi ?
Pourquoi je prends sans cesse du poids sans pour autant manger comme un
ogre ?? Réponse : parce que c'est comme ça, c'est la vie, et puis ce
n'est pas si grave que ça, cela ne m'empêche pas de vivre et de bien
vivre… mais parfois cela me rend triste, parfois moi aussi je voudrais
mettre une jolie robe courte avec des bottes (ha oui, vous ne saviez
pas… les bottes sont réservées aux mollets de crevettes !! oui oui, j'ai
des amies qui sont loin d'être grosse et qui ne réussissent à fermer
qu'un quart des modèles de bottes… !). Bref, si je veux perdre du poids
c'est surtout parce que je songe à avoir un bébé dans les années à venir
et mon médecin m'a dit qu'il fallait que je perde au moins 20 kilos pour
que tout se passe bien… et puis, je dois bien avouer que je me sentais
quand même mieux quand je faisais une taille 42, je ne vais pas vous
mentir, je faisais plus de sport, je trouvais des fringues dans
n'importe quel magasin… Mais je voulais simplement vous dire que l'on
peut être une obèse morbide (loin d'être morbide lol) et être heureuse,
avoir une vie bien plus belle que celle de certaines « minces » et je
pense sincèrement que les problèmes de poids forgent le caractère.
Aujourd'hui, j'estime que je suis tolérante, empathique et bourrée
d'humour et ça, je suis persuadée que c'est GRÂCE à ma très chère
surcharge pondérale ! (je vous rassure, j'ai également beaucoup de
défauts lol) Alors n'écoutez pas les vilaines personnes toutes maigres
et toutes ridées (parce que, oui, un avantage d'être gros, c'est que
même vieux, nous sommes toujours les plus beaux !), alors ne les écoutez
pas quand ils vous disent que vous ne trouverez jamais de boulot, de
personne pour partager votre vie, que vous ne pourrez jamais avoir
d'enfants etc.…. C'est archi faux !!!! C'est parce que soit ils sont
jaloux, soit ils sont profondément cons !
Bien à vous,
Bertille |
Bonjour,
Je m'appelle Lise, j'ai 36 ans, mariée, deux enfants et un boulot en
plus !!
Comme dans la pub : "elle est pas belle la vie !"
LE racisme je l'ai vécu, LES moqueries aussi et tout ce qui va avec.
Pour ma part j'ai grossi le plus après ma deuxième grossesse et j'ai
tout garder .... Je ne me mets pas en avant mais ne recule plus parce
qu'il y a la maturité. J'ai des amies et des amis. Je vis. J'aime et
suis aimée.
Si nous sommes là c'est surement pour quelque chose alors autant profité
de la vie et tout ce qui va avec.
Petite parenthèse : j'ai découvert votre site suite à une émission sur
la chaîne de télévision W9 "anorexie et obésité: attention danger". Bien
sûr on y montre des extrêmes entre (excusez moi) sacs d'os et gros voire
très très gros. Ca m'a fait sourire et je me suis rendue compte que
malgré mon obésité j'ai énormément de chance. Il y a et il y aura
toujours des doutes ou des regards qui gênent mais je ne peux m'empêcher
de donner raison à ceux et celles qui ont écrit que les gros sont doux,
délicats, attentionnés, et surtout "confortables". Bonne chance à tous
et toutes et bonne continuation au site.
Lise |
Bonjour,
En lisant le livre blanc, je suis étonnée que beaucoup se présentent en
donnant la taille et le poids. Nous ne sommes pas que des chiffres. Nous
ne nous présentons pas en disant ma glycémie, mon cholestérol sanguin,
ma pointure...est de autant. Je suis diététicienne, j'ai été en surpoids
et j'ai maigri sans faire régime, mais à un moment de ma vie où je me
suis sentie bien. C'est mon épanouissement qui m'a permis de perdre du
poids et non l'inverse. Bref, en consultation, je ressens quelquefois de
l'agressivité de la part des personnes qui viennent pour tenter de
soigner leur obésité, parce que je suis mince ou que je ne pourrais pas
les comprendre. Eh, cela me fait aussi très mal. Je pense que
l'intolérance, le non respect, les a priori ne sont pas fonction du
poids. Enfin, j'ajouterai, que, jamais, je ne vois les gens avec leur
poids. Je les vois avec leurs qualités (et donc, je ne vois jamais si
mes patients ont maigri ou grossi ! Pour une diététicienne !) mais je
vois leur sourire, leur maintien et j'entends leurs mots et leurs maux.
Cécile |
bonjour,
je connais se site depuis peu je ne sais pour qu'elle raison
j'y vais peut être que je trouve que l'association c'est
donnée beaucoup de peine et je tire mon chapeau attention
j'ai peut être des propos contradictoire faisant apparaitre
une souffrance et une joie de vivre, j'apprécie les
moments des rencontres sut le tchat très brève mais on passe
d'excellent moment merci a tous a toutes, pour me définir je
suis homme j'ai dépassé le stade de l'obésité je crois que
j'ai crevé le plafond jusqu'a lors cela était vivable mais
mais il y a un moment en particulier maintenant je doit
faire ce que je rebute depuis des années le régime, absolue
nécessité dans mon cas ce qui est triste j'ai peur de perdre
ma personnalité et tout ce que j'aime en mois bizarre
bizarre en tout cas même si je redeviens " normal " je
continuerais a discuté car je sais que les gens obeses sont
délicats attentionnés doux tendres bref j'aimerai que tout
le monde soit gros il y a moins de c... parmi nous alors mon
corps je vous le promet deviendra normal mais mon esprit
serra toujours gros.
Jean
Jacques
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Hello,
Je me connecte pour la première fois sur votre site (suite à
l'émission d'il y a un mois "souffrances et espoirs de
l'obésité"... je ne me souviens plus du titre exact). J'en
profite pour dire bonjour à l'Agnès/Awala du reportage et pour
lui dire bravo pour son témoignage qui m'a beaucoup touchée !
J'ai un petit témoignage à apporter à votre livre blanc, pour
celles qui sont enceintes et rondes, sur le thème : "vive les
rondeurs en cas de grossesse".
J'ai 39 ans et au moins 35 kg de trop, principalement concentrés
sur le bas du corps... sur la face arrière pour être précise :
les fesses, quoi ! Il y a six ans, à l'occasion de ma deuxième
grossesse, j'ai eu la surprise d'attendre des jumeaux, entrant
ainsi d'office dans la catégorie des grossesses à risque. Au
programme dans la plupart des cas : grossesse semi-allongée, mal
de dos, contractions et naissance prématurée... rien de très
folichon pour une hyperactive comme moi !
Au final, j'ai échappé à tout ça, et en particulier au mal de
dos dont souffrent beaucoup de femmes enceintes minces. J'en
attribue la cause à la localisation de cet énorme "surpoids
bébés", bien symétrique par rapport à mon "surpoids fessier" :
grâce à mon gros ventre, mon centre de gravité n'a jamais été
aussi bien centré sur la colonne vertébrale, et mon dos aussi
droit... il n'a donc absolument pas souffert de cette énorme
masse ventrale qui, chez une mince, aurait provoqué un
déplacement disproportionné du centre de gravité et une cambrure
insupportable pour la colonne vertébrale...
Conséquence de ce dos en pleine forme, j'ai gardé un rythme
presque normal, poursuivi mon activité professionnelle jusqu'aux
congés légaux et accouché à terme de deux magnifiques bébés...
c'est quand même la première fois que j'étais contente d'avoir
de grosses fesses !
Cerise sur le gâteau, mes bébés, haut placés dans mon ventre,
ont appuyé sur mon estomac pendant toute la grossesse : j'ai eu
un anneau gastrique temporaire pendant 6 mois ! J'ai fondu de
(presque) partout et je me trouvais plutôt jolie dans mes robes
d'été avec mes bras inhabituellement minces...
Pendant les 3-4 premiers mois de la grossesse, sous l'effet
conjugué de mon anneau gastrique improvisé et de la double
ration d'hormones qui coulait dans mes veines (provoquant
beaucoup de nausées), j'ai perdu 8 kg. Cette importante perte de
poids aurait beaucoup inquiété le médecin et peut-être entraîné
des conséquences néfaste sur les bébés SI je n'avais pas eu des
réserves... Là encore, vive les kilos en trop !
A la pesée post-accouchement, j'avais maigri de 6 kg. Bien sûr,
j'ai tout repris (et au delà) pendant les mois difficiles qui
ont suivi, car le manque de sommeil a toujours entraîné chez moi
une surconsommation d'aliments compensatoires. Mais c'est une
autre histoire... que la plupart d'entre vous connaissent sans
doute !
Soit dit en passant, je ne me ferai jamais poser d'anneau
gastrique : même si j'étais contente de mincir pendant cette
grossesse un peu spéciale, j'ai aussi vécu une grande
frustration alimentaire (5 bouchées par repas, c'est peu !).
Bonne chance à celles qui attendent un (ou plusieurs) bébés !
Agnès
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C’est vrai qu’on se sent coupable : de ne pas
savoir dire « NON » (et pas qu’à la bouffe !), de ne pas pouvoir
se refreiner, de donner une image de soi faible (ou forte,
selon), de l’image que renvoie le miroir, de ne pas oser
répondre aux sarcasmes, aux coups de griffe, aux rejets.
Mais quel autre moyen de crier « regardes-moi, je suis là,
j’existes ! » que de dépasser les normes en étant « TROP »
quelque chose (trop gros, trop maigre, trop agressif, trop
faible, …), mais surtout tellement empli d’amour à donner, à
partager.
Ce regard que l’on attend, un regard d’amour pur, ne vient
jamais de la personne qui nous le doit ; alors on persiste à
attendre tout en continuant à vivre.
J’ai pu remarquer, sur moi mais aussi sur d’autres personnes,
que le surpoids s’accompagnait souvent d’autres « tourments » :
dépenses immodérées, tabac, jeu, alcool… Comme si le besoin de
combler un manque pouvait se transposer par multiplication.
On a le sentiment d’être deux et perpétuellement en conflit : «
non, ce n’est pas possible, ce n’est pas moi cette chose
déformée ».
Et bien non, ce corps que je vois n’est pas mon corps, il est ma
douleur matérialisée.
Alors je relève la tête et, en attendant de trouver le nœud de
ma souffrance, je vis et j’essaye de ne rien rater.
Je considère que celles et ceux qui me jugent sont à plaindre
car ils n’ont pas mon ouverture d’esprit, ma compassion et ma
joie. Ils sont petits, par leur esprit étriqué, leur manque de
respect, leurs sentiments stéréotypés et leur besoin de
ressembler à quelqu’un, de se fondre dans la masse prouvant
ainsi qu’ils n’ont aucune identité.
Que le monde serait terne si nous nous ressemblions tous.
Moi je veux être différente de ça !
Certaines personnes ne m’aiment pas ? et bien tant pis, elles ne
méritent pas mon affection. Un éventuel employeur me juge sur ma
morphologie ? ma persévérance et ma ténacité m’aideront à
trouver un employeur qui appréciera mes capacités, mon
expérience et mes compétences. Des membres de ma famille me
rejettent ? je les plains. Un être cher me blesse ? je le lui
dis et je lui montre cette violence qu’il porte en lui. Mon
enfant a honte de moi ? je n’ai pas assez ouvert son esprit à la
tolérance et au respect de l’autre.
Mais surtout, j’avance ! Ma force viendra de là.
Bon courage à Vous.
MarieM.
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Bonjour,
Je voulais vous faire partager une expérience très agréable :
Il y a un peu plus de 3 ans, nous décidions de nous marier. Ma
mère et moi pensons tout de suite à la robe. Je pensais que je
ne trouverais jamais de robe à ma taille et nous envisagions ou
de la faire nous même ou un mariage en tailleur. Comme par
hasard (mais je ne crois pas au hasard) nous passons devant la
seule boutique de robe de mariée de Clamecy (Nièvre).
J'entre et un peu provocatrice je demande : "je pense que vous
n'avez pas de robe à ma taille ?" La vendeuse m'a regardée, m'a
sourit et m'a répondu " Et pourquoi ? Détrompez-vous, nous avons
toutes les tailles jusqu'au 68".
Elle m'a admirablement conseillée et j'ai eu ma belle robe
blanche. Tout le monde s'accorde à dire que j'étais une très
belle mariée !
Arrêtons de penser que nous n'avons pas le droit à même vie que
les minces car souvent nous sommes les seules à le penser.
Rondeetblonde
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J'ai 35 ans. Quand j'étais gamine, j'ai toujours
été plus grande que les enfants de mon âge et un peu plus
carrée. J'ai eu droit à pas mal de réflexions sur mon poids
alors qu'aujourd'hui, quand je regarde les photos de l'époque,
je me trouve très bien. Mais à 10 ans et après, les paroles
méchantes touchent beaucoup.
La première fois qu'un garçon m'a adressé la parole, il m'a dit
"salut gros tas !". J'avais environ 12 ans et ça m'a marqué.
Encore aujourd'hui, quand j'y repense, ça me fait mal. On m'a
aussi appelé "grosse patate", "grosse pouf"... et j'en passe et
des meilleures...
Bref, tout ça a fait que je me sentais très mal dans ma peau. Je
me disais "vu que je suis grosse, je peux me permettre de manger
des chocolats ou autres confiseries, un kilo de plus ou de
moins, ça revient au même..." Du coup, alors que je devais avoir
un poids "normal", j'ai pris 20 kilos en 1 an.
Ma mère m'a mise au régime, mais je mangeais en cachette les
gâteaux qu'elle achetait pour mes frères. Je cachais les paquets
sous mon lit et le soir, en me couchant, je les vidais.
J'ai gardé mes kilos longtemps, j'ai essayé de maigrir,
alternant les périodes de restriction et les périodes de
boulimie. Et puis, il y a 2 ans, j'ai décidé de préparer le BTS
de diététique, un vieux rêve (quand on baigne dedans depuis
l'enfance...). J'ai eu cet examen du premier coup en septembre
dernier et j'ai ouvert mon cabinet de consultation en janvier.
Entre temps, j'ai testé sur moi les conseils que j'avais appris
dans mes cours et j'ai perdu 15 kg en 1 an : doucement mais
sûrement. Voilà comment "un gros tas" est devenue
diététicienne...
Aujourd'hui, je me sens mieux dans ma peau (même si je me sens
toujours grosse) et heureuse d'aider les personnes qui comme moi
souffrent de surpoids et du regard des autres. J'ai un très bon
contact avec les personnes que je suis car elles se sentent
comprises. Je ne suis pas une de ces diét qui a toujours été
mince et qui donne des leçons sans s'occuper de ce que peux
ressentir la personne en face.
Bref, je voulais vous laisser ce message pour vous dire de
laisser tomber les régimes farfelus, miracles, que l'on voit
dans tous les magazines ou dont on parle à la TV. J'avoue que le
by-pass me fait peur, je ne sais pas quels sont ses effets à
long terme et ça reste pour moi de la mutilation. Faites
attention avec ça. Essayez de vous accepter, c'est important,
mais faites aussi attention à votre santé.
J'espère que mon message vous redonnera espoir.
F.
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La silhouette est le premier
signalement que l'on donne de soi. Lorsqu'on est en dehors
de la "norme" on n'entre plus dans ce qui est acceptable par
la société cela est une différence. Ayant également un
handicape visible j'ai appris par ma propre expérience que
le regard sur "les gros" comme sur les Handicapés est plus
souvent indifférent qui devient parfois plus blessant. Mon
expérience de guérison de toutes ces choses s'est produite
par la découverte de ce qu'on appelle la Foi en l'Evangile.
Mon regard sur les autres a connu alors, une arme
infaillible ; c'est l'Amour un amour que nous n'avons pas
naturellement et que Dieu veut donner la précisément où il y
a grande souffrance.
Voila je veux partager cela avec vous car
c'est une expérience qui continue dans le temps.
Clarence
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Salut à tous et toutes
Un jour, quand j’étais ado et un peu ronde (58 pour 1m58) un
petit c… dans un couloir du lycée devant toute une assemblée,
s’est permis de se moquer de moi sur le thème de la grosseur. Ce
à quoi je lui ai immédiatement rétorqué que qu’il existait des
solutions si je voulais maigrir mais que malheureusement il n’y
avait aucun remède à la connerie et qu’il le resterait à vie. Il
voulait faire le malin devant les autres et c’est de lui que
tout le monde s’est moqué, et l’histoire a fait le tour du
lycée. Je sais qu’il n’est pas toujours facile d’oser mais
parfois ça aide beaucoup car même si sa méchanceté m’a blessée,
elle lui est repartie dans la tête. Nous devons trouver en nous
le courage de ne jamais baisser la tête et forcer le respect des
autres.
Cécile
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Bonjour à tous, j ai 45 ans toute ma vie j'ai été au
régime, je perdais puis je regrossissais, c'est ce qu'on appelle le
yoyo. Maintenant je pèse 130 kg pour 1m68 je souffre a un genou.
Hier j'ai voulu passer un IRM et je n'ai pas pu puisque le poids
maximum de la table est de 130 kg. La manipulatrice m'a dit pourtant
c'est du matériel américain et il y a beaucoup d'obèses en Amérique.
Je suis repartie furieuse et en pleure. Donc nous les gros nous ne
pouvons pas nous soigner. C'est scandaleux heureusement j'ai un mari
qui m'aime comme je suis et c'est lui qui me remonte le moral. Lui
aussi est obèse et il se sent bien comme ca. Ma souffrance vient du
regard des gens et au travail nous avons des tenues blanches et
surtout un pantalon je suis très mal à l'aise, j'ai de grosses
cuisses avec des bourrelets et les collègues quand je les croisent
ne me regardent pas dans les yeux mais les cuisses. Je ne porte
jamais de pantalon. Moi aussi j aimerais aller me baigner mais comme
j'ai honte de mon corps je leur dit que j'ai peur de l'eau.
Quelquefois je pense que je ne devrais pas me plaindre il y a des
personnes qui souffrent plus que moi. Je vous remercie d'avoir pu
écrire ce que j'avais sur le cœur.
Evelyne
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Bonjour,
J'ai été assez surprise de lire les témoignages aussi bien sur le
Livre Blanc que le Livre Noir. Je fais 1m70 pour 99 kg (j'ai atteint
il y a quelques années 117 kg). Et j'ai 34 ans. je n'ai aucun
souvenir particulier de remarques blessantes. Peut-être étais-je
entourée de gens intelligents.
je ne sais pas.
Même récemment, alors que j'ai publié un livre et qu'il faut donc
courir les différents salons du livre pour les dédicaces, je n'ai
pas eu de réflexion.
Au contraire, j'ai eu l'impression que mon poids m'offrait pour la
première fois une sorte d'assise de confiance qui permettait au
lecteur de m'aborder sans souci.
Quand aux réflexions, croyez bien que même mince et jolie, on peut
en avoir.
Et la vie d'une mince et belle n'est pas meilleure que la nôtre (et
oui, mes rares amies sont toutes jolies et canons! ;-)).
Bises,
Muriel
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Je ne suis ni atteinte, ni choquée par le livre noir
...
Je ne comprend juste pas le besoin qu'on ces gens de
rejeter ce qui est différent d'eux ! Mais qu'est ce qu'est la norme
dont tout le monde parle ? si ce n'est un cadre serré et étriqué
dans lequel ni mon 48 ni ma largeur d'esprit ne rentrerons ! et par
pitié , je serais malheureuse de voir que j'y rentre un jour !
J'ai tenté de maigrir , à 16 ans je suis partie de
chez moi pour rentrer dans un centre de rééducation alimentaire pour
adolescents , j'ai perdu 25 kg , certes certaines personnes qui me
tournaient jusqu'alors le dos , sont venues vers moi et sont
devenues " aimables" des garçons qui m'avaient jusqu'a présent
rejetée , se sont intéressés a ma "personnalité" ... J'ai regrossi ,
et ces hypocrites sont repartis , seuls les vrais sont restés et je
ne m'en plain pas !
que tous les rond osent se montrer , ne pensent
jamais qu'ils sont différents , car ce sont ceux qui ne comprennent
pas qui sont différents ... Moi je me trouve tout a fait normale !
Alice
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Bonjour
Bien sûr comme beaucoup de personnes, j'ai subi et
j'en subi encore... qu'est-ce qu'il faut comme courage.
Je m'appelle Caty, j'ai 46 ans, je mesure 1m59 et
pèse 96 kilos...
Les kilos que l'on ne veut pas à cause de la maladie,
on fait avec et on essaie de sourire quand on entend des "cons" ou
"connes" qui osent critiquer et qui ne savent rien de votre vie..
Enfin pour vous dire, que j'ai des rondeurs et elles
ne servent pas qu'à se moquer... au contraire elles servent aussi à
réchauffer les cœurs...
Amitiés à toutes
Caty
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bonjour,
je suis comme Alexandra effrayée par ce livre noir.
Mais je voudrais vous dire que vous n'êtes pas les seuls à souffrir de
discrimination. Les hommes n'aiment pas tout ce qui est dans la "norme"
avec 10 000 guillemets.
Mon, mari est fort (100 kg pour 1 m 77) mais cela ne m'a jamais gênée.
Je ne juge pas les gens sur leur physique mais sur leur intelligence et
leurs qualités humaines. On peut aimer une personne forte, je préfère 10
000 fois un homme rond intelligent et gentil aux types minces méchants
et incultes qui font légions.
Je souffre de dépression héréditaire et je ne sais pas si cela pourra
rassurer les personnes fortes mais moi aussi j'ai subi des
discriminations dans mes relations amicales mais surtout dans mon
travail.
Des amis m'ont dit qu'il fallait mieux se suicider plutôt que d'être
dépressive (inutile de vous dire que ceux ne sont plus des amis) ou bien
certains croient faire de l'humour en me montrant des livres ou des
films tristes en me disant "tiens c'est pour toi". Pas facile à vivre
quand on se bat tous les jours pour avoir le moral être souriante et
n'emmerder personne avec sa maladie. Je précise que quand les gens ne le
savent pas ils ne se doutent jamais que je suis dépressive.
Au travail, après de longues études, j'ai eu droit à des réflexions du
genre "tu es débile ou quoi ?" "tu peux pas aller plus vite ?" 'pfff
quelle bonne à rien" et même " "tu sais lire au moins ? " dur à avaler
quand on a fait une prépa et qu'on a un bac + 5 en vérité bac + 6. Et
oui je suis un peu plus lente que la moyenne à cause de mes médocs, donc
on se permet de m'insulter, de me faire faire des heures supplémentaires
non payées. Le plus drôle étant bien sûr de m'insulter "salope" par
exemple jusqu'à me faire pleurer et évidemment les 15 employés ne
réagissent pas. Je n'ai qu'à pas être aussi sensible voilà tout.
L'obésité est comme la dépression cela n'est pas due à une faiblesse de
la volonté, à un laisser aller. Qui rêverait d'être gros ou d'être
dépressif volontairement à moins d'être maso ?
Dites vous bien que ceux sont les autres qui ont un problème ceux sont
des pauvres minables des trouillards qui n'ont aucune philosophie de vie
autre que "il faut être mince et gagner du fric" comme le disent les
magasines people. Ce qui me rassure quand même c'est que dans le livre
blanc beaucoup de gens ont une vie amoureuse et social normale, comme
quoi, même en étant dépressif ou gros, on peut avoir des amis et des
amours, parce qu'il existe des gens qui acceptent la différence et
préfèrent des gens sympas et agréables à des connards qui rentrent dans
le moule.
Ne vous découragez pas, ceux qui vous jugent sur le physique sont des
cons, il existe des gens bien qui ne sont pas racistes envers les gros.
Bises à tous
Isabelle |
Salut à tous ! Je m'appelle Laury, j'ai 20 ans pèse 94
kilos pour 1m62. Et pourtant je crois que je suis la plus heureuse des
jeunes filles de mon âge. Depuis le début de ma puberté je n'ai fait que
grossir, pour moi ça ne changer strictement rien à ma vie, j'avais les
même amis, j'avais des petits copains comme toutes les autres, des
brimades de temps en temps mais rien qui ne m'atteignais. Mais pour ma
famille c'était une catastrophe ! Nous connaissons tous les " tu devrais
faire attention, c'est pour ton bien ... " Alors aujourd'hui, j'ai
décidée de m'assumer, je ne vais qu'en même pas culpabiliser parce j'ai
des rondeurs, pour faire plaisir à certains ! En plus dans ma vie tout
vas bien. J'ai pleins d'amis super, qui m'aiment pour ma gentillesse et
ma joie de vivre, et un petit ami adorable depuis deux ans et demi, qui
m'aime comme je suis ! Certain de mes amis mon disent qu'il ne
voudraient pas que je devienne une de ces filles toute maigre, de peur
que je perde mon humour avec mes kilos, faut dire que je suis un clown !
Voilà donc la fin de ce message avec ma devise volé à Amel Bent : " MOI
J'AI DES FORMES ET DES RONDEURS, CA SERRE A RECHOFFER LES COEURS "
Laury |
|
Bonjour tout le monde !
Un témoignage de plus de ce monde difficile ! somme toute, je suis
marié à une femme de qualité qui malgré certaines rondeurs et plus
si affinités, m'a trouvé un charme au point de m'épouser ! et
pourtant cette image que vous connaissez toutes et tous était aussi
présente ! mais ce qu'elle a regardé, ce sont les yeux - comme moi
pour elle - et leur reflet exprimé une beauté de cœur qui me fait
lâcher encore quelques larmes tant j'en suis ému ! nous sommes
mariés depuis 22 ans, en mars prochain, et cet amour sacré m'a
consolidé face à des envies parfois bien sombres et qui m'aide
encore aujourd'hui !
Toutefois, cette galère au sein duquel je rame m'a
amené à exercer un certain charme ! modéré auprès de ces dames qui,
rondes ou pas, rit à de petites attentions du sexe opposé mais sans
ambiguïtés quelconques. Et puis, depuis quelques mois, la rondeur
des mots forme d'allegrossimo poèmes dont je vous ferais primeur car
ils vous sont dédiés !
Mon autre réflexion vient aussi du fait que tous les
ronds ne sont pas bons ! dans la bonté de cœur et dans l'échange
d'un regard ! Nous nous comprenons pourtant quel que soit le
"handicap", ça y est le mot est lâché, car je l'ai entendu ça aussi
! après le gros chantier d'une chirurgie !
Mais se tourner vers les mots après les maux donne
une vision autre de l'imbécile qui est en face et qui rit, et qui
rit moins quand il voit que son problème devra être réglé....par moi
! et là, je suis tout sourire et l'on se comprend tout de suite !
J'ai même poussé le bouchon, un petit bouchon, un peu plus loin, une
fois, en mettant un bavoir et expliquant, à mon interlocuteur, la
raison de cet accoutrement ! Après qu'il se soit bien foutu de moi
dehors, il allait devoir m'affronter dedans ! et je ne suis pas
inspecteur des impôts - dommage - ! Alors, amies et amis, mon seul
emploi du terme "gros" ne sera que pour le cœur, les émotions, les
larmes ou les gros (ses) cons (nes, y'en a aussi !) qui nous
entourent !
A très bientôt pour vous narrer contine !
Amitiés,
Le Chevalier Poète
|
je mesure 1.65 pour 105 kg
maintenant à 25ans, 85 kilo au collège, déjà bien ronde en primaire.
j'ai évidemment connu les médecins qui ne se rendent pas compte de leur
méchanceté, des petits cons qui se moquent dans la rue, d'une société
mal adaptée à ma morphologie...mais j'ai une famille qui m a appris de
ne pas avoir honte de mon poids. Ma mère, 1.55m pour 50kilo, m a
évidemment donne des conseil de nutrition, mais sans pour autant me dire
que comme j'étais je n étais pas bien...le message est et a toujours
été, il est vrai que tu devrais maigrir, mais pas pour faire plaisir au
gens, mais plus pour ma sante..et elle m a jamais demander que je fasse
50 kilo non plus mais plutôt 75....
mais je n'écris pas dans le livre blanc pour cela , mais pour vous dire
que mon caractère joviale, ma réparti, ma confiance en moi et le fais
que je sois doué en sport m a permis d'avoir des tas d'amis, des
personnes qui m on entouré et crées un bouclier fasse au cons qui n'ont
rien compris.
je me rend compte à présent, qu'à chaque fois que je me suis empêcher de
faire quelque chose, par peur des apparences, par peur des réaction des
autres, je me suis alors empêcher de réussir. Je pense m'être tout a
fait libérée à 22 ans quand j ai osé demander à un garçon de sortir avec
moi ...il a dit oui à moi et mes 95 kilo...
je parle alors à celle qui ne s'affirme pas : osez !!!
bien sur vous allez vous prendre des gamelles, mais au moins vous aurez
une chance de réussir.
n'oubliez jamais de montrer vos qualité : les gens qui en valent la
peine vous apprécieront et certain même vous aimeront.
alors je dis merci à la vie qui m'a permise de rencontrer toutes ces
personnes assez intelligent pour voir plus loin que mes kilos en trop.
Eliane |
Bonjour et merci
pour ce que vous faites pour nous tous.
Pour une fois je vais vous relater une anecdote que j'ai trouvé
positive.
On parle souvent des difficultés liées à la taille des brassards pour
prendre la tension. Je me suis trouvé confrontée à ce souci à l'hôpital
Bichat, service urgences gynécologiques. Le tensiomètre était trop
étroit pour mon GROS bras. L'infirmière ne s'est pas démontée, elle est
tout simplement partie faire le tour des services à la recherche d'un
autre appareil. Elle m'en a fait essayer trois en tout, jusqu'à en
trouver un qui me convienne (il s'agissait d'un très vieux modèle, comme
quoi, les normes changent...) J'ai apprécié sa gentillesse et sa
courtoisie (elle s'est comportée comme si tout ça était parfaitement
normal) Ces instants sont suffisamment rares pour qu'on se les rappelle.
A très bientôt pour d'autres témoignages (positifs j'espère)
Maebis |
Bonjour à vous toutes et tous,
Je suis Alex, j’ai 29 ans et 1m60 et 52 Kg, je viens de lire le « Livre
Noir », et je suis effrayée de constater que les gens se permettent de
vous juger ainsi.
Mais si cela peut vous rassurer ce n’est pas en étant « normale » que
l’on est plus heureux, je peux vous dire que rien qu’à mon boulot (nous
sommes 50 personnes et 50 personnes minces) eh ben il y en a des tarés
!!! Des complexés au niveau fric, au niveau sentimentale, au niveau
relationnel (des agressifs qui ne savent pas s’exprimer autrement qu’en
hurlant, des dépressifs, des comédiens, des comiques à 2 balles, une
boulimique, une vieille fille, un masochiste, 1 alcoolique, des gentils,
des sympas, des cools, des moqueurs, de la vermine, bref, la comédie
humaine à l’état pur agrémentée de ridicule, de joie, parfois de moments
pathétiques et les jours se passent mais les névroses s’accentuent !
Je voudrais juste revenir sur le fait qu’il ne faut pas généraliser pour
ceux qui auraient tendance à faire de la paranoïa que :
- Avoir un physique canon = c’est forcément être méchant, ou prétentieux
ou content de sa personne, … vaniteux, et regardant…
- Avoir des imperfections notoires = sympa, rigolo, bon vivant, pas beau
physique, donc belle personnalité, ….
Mais sensibles et altruistes comme vous l’êtes dans vos témoignages et
entre nous je crois que vous le savez déjà tout ça et qu’il y a de tout.
Mon papa est gros, mais j’ai toujours été très fière de lui et pas
question de le cacher, ni à mes amis, copains, ou entourage
professionnel, si quelqu’un s’avisait à lui dire une horreur comme
celles que j’ai lues dans le « Livre Noir », non seulement je serais
extrêmement malheureuse mais je lui déboîte la tête désolé, mais il faut
savoir s’énerver quand il faut. Si on est pas respecté il faut imposer
le RESPECT.
Pourquoi de tels comportements ? Car ils ont peur ces idiots, ils ne
s’assument pas, et il est plus facile de tenir des propos injurieux et
blessants pour attaquer les autres avant de se remettre en question.
Sans réaliser que tant de stupidité pourrait pousser des personnes
vulnérables à des actes de folie, sans parler des séquelles
psychologique. Plus je vous lis et plus je suis écœurée de ce monde de
haine. Le problème supplémentaire que je constate, c’est que ces sales
c… choisissent souvent des moments où vous êtes seuls et vous attaquent
au dépourvu, dans des situations quotidiennes où l’on ne s’attends pas à
être agressé de la sorte. Et je suis encore une fois écœurée que les
gens qui vous entourent (collègues, public, ou « amis »…) ne réagissent
pas face à ces injustices. Je dis ça car je suis une grande gueule à
fort caractère, et à force les gens sélectionnent ce qu’ils vont dire
avant de dire n’importe quoi devant moi. Cela car je clame haut et fort
qu’avant d’ouvrir la bouche il faut bien sélectionner ses propos et
surtout apprendre aux gens que l’on ne dit pas n’importe quoi n’importe
comment à n’importe qui. Sinon on s’expose à des retours puissance mille
! lol
J’ai les boules, ce livre noir me fout les boules, et je voudrais dire à
tous ceux qui se croient malins et qui se prennent pour des canons,
qu’ils sont des lâches, frustrés, hystériques, qui se vengent de leurs
vies de m…., sur des gens innocents dont les failles apparaissent plus «
évidentes ».
Mon père est gros et heureux, car ma mère, mon frère et moi-même
l’adorons, il est beau, de ce côté rien à dire car il est sympa,
sincère, compréhensif, et son sourire n’est que le reflet de son âme et
puis nous sommes toujours là pour le conseiller au niveau vestimentaire,
coiffure look, au bout du compte : il a la classe !!!!! J’aime mon père,
mon père est gros, et j’aime tous les gens qui méritent que je les aime.
Alors à ceux et celles qui ont subi des bassesses sans nom, et des
atteintes à leur intégrité, et dignité, je vous le demande SVP ne soyez
pas tristes, et ne vous laissez pas abattre, la vie est belle pour ceux
qui savent en jouir. Une existante humaine ne se limite pas à des
fringues taille « standard », ni à des panneaux publicitaires, et à bien
d’autres choses tout aussi futiles. Quelque soit notre physique, on
mérite tous le respect, et le soutient. Je pense que pour les plus
timides d’entre vous, ou les plus opprimés, il faut vous dire que « oui
» vous existez, et que cela plaise ou non vous êtes en vie alors il
faudra que les c… fassent avec. Je sais que ça peut paraître cliché ce
que je vais dire, mais tout le monde devrait regarder le film « L’amour
Extra Large » car dans ce film les canons sont ceux qui ont du cœur.
Voilà j’espère ne pas vous avoir soûlé, et je vous souhaite pleins de
belles et bonnes choses !
et à ceux qui se croient supérieurs pour des raisons que seuls eux
connaissent je vous souhaite juste de trouver une source de plaisir
autre que celle d’humilier vos contemporains et apprendre à vous faire
plaisir, là la route est longue !
Alexandra |
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Bonjour ;comme je suis heureux, de votre site ,je mesure 1,69 pour
50kg ....54 ans. je viens seulement vous parler de ce racisme, voir,
cette exclusion. Autant le dire, je ne suis pas attiré physiquement
par les femmes "Rondes", mais je les aimes, j'en connais ... Elles
ont dans le cœur quelque chose d'admirable ! Douces, prévenantes,
débordantes d'amour. Cette richesse qu'elles ont en elles, est un
véritable cadeau, je les aiment, et me le rendent bien sur les sites
web. J'aimerais que ce témoignage leur parvienne, qu'elles ont leur
place en amour et en amitié, ne pas baisser les bras .
Cordialement ,je les embrasse. Bien à vous,
Guy
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Moi aussi je suis victime du racisme anti gros depuis des années
mais je voulais juste témoigner qu'il n'y a pas que des cons. J'ai
participer à une émission de télé avec Jean-Luc Delarue pour parler
justement du regard des autres et de la méchanceté des gens et
comment ça nous détruit (heureusement j'ai des enfants formidables
qui m'aiment et me soutiennent sinon je ne serais plus de ce monde)
et bien depuis cette émission, j'ai eu pleins de gens qui m'on
arrêté dans la rue pour me dire que je ne devais en aucun cas
m'arrêter au regard des autres et ils me disaient tous des mots
gentils qui m'ont vraiment remonter le moral alors il faut laisser
les gens cons à coté malheureusement on ne pourra pas les changer et
surtout ne vous enfermer pas c'est la pire chose à faire et bravo à
l'association qui est formidable.
Mimiladouce de paris
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Nous avons reçu récemment le témoignage de
Monsieur Lorenzo Lavilla, travailleur social, qui s’est occupé
pendant trois ans (et s'occupe encore) du dossier d’une dame
obèse d’une soixantaine d’années, Madame A., qui était sans
ressources, vivait dans la rue, et dont l’état de santé était
extrêmement fragilisé par plusieurs pathologies. Vous trouverez
dans le
Livre Noir le détail de ce que Madame A. a vécu, et qui
relève pour beaucoup de la discrimination à l’emploi comme à
l’accès aux soins.
Nous voulons rendre ici hommage au dévouement de M. Lavilla, qui
ne s’est pas contenté de faire son travail avec soin, mais qui
en a dépassé les frontières pour porter une véritable assistance
matérielle, morale et médicale à Madame A. Il est même possible
de penser que sans son humanité et sa persévérance, Madame A.
aurait perdu la vie. Grâce à l’énergie et aux efforts de
Monsieur Lavilla, Madame A. a pu bénéficier d'une intervention
chirurgicale d’urgence en décembre. Il reste maintenant à
trouver pour Madame A. une maison de retraite médicalisée où
elle pourra couler des jours meilleurs.
Un chaleureux remerciement de notre Association à
Lorenzo Lavilla d’avoir eu pour Madame A. une vraie
considération et de l’avoir traitée et fait traiter avec toute
la dignité due à sa personne, et tout notre soutien pour sa
recherche d'un toit pour Madame A.
L’équipe d’animation d’Allegro
Fortissimo
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