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Résumé de "la Grosse" (suite)
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Céline n’était pas prédestinée à devenir garde-barrière. On ne sait
d’où, précisément, elle vient mais seulement qu’un militaire avec
lequel elle a partagé une passion définitive l’a ramenée en France
avec son enfant. Ce ne lui fut pas difficile de devenir hôtesse de
l’air : elle parle plusieurs langues, elle fut mince même… Et puis
l’amant enfui et l’enfant mort dans un accident il semble qu’elle ait
déchu. Elle est devenue grosse et nostalgique. Elle s’est sentie
rejetée et a conçu le besoin de se cacher. Alors ce poste « une peu
isolé » de garde-barrière c’est son refuge, son havre de paix, son
presque éden. Chaque nuit, pour baisser la barrière du passage à
niveau lorsque s’annonce le rapide de 0h37 elle s’apprête comme pour
une rencontre amoureuse… Les saisons se succèdent avec leur cortège
d’activités et de modestes plaisirs. Fruits du jardin finissant à
confitures, légumes du potager qu’il faut arroser, bois à aller
chercher avec la brouette, enfants qu’on lui confie parfois le
mercredi et auxquels elle s’attache plus que de raison. Et puis le
vieil Anatolis, son voisin-ami dont elle est la Lumière. La campagne
bourguignonne aux étés flamboyants et bruissants, les hivers brumeux
tandis que brûle le feu dans l’âtre. La poésie des choses. La douceur
de la nostalgie… et puis une fin triste à mourir. |