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Hélène Berton "Hélène Berton ne peint, à l'exception d'un homme quelque peu esseulé à la galerie des Arènes, que des femmes. De fait, face au nombre de formats présentés, ce sont peut-être une centaine de celles-ci qui s'exposent actuellement. Car dessous la femme peintre qui s'affiche, " sept ou huit autres femmes " existent : Hélène Berton aime à recouvrir ses toiles avec la même obsession qu'elle voue au sexe féminin. " Je me sens plus d'affinités avec elles ", explique-t-elle, laconique. Si l'esthétique de ses dames rondes traitées souvent dans les sépias a bien de quoi séduire, elle ne se satisfait pas d'analyses simplement plastiques : " Il y a souvent des histoires horribles " derrière ces visages, témoigne-t-elle. Lesquelles ? Hélène Berton ne le sait pas. Plus qu'une analyse, c'est une inquiétude qu'elle peint ; ainsi ses êtres sont-ils plus inquiétants qu'inquiets… D'où sans doute l'extrême sensibilité de son travail que semble partager le spectateur- y compris le plus profane. Fortes mais toujours féminines voire sexy, toutes ces femmes gagnent en mystère avec l'âge, pour ne faire peut-être qu'une au final. De celle qui colle tant à la peau d'Hélène Berton que cette dernière ne parvient à la peindre avec le recul nécessaire (d'où son éternelle insatisfaction face à ses représentations). Ce qui n'est pas faute pourtant de ne pas chercher à le regarder en face. Cette fameuse femme." |