Témoignages

Nous vous invitons à nous faire partager vos expériences personnelles positives ou négatives concernant la prise en charge médicale de votre surpoids.
Au delà de la médicalisation classique nous sommes intéressés par tout ce qui vous aide à être mieux dans votre corps. Des soins de beauté en passant par les massages, les médecines dites parallèles et toutes les alternatives aux domaines classiques de la diététique, du sport, des psychothérapies et des suivis habituels.

De nombreux participants demandent des témoignages de gastroplasties et de procédés chirurgicaux.
Le nombre de kilos perdus ne nous intéresse que lorsque les résultats se confirment sur le long terme (au moins 5 ans). Il est certain maigrir est plus confortable physiquement, c’est une évidence. Mais perdre beaucoup de poids est un bouleversement.
Il y a le plaisir de bouger, de s’habiller plus facilement, d’être valorisé par les compliments de ceux qui ne vous reconnaissent plus et qui vous félicitent.
Puis vous passez plus inaperçu . Vous avez peut-être un peu de mal à vous retrouver dans ce nouveau corps . L’euphorie des premières « victoires » se dissipe et il faut gérer cette image, les stigmates de cet amaigrissement, une nouvelle façon de vivre parfois.
Sur les sites spécifiques de gastroplastie vous rêvez à ces pertes de poids spectaculaires.
Plus rien n’a d’importance. Vous allez bientôt devenir cette mince dont vous rêviez sans tenir compte des complications possibles, des contraintes et des résultats parfois aléatoires.
Nous sommes bien placés pour savoir combien les échecs antérieurs nous ont enfoncés dans une culpabilité grandissante nous menant vers les impasses qui vous poussent peut-être maintenant à envisager l’extrême, l’irréversible.

Or il est reconnu médicalement aujourd’hui qu’une perte de poids modérée, de l’ordre de 10 à 15% de son poids actuel suffit à améliorer les complications de santé liées au surpoids.
Pour arriver à ce résultat, il suffit parfois d’un simple accompagnement respectueux et éclairé.
Une sensibilisation du corps médical commence à exister .
Fuyez les thérapeutes qui vous malmènent. C’est déjà un premier pas vers la size acceptance…

En ce qui concerne les prises en charge psychothérapiques un certain flou existe .
N’hésitez pas à témoigner. Nous essaierons de rassembler vos expériences pour une meilleure compréhension des bénéfices de ces prises en charge en rapport avec nos problèmes spécifiques.

Pour amorcer cette rubrique, j’ai choisi sur la MLAF certaines interventions . Je remercie leurs auteurs . Ces choix sont arbitraires mais je vous fais confiance . Vous saurez nous faire partager vos expériences mais aussi vos questions.

 

Pour renchérir à tout ce qui a été dit sur les thérapies, je dirais qu'une thérapie, c'est un beau cadeau que l'on se fait à soi, qui nécessite un investissement personnel important. Un chemin pas toujours facile car souvent souffrant, nous faisant toucher des blessures très enfouies. Mais c'est une belle découverte de soi, de ses forces et ses faiblesses, en  apprenant à les regarder avec la même compassion qu'on peut avoir pour les autres. C'est aussi s'accepter ainsi et le faire respecter autour de nous, quitte à devoir faire un trait sur certaines relations qui nous nuisent...
Et c'est là que c'est souvent difficile, surtout quand il s'agit d'un proche parent. Mais au bout du chemin, on y trouve une sérénité, une paix qui fait qu'on se dit que vieillir a ses bons côtés, et pour ma part, que je ne reviendrais pas à mes 20 ans (sauf côté corporel... LOL). La question des médicaments ou non; j'ai fait le choix de faire la thérapie sans et j'en suis contente. Mais aujourd'hui, avec les connaissances que j'ai, je dirais qu'il ne faut pas hésiter quand la souffrance est trop grande et nous empêche de fonctionner au quotidien. Question de se donner du répit, tout en sondant au fond de nous même bien sûr.
Bises à tous,
Lyne de Montréal le 22/11/2001

Je vous entends parler antidépresseurs afin de maigrir, alors laissez-moi vous raconter mon parcours du combattant.
Ah mon Dieuuuuuu, maigrir, le mot magique, imprononçable sans une petite suée ; se rêver svelte et élancée et tout  faire pour y arriver. Et quand je dis tout faire, je ne suis pas loin de la vérité.
Première étape ; pub dans la boîte aux lettres ; achetez le  fameux thé Tuyochat (orthographe approximative) qui devait
faire des miracles ! Faire fondre ma graisse sans le moindre effort !!!!
Ca a bien fait fondre quelque chose ; mon porte monnaie ; mais la graisse ; point.
Autre essai thé : celui de Rika Zaraï
Tout Paris à traverser pour trouver des herbes au nom imprononçable et au goût..... je n'en dirai pas plus. Alors me voilà partie tous les matins au bureau avec le thermos en dessous le bras à me pincer le nez dès qu'il s'agissait d'avaler la moindre gorgée du fameux liquide et ensuite direction WC : plus d'une dizaine de fois par jour ; heureux les clients et le boss ; ma succursale : les toilettes. Et évidemment, pas un gramme de perdu.
Autre opération miracle : l'acupuncture. Ah les gentilles aiguillez plantées dans les oreilles, partout sur votre visage pour perdre quoi ?????? Rien ! nada !
Bon alors j'allais essayer le vrai régime, celui à basses calories ; un yaourt le matin, un steak haricots verts le midi et une malheureuse soupe le soir. C'est sur j'ai perdu du poids mais j'ai également perdu..... mes cheveux ; par poignées entières !!! Adios le régime.
Alors je me suis dis que le meilleur moyen était encore de m'emmurer, me laisser seulement un petit soupirail où me passer une malheureuse soupe et un trognon de pain et venir me délivrer six mois plus tard !!! Mouai archaïque comme système....
Alors je me suis dit, mais non de Zeus ; l'amour allait me faire maigrir !!!! Même pas. Je suis heureuse je mange du chocolat, je suis malheureuse je me console avec le chocolat. Je ne suis rien du tout.... ben y a tout de même un morceau de chocolat qui traîne.
Alors moralité ; je veux vivre d'amour mais pas d'eau fraîche et en tout les cas pas d'antidépresseurs ; j'aime trop la vie.
Sal le 22/11/2001

Bonjour à tous et toutes,
Comme je travaille en santé mentale, je me permets une petite suggestion. Les anti-dépresseurs, pour être efficace, doivent généralement être pris tous les jours et leurs effets bénéfiques ne se font sentir qu'autour de 3 semaines plus tard. Une des médecins avec qui je travaille a fait partie d'une étude sur un produit naturel qu'on nomme le Millepertuis et qu'on retrouve en vente libre (je ne sais pas s'ils se vend en France). Elle a prescrit ce produit à des personnes dépressives en remplacement des  anti-dépresseurs. Les résultats ne sont pas tous établis à ce jour mais il  semble que ce produit aurait le même effet qu'un anti-dépresseur. Il semble également que ce produit soit d'usage courante en Allemagne dans le traitement de la dépression. Et serait aussi bénéfique pour réduire l'anxiété et les insomnies. Dans des périodes un peu plus down, je l'ai essayé sur de courtes périodes et j'ai ressenti les effets positifs après 3 jrs. L'effet placebo ? Peut-être mais j'ai préféré ça aux anti-dépresseurs.
Bonne journée !
Lyne de Montréal

Je me permet juste de rappeler que les anti-dépresseurs et anxiolytiques divers font grossir... et pas qu'un peu... mon frère qui est maniaco-dépressif depuis 10 ans a pris jusqu'à 50 kilos... en quelques mois. Faites comme moi, j'ai une boite de Prozac depuis des années dans mon sac, et dés que je vais pas bien je la sort, je la regarde et je me dis que je suis bien assez forte et bien trop positive pour me laisser aller à ça... Mais c'est moi! L'effet placebo me suffit.
PAT-PAT

Les antidépresseurs ont effectivement de très bons aspects, mais ils sont également très dangereux dans la mesure où certaines personnes plus fragiles pourraient passer à l'acte... Il faut faire attention à cela et ne pas se faire prescrire ça par son médecin généraliste mais par un psychiatre qui proposera en complément une psychothérapie. Le terme a l'air terrible mais en fait il faut simplement pouvoir se sentir en confiance (quitte à changer de psy jusqu'à ce que vous vous sentiez vraiment bien avec lui) et de lui raconter ce que vous avez sur le coeur, ce qui fait mal. Et puis, il y a des moments où vous pourrez parler de choses plus joyeuses et vous découvrir des qualités que vous refusiez de reconnaître... Si je dis cela c'est que je connais des gens qui vont chez leur médecin traitant pour qu'il leur prescrive un antidépresseur et un calmant. Et puis, au bout d'un moment, le malade ne se sent plus malade ou alors en a assez de prendre des médicaments ou pour ne sais-je quelle raison, et il arrête son traitement. Il se sent mieux durant quelques semaines et puis quelques mois après, c'est rebelote, re-médicaments... sans avoir avancé d'un pouce pour comprendre ce qui fait souffrir et essayer d'y remédier..
Bon courage. Je vous tiens à chacune un de mes pouces. Pour Arlette, je propose le gros orteil gauche et pour les problèmes de tous les autres, le gros orteil droit (désolée mais mon empathie est sérieusement bloquée par le manque évident d'orteils). Je me sens aussi souvent fragile mais je ne l'admets que lorsque je suis en phase ascendante, donc à partir du moment où je ressors enfin du trou où j'étais plongée.
Gros bisous. Je vous prends chacune dans mes bras en espérant qu'ainsi vous puissiez vous sentir, l'espace d'un instant, protégée de la vague noire qui vous (et me submerge).
Chrysal
Bonsoir,
La KINESIOLOGIE est une façon de soigner "par le toucher"soit globalement : c'est une nouvelle science humaine, qui approche l'individu dans sa globalité : aspects émotionnel, structurel, biologique. Attention, ce n'est pas une médecine : le praticien ne fait ni diagnostic ni prescription médicale, cette méthode n'interfère pas avec une démarche médicale ou para-médicale, elle en est éventuellement le complément. La kinésiologie utilise le test musculaire de précision pour dialoguer en direct avec le système nerveux qui gère l'ensemble de nos comportements physiques et émotionnels. Il nous renseigne également sur les moyens les plus adaptés pour rétablir notre équilibre. Cette méthode est applicable à tous, elle facilite la prise de conscience du corps et respecte toujours les rythmes, les limites et les objectifs de la personne, en facilitant le choix de l'individu. Tout le monde peut en avoir besoin, l'enfant qui a des difficultés à l'école où à la maison, l'adulte qui a des problèmes relationnels, de stress, qui veut augmenter ses potentialités physique, intellectuelle, artistique, qui veut modifier un comportement gênant....à toute personne qui désire un changement, une vie plus agréable. Bref, dans mon cas précis, il m'a aidé à modifier mon comportement alimentaire(crise de boulimie lorsque je pensais à mon mari décédé) en fait, je "gère" mieux mes angoisses et je n'ai plus mes mouvements incontrôlés d'aller vers le frigo lorsque j'angoisse en pensant à mon mari.... Si tu veux toutefois plus de renseignements sur la Kinésiologie, je t'invite à aller sur le site SANTE-PLUS Médecines Nouvelles l'émission de Marc Menant à partir de lundi , car tu y verras le programme du vendredi 7 décembre et je pense qu'il y aura plus de précisions.. Voilà, j'espère avoir répondu à ta demande et si tu veux plus de détails, tu peux le faire sur mon mail perso.
Arlette

Parler régimes et faire du prosélytisme, c'est ne voir que le côté noir du surpoids où la façon d'en sortir à tout prix... et ça n'a rien à voir avec la size-acceptance.
Je vais peut être choquer certaines personnes avec ma comparaison (mais pourtant le surpoids représente parfois un handicap social, voire physique quand il est majeur...) mais de quoi croyez-vous qu'on parle dans les diverses associations de handicapés (ou à l'A.G.E.F.I.P.H.) ou depersonnes souffrant de la même maladie chronique : de la meilleure façon d'en sortir ou d'en guérir ?
Non, bien-sûr : mais des diverses façons de vivre le mieux possible AVEC son handicap (sa différence), de projets de vie, d'insertion, des moyens de faire évoluer la société dans son regard sur eux, des moyens de la rendre plus tolérante, de faire que la société s'adapte à eux... PAS LE CONTRAIRE ! Pas de normalisation, de la meilleure façon de dissimuler le handicap. Et la législation en faveur des handicapés va dans ce sens !
Alors pourquoi on accepterait que les gros(se)s doivent maigrir pour être " dans la norme " alors qu'on a pu faire bouger favorablement les choses pour des handicapés ? Parce que la plupart des gens pensent que les gros(se)s le sont "parce que c'est de leur faute" ou parce qu'ils pensent qu'ils n'ont qu'à maigrir ("ils n'ont qu'à faire un régime"... discours tenu même par des médecins qui y croient dur comme fer, alors que 90 % des régimes se soldent par un échec ou une reprise de poids) ?
A nous de démonter leurs arguments et de leur faire accepter que les gros(se)s ont aussi de droit de vivre, tels qu'ils sont, que la société doit les accepter et s'adapter à eux, et qu'ils laissent tomber leur discours moralisateur ou leur réaction de rejet, repris même par bon nombre de médecins...
Notre médecine, elle, doit sortir de son cadre du XIXème siècle où elle est encore embourbée, où des médecins dépistent et soignent des maladies... Point. On doit voir les choses d'un point de vue positif, où chacun et la société doivent se donner des éléments pour construire la santé, dans l'esprit de la Charte d'Ottawa
http://esante.lorraine.free.fr/Codes_w1/Ottawa.htm cet  "état de bien-être physique, psychique et social " comme le définit l'O.M.S. et pas comme on la définissait avant, en négatif, c'est à dire " l'absence de maladie(s) ".
Plus philosophiquement, du bonheur, il en est de même que de la santé... Si on attend les conditions qu'on pense devoir être requises pour sa réalisation, on risque d'attendre toute sa vie (comme l'officier du "Desert des Tartares" de Dino Buzzati). Ca doit se construire MALGRE et AVEC ses différences, son surpoids, etc...
Il y a quelques mois, à un moment où la vie m'a donné une grande claque j'ai lu ceci :
http://www.chezmaya.com/cartes3/bonheur.htm et j'ai adopté cette philosophie... (J'ai même affiché ce texte dans ma salle d'examen...) Depuis, je vois la vie autrement, et de ce que j'ai d'abord pris pour des echecs et du gachis, j'ai beaucoup appris, et en ai tiré les leçons positives, et grâce à cette philosophie qui m'a guidé, je peux dire que MAINTENANT je suis heureux.
Vivez un peu plus pour vous-mêmes, un peu moins pour les autres, un peu moins dans la trouille de chopper je ne sais quoi, et surtout pas ou plus en fonction de la peur du regard des autres, et vous vous sentirez beaucoup plus libres, en paix avec vous-mêmes ! C'est peut être dans ce sens que la MLAF peut aider chacun.
Votre dévoué. (Christophe - 76)

La contraception orale de type normodosée n'est, en effet, pas anodine.
En dehors de tout terrain particulier il faut avoir à l'esprit qu'elle augmente de 3 à 7 fois selon, les pilules le risque thrombo-embolique... Keske c'est cette bête là ? Je pense qu'il faut distinguer là-dedans des risques de phlébite (et donc, d'embolie pulmonaire beaucoup plus grave) qui sont à court terme, et des risques plus à long terme (infarctus, angine de poitrine, accident vasculaire cérébral).
Elle agit par deux mécanismes :
- la trombose, c'est à dire faire un caillot, qui va se développer sur un vaisseau abimé... Pour une jeune femme qui a de mauvaises veines ce risque est immédiat (risque de phlébite)...
- l'athérogénèse : risque d'infarctus, A.V.C. (autrement dit, le risque artériel) qui est un risque à long terme : l'athérome, c'est ces plaques qui vont progressivement boucher les artères, se développe d'autant plus jeune qu'il existe d'autres facteurs de risque : hypertension artérielle, tabagisme, diabète, hyperinsulinisme (rapport tour de taille/tour de hanches > 1), choléstérol élévé (de façon familiale surtout), surpoids, faible activité physique, stress.
Le risque pour une jeune femme hypertendue et en surpoids de lui prescrire la pilule classique est d'accélérer le processus et de voir apparaître à un âge jeune un infar. ou un problème cérébral... C'est pourquoi elle reste une contre-indication absolue (selon la monographie officielle) dans l'hypertension artérielle... Et c'est pourquoi la plupart des médecins n'ont pas envie de prendre ce risque, d'autant qu'étant une contre-indication "officielle", en cas de pépin c'est la mise en cause assurée...
Je vais vous donner mon avis et nuancer un peu : tout d'abord comme l'a dit aussi bien Zaza il faut tout mettre dans la balance. La grossesse comporte un risque trombo-embolique (veineux) bien supérieur à la pilule... Or les autres méthodes de contraception ne sont pas aussi fiables (préservatif : 30 % d'échecs, stérilet : 10 % d'échecs, pilule microdosée - elle autorisée car sans risque supplémentaire - (type Microval° ou Milligynon°) idem...  et elles le sont d'autant moins que la femme est jeune (la fertilité baissant avec âge...). En fait, malgré le "choix" offert, on en fait vite le tour...
Qu'un médecin la prescrive malgré tout pourrait, d'un point de vue intellectuel et juridique, être acceptable, s'il a fait le tour des autres facteurs de risque et a essayé de les réduire : arrêt du tabac (impératif à mon sens... tabac + pilule = risque X 20 !), exercice physique (marche par exemple pour améliorer la circulation veineuse), recherche avant la prescription d'un trouble de la coagulation (sang qui fait trop facilement des caillots), écho-doppler veineux... Quant au surpoids, je pense qu'il est un peu illusoire d'en faire une condition "sine qua non", d'autant qu'il n'est peut être pas un facteur de risque primordial (sauf peut être pour le mauvais état veineux... mais qui pourrait être compensé par de la marche régulière par ex.) et qu'on sait que les personnes en surpoids ont bien du mal à perdre qq kilos et/ou à garder un poids stable... Par contre, il peut être utile d'avoir une alimentation prouvée comme étant peu athérogène comme le régime méditerranéen (poisson +++, huile d'olive, vin rouge...).
Pour ce qui est de stérilet, je vois que les femmes en savent autant que moi : effectivement on n'en place pas chez les nullipares par peur de blesser un utérus plus petit qu'une femme ayant déjà enfanté, de favoriser des infections des trompes à chlamydiae sources de stérilité (première cause reconnue), d'autant que les jeunes femmes seraient moins "sages" et plus à risque de contracter ces MST... (Mais comme tu dis, Zaza, cette image pieuse remonte sûrement aux seventies et à la révolution sexuelle, et est peut être un peu dépassée... tu vois, Chrysal, tu n'es ni idiote ni absurde).
Effectivement provoquer une stérilité chez une jeune femme ayant déjà enfantée est un moindre mal... (pouvant passer + inaperçu...).  (A noter que le stérilet est contre-indiqué chez la diabétique en raison d'un risque plus important de ces infections, de même que la pilule classique qui fait grimper les glycémies et multiplie les risques d'athérome, déjà élevées chez elles).
Alors que reste-t-il aux jeunes femmes dont la pilule est vraiment  contre-indiquée ? Eh bien moi, étant donné la moindre efficacité des autres méthodes, je conseille d'en associer deux, genre préservatif (qui protège aussi de toutes les saletés...) + gel spermicide (type Pharmatex°), ou micropilule + l'un de ces deux-là...
Et puis, si le médecin accepte bien de prescrire une pilule classique,  contrôler au mieux les autres facteurs de risque, bien suivre sa patiente, donner un antihypertenseur d'une des deux classes ayant prouvé qu'ils protégeaient à long terme (diurétiques et bêtabloquants, si pas contre-indiqués...), peut signifier prendre en charge efficacement et consciencieusement sa patiente, ce qui permet de prendre un risque éthiquement acceptable... Bien sûr, vous ne pourrez pas obliger un médecin à vous prescrire ce qu'il estime vous faire prendre trop de risque.
Voilà, j'ai peut être été un peu long mais espère avoir répondu à vos questions... Ce sont des sujets qui mériteraient cependant d'être creusés en fouillant la littérature médicale (récente, à supposer qu'il en existe...)
Bonjour chez vous.
Christophe.

Je suis maman, j'ai eu un petit garçon à 31 ans alors que je pesait 112 kg. Je n'ai pris que 4 kilos pendant la grossesse et était moins grosse après avoir accouché qu'avant d'être enceinte. Je ne vois pas en quoi le poids peut empêcher d'avoir un enfant le pb doit être tout autre.
EN TOUT CAS COURAGE ET BONNE CHANCE
SIKI / CATHY
J'ai récemment changé de gynéco cause déménagement......et quand je lui ai dit que je ne comprenais pas que mon dérèglement hormonal ne s'était  pas amélioré malgré un perte de 14 kg, elle m'a répondue que de toute façon mon manque d'hormone féminine ne serait pas résolu par une perte de poids, elle même bloquée par le manque d'hormone!!!!!!! (contrairement à ce que m'avais dit le précédent gynéco!!) J'ai moi aussi des difficultés à avoir un bébé (j'ai le même âge que toi) et j'ai des kystes sur les ovaires, mais ma gynéco ne m'a pas , ni sous-entendu que mon poids en était la cause!! J'ai commencé un traitement et je dois aller la revoir, j'ai une lueur d'espoir ,mais cette nouvelle gynéco ne comprend pas pourquoi celui qui me suivait avant m'a demandé de perdre du poids et n'a pris aucune mesure pour faire partir les kystes que j'ai sur les ovaires!! Elle m'a dit qu'à mon âge on ne doit pas perdre de temps pour une première grossesse....pourtant mon ancien gynéco avait bonne réputation....mais il a été un peu vite en me disant qu'il fallait que je maigrisse pour que les kystes disparaissent...;sans me donner aucun traitement ni aucune explication........
Il faudrait que les médecins prennent conscience que nous ne sommes pas des monstres, mais des femmes à part entière et que ce n'est pas la perte de poids qui nous guérira d'une grippe ou  de toute autre pathologie...... nous avons besoin des mêmes traitement que les femmes de poids moyen qui présentent les mêmes pathologies que nous!
Bisous, courage
Dany

Nous sommes plusieurs jeunes maman rondes et très rondes sur la MLAF. Ah l'éternel refrain : "si vous ne pouvez pas avoir de bébé, c'est a cause de votre surpoids"... J'ai eu mon fils alors que je pesais plus de 130 Kg et mes jumelles a près de 100 Kg (les deux grossesses par FIV-ICSI, mais rien a voir avec mon poids). Le seul problème que j'ai eu est une tension gravidique assez élevée, mais une de mes amies, fort mince, a eu aussi beaucoup de tension pendant sa  grossesse...
Je ne suis pas médecin, mais Sylvie, notre spécialiste des questions médicales (celle qui prononce des petites phrases magiques et déclenchantes... lol) pourra sans doute te renseigner plus avant.
En tout cas bon courage pour toi et n'hésites pas à me contacter en privé si tu as des questions complémentaires.
Corinne (92)

Chère Amie
L'obésité est probablement génétique, toutes les personnes de ma famille le sont, rien a voir avec la nourriture. Est-on coupable d'être grand ou petit. Pourtant faire 1m50 ce n'est pas mesurer 2 mètres ! Et personne ne dit rien. J'ai un âge avancé et me porte fort bien. Ma mère a 95 ans, elle vit et elle a toujours été dite "obèse". Mes tantes sont toutes mortes après 90 ans, elles aussi n'étaient pas mince. Alors l'obésité dite morbide si elle est dite génétique, c'est de la foutaise. Continue avec le sport et ignore tous les regards désagréables, moi il y a longtemps que je ne les vois plus. Pour un bébé un bon gyneco s'impose. J'ai perdu 10 kg lors d'une grossesse et mon bébé est arrivé en pleine forme. Morphologiquement il a hérité de son père (grand et mince) et vive la vie. La culpabilité et le stress font grossir. Pourquoi avoir honte d'être comme on est. On ne peut plaire a tout le monde. La bonne humeur et la gentillesse font plus que la minceur. J'ai toujours eu beaucoup d'amis hommes et femmes; Je suis allée au club Med cette année et ai paradé devant toute la plage. Courage et vive la vie, une amie.
ps : une bonne histoire, j'avais, il y a très longtemps consulté un grand professeur nutritionniste dans un grand hôpital parisien. D'après lui, j'étais condamné à court terme, (obésité morbide disait-il)  Qu'elle ne fut pas ma surprise et pas seulement cela, d'apprendre qu'il était mort d'une crise cardiaque peu de temps après. Alors !!!

Help !
j'ai 28 ans, jusqu a 21 ans, je pesais 65 kg normal pour 1m68 et j ai pris 60 kg en 2 ans , j ai eu 3 enfants à 24 ans je me suis fait poser un anneau par agrafage vertical au poids de 147 kg. J'ai aujourd'hui 67 kg et mon chirurgien de l'hôpital Salpêtrière est parti a Nice. Le professeur du service, ne veut pas entendre mes appels au secours et me dit que la technique lui SEMBLE irréversible mais n en ai pas sûr. Bref, il m a remballé aussi vite. Je craque et chaque jour je pleure. J'ai posé cet anneau parce que l on m a dit que c'était temporaire et que l'on me l'enlèverait après stabilisation de mon poids. J'ai une méga cicatrice de 20 cm verticale alors que l'on m a dit qu elle ne serait que de 5 cm. De ce fait, toute intervention sur le ventre, tel que plastie abdominale ou autre , est déconseillée. Tout le monde me dit , oh tu es belle, contente toi de ça mais j ai de la peau plissée partout et cette cicatrice boursouflée sur elle même est horrible + les nombreux plis autour du nombril sont  h o r r i b l e s.
J'en peux plus !
help please !
comment puis je trouver 1 médecin pour mon anneau par agrafage , la technique étant si rare et comment trouver un bon plasticien sans tomber sur des charlatans qui me demandent des milliers d'Euros !! alors que normalement la sécu prend en charge.
Help
c'est vraiment un appel au secours. Ca détruit ma vie de couple et de famille chaque jour un peu plus/ pas un seul repas avec les miens / je vomis tous les jours et plusieurs fois par jour alors je ne mange pas pendant des jours ou bien je passe a des stades de boulimie et surtout de vomissement. J'ai beaucoup de mal a me lever le matin, j'ai fais une décalcification dentaire et j ai perdu les 2 molaires bilatérales, du fait, que je ne mâche plus rien, tout est liquide. Je fais tendinite sur tendinite ( à l'épaule , tendinite décalcifiante, du à mauvais état osseux) alors on me fait des infiltrations, et c'est repartie, c'est vraiment triste à bientôt 28 ans d'en arriver là quand tout devrait sourire à mes 3 enfants, à mon mari et à moi.
J'en peux plus
Svetlana
Il y a six ans à présent, j'étais alors suivie en hôpital de jour à Haut-l'évêque à Bordeaux, spécialisé dans les comportements alimentaires... c'était un système où je passais tous les lundis à l'hôpital, avec séances de kiné, pesée, entretiens avec nutritionniste et psychothérapeute... Parallèlement, je devais remplir le fameux "carnet alimentaire", où j'inscrivais absolument scrupuleusement tout ce que je mangeais ou buvais, en précisant les quantités exactes, et en ajoutant en plus mon état d'esprit, ce que je ressentais... mon poids chaque semaine y était bien sûr inscrit. C'était un programme que je devais suivre pendant un an. J'ai perdu quelques kilos le premier mois, un ou deux kilos par mois les deux trois mois suivants... puis repris deux kilos... plus bougé du tout...
Au bout de six mois, l'équipe médicale m'a dit qu'ils ne pouvaient rien pour moi, que c'était dans la tête.
A partir de ce moment, j'ai cessé de surveiller mon alimentation. J'ai mangé ce que je voulais comme je le sentais, comme je sentais mon corps. Parallèlement, j'ai entrepris une thérapie avec une psychiatre pour apprendre à avoir confiance en moi.
Pendant deux ans, j'ai continué à grossir... doucement mais sûrement.
Il y a quatre ans, j'ai quitté mon mari et décidé de me prendre en mains.
Je mange toujours ce que je veux, comme je sens mon corps... et surtout je ne culpabilise plus quand je mange.
Depuis quatre ans je ne grossis plus, mon poids est totalement stabilisé...
C'est vrai que des fringales de nourriture, sur un aliment précis ou sur une quantité, je n'en ai plus...
Je sais que je peux manger ce que je veux comme je veux... que je n'ai aucune contrainte... et mon cerveau régule parfaitement tout ça... quand j'ai une envie, elle est très vite satisfaite, quand j'ai mangé suffisamment, je n'ai vraiment plus de gourmandise pour avaler quelque chose de plus...
Je suis en totale harmonie avec mon corps, en paix totale... Je n'ai aucune culpabilité, aucune angoisse, je suis totalement détendue... et vraiment cela fait un bien fou...
Apprenez à vous détendre vis-à-vis de la nourriture... cela fait un bien fou...
Bisous à tous
Do
Je me suis souvent demandée pourquoi les femmes étaient prêtes à prendre tous les risques pour maigrir, gonfler une poitrine trop menue, modifier l'épaisseur d'une bouche, faire un lifting etc...
Et je n'ai qu'une réponse ; plaire. Plaire à l'amant potentiel, au mari devenu un peu distant, à la belle famille, à la famille, aux amis etc...
Plaire, plaire et toujours plaire. Il ne s'agit même pas d'un diktat de le mode, ou d'une rebuffade sur son lieu de travail ; il s'agit tout simplement de se voir belle et désirable dans les yeux de ses vis-à-vis. Se plaire à soi-même à travers un régime ; excusez moi du mot, mais c'est de la foutaise ! Avouons-nous une bonne fois pour toute que nous voulons d'abord plaire aux autres ! Pourquoi n'est-ce que lorsqu'on est amoureuse, trop seule ou menacée dans son couple, qu'on parle de régime ? Et n'est-ce pas une chose normale?
Lorsqu'un amant refuse de caresser votre ventre, de vous montrer à ses copains ou à sa famille, (ou qu'il le fait plus par défit que par fierté) n'avez-vous pas envie de changer de corps ?
Lorsqu'un homme qui vous plait détourne le regard ; n'avez-vous pas envie qu'il vous trouve un jour belle ?
Plaire à vos enfants également. J'ai entendu un jour la réflexion d'un cousin par alliance parlant de sa belle-mère à sa femme qui était entrain de manger : "Continue à bouffer comme cela et tu vas devenir comme ta mère !" (ma tante donc de 140 kilos). Croyez-vous que c'était agréable et pour ma cousine et pour sa mère ce genre de réflexion ?
Est-ce que cesser de vouloir faire des régimes est cessé de vouloir plaire ? Bien sur que non.  Mais une chose est certaine, c'est que celles qui en font un ou qui vont se faire poser un anneau c'est dans l'unique but de plaire et de se sentir belle dans le regard de la majorité.
D'ailleurs hier soir à la TV ; qu'est-ce qu'a dit la jeune femme amaigrie dans la boutique de fringues ; "enfin je revis !" Cela veut tout dire.
Sal
En lisant ton mail, cela a évoqué des souvenirs :
Quand j'ai commencé à grossir, j'étais avec un mec qui me trouvait énorme parce que je m'habillais en taille 42. Pourtant, mesurant 1,70m, s'habiller en 42, c'est plutôt dans la norme à mon avis. Il avait pour obsession de me faire rentrer dans du 38, car pour lui, une jolie fille, mince et bien devait s'habiller en 38, un point c'est tout. Si j'avais besoin d'une taille plus grande, c'est que j'étais énorme (me disait il à longueur de journée). Moi, amoureuse, j'ai commencé à complexer. Et il passait ses journées à m'empoigner le ventre, les cuisses, les fesses, en me disant que j'étais pleine de graisse et qu'il fallait que je maigrisse. Il me menait une vie infernale, en m'empêchant de manger, en m'obligeant à avaler un saladier de salade, en me forçant à me contenter d'une petite soupe de légume pour tout repas le soir (mon estomac criait famine tellement j'avais faim). Il m'affamait tellement que je mangeais derrière son dos, au boulot, la nuit. Je cachais des paquets de biscuits dans les toilettes pour qu'il ne me voit pas manger, et après j'allais m'enfermer le plus naturellement possible aux toilettes pour grignoter à mon aise. Et plus il me disait de maigrir, plus j'avais faim, plus je grignotais en cachette, et forcément, plus je grossissais. C'est comme ça que progressivement, j'ai commencé à m'habiller en 44, puis 46 (je coupais les étiquettes de mes vêtements pour qu'il ne voit pas quelle taille je prenais). Et puis subissant d'autres tortures de la part de ce garçon, j'ai pris mon courage et je l'ai quitté un jour. ça m'a libérée, mais pas de mon poids !
Après, j'en ai rencontré un autre, qui avait le culte du corps parfait, et qui, bien entendu, me trouvais beaucoup trop grosse. Celui là m'a forcée à prendre un abonnement dans un club de sport et m'obligeais à faire du sport 3 fois par semaine alors que je déteste ça. Résultat : j'ai encore grossi. J'ai quitté cet autre monstre, et j'ai rencontré mon mari.
Lui, il ne m'a jamais rien dit sur mon corps. Il m'a toujours dit que j'étais belle, qu'il m'aime comme je suis. Il n'empêche que, de temps en temps, il suggère que nous nous mettions au régime (lui même pèse 105 kg pour 1,73 m). Il me dit que c'est pour notre santé, car nous manquons de souffle, nous sommes vite fatigués. En plus, comme j'ai des problèmes de tachycardie, il pense que le régime fera du bien à mon cœur. J'ai essayé de lui dire que le mot REGIME déclenchait chez moi une crise furieuse d'agressivité folle furieuse. Quand je lui dit cela, il n'en parle plus, mais 6 mois plus tard, il remet ça sur le tapis ! La seule différence entre lui et les autres, c'est que les autres me parlaient de régime en me culpabilisant : t'es moche, t'es grosse, fait un effort. Lui, il me parle de régime, mais en terme de santé : pense à ton cœur, pense à ton souffle. D'ailleurs, c'est dans la même optique qu'il tente de m'empêcher de fumer : c'est pas parce que les cigarettes coûtent cher, c'est parce que c'est mauvais pour mon cœur.
Bien sûr, il n'y a pas que mes mésaventures sentimentales qui m'ont fait grossir. Il y a aussi des complexes liés à l'adolescence, ma mère qui ne supportait pas que je devienne une femme, qui m'interdisait de fréquenter les garçons, de sortir, de me maquiller, qui ne voulait pas que je me pomponne. Bref, je crois qu'il y a tout un ensemble de choses qui m'ont conduites où j'en suis. Il faudrait certainement que je fasse une analyse ou une psychothérapie, mais je ne suis pas prête. Après tout, j'ai appris à m'aimer comme je suis. Des fois c'est vrai, je ne me supporte pas, mais globalement, j'arrive très bien à vivre avec moi comme je suis. Je pense que je ne suis pas prête à tout entendre.
Bises,
Virg
Bonjour Cath,
Oui il faut consulter un médecin spécialiste du sommeil.
Est-ce grave? oui cela peut le devenir si simplement tu ne dors pas la nuit tu es appelé à dormir le jour, voire au volant de ta voiture. Heureusement cela ne m'est jamais arrivé, mais des endormissement des que j'avais une minute tranquille je piquais du nez. Sache qu'au états unis c'est une raison de retrait de permis (dans certains états je suppose) Au niveau santé bien sur c'est grave car il y peut y avoir un manque d'irrigation du cerveau et c'est fatiguant pour le coeur. Je ne peux que pousser à faire un examen en espérant que bien entendant qu'il ne s'agisse que d'une fausse alerte. Et dans ce cas, c'est vrai que seul l'entourage propre permet de s'y prendre assez tôt. Malheureusement pour moi il a fallut que je ne m'explique pas mes fatigues extrêmes qui faisait que je m'endormais au bureau, car je vis seule, et entre les rares fois que j'étais avec mes parents ils prenait une pilule pour dormir (sourire).
Voila, maintenant je suis assistée d'un appareil pour dormir, mais je vais bien la journée, et mon cerveau ne déraille pas trop Oups. (je suis un peu prétentieuse).
Bisous
Plume

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