IL FAUT UNE LOI POUR LES EXCLUS DU CREDIT
Convention A.E.R.A.S.
http://www.aeras-infos.fr/

S’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé

Face à la mauvaise application des dispositifs existants, seule une loi permettrait d’enrayer l’exclusion qui frappe les personnes présentant un risque aggravé.
Après l’échec d’un premier accord en 1991, la convention Belorgey signée en 2001, devait éradiquer « l’exclusion sociale que constitue le refus d’assurer les 6 millions d’emprunteurs présentant un risque aggravé »
Les dispositifs conventionnels ont été vite oubliés. De toute façon, les limites d’âge, de montant et de durée de prêt on rendu moindre son impact.

En 2004, 35000 dossiers ont bénéficié du dispositif, dont 26489 ont reçu une proposition d’assurance avec surprime. A comparer aux 2,3 millions d’emprunteurs…
Fin juin une nouvelle convention a été paraphée. Baptisée AERAS (s’assurer et emprunter avec un risque de santé aggravé) elle consacre d’indéniables progrès. Le montant des prêts immobiliers éligible est porté à 300000€ et celui du crédit à la consommation sans questionnaire de santé à 15000€. La limite d’âge pour le prêt habitat est repoussée à 70 ans et les assureurs proposent de couvrir l’invalidité.
Ce nouveau dispositif conventionnel fait naître des doutes sur son application par les professionnels. C’est pourquoi certaines associations, Jean-Michel BELORGEY et le président Jacques CHIRAC souhaitent légiférer sur la question. Mais « la loi n’a jamais changé le comportement d’un guichetier de banque » a déclaré le président de la fédération française des sociétés d’assurances ; Pourtant, seule une loi rendant l’assurance emprunteur obligatoire pourrait encadrer les pratiques des assureurs
Une loi prévoyant, comme pour l’assurance-auto, qu’un bureau de tarification fixe objectivement les primes présentant un risque aggravé, ainsi que la possibilité de choisir son assureur. La part supérieure des surprimes pourrait être prise en charge, un prélèvement sur les bénéfices techniques et financiers, ou sur les commissions de distribution versées aux banques.
Le ministre de la santé Mr Xavier BERTRAND nous a confirmé que le texte était prêt !! Il devrait être soumis à l’Assemblée Nationale avant fin février, toutefois nous consultons actuellement les autres associations nationales concernées par le risque aggravé afin de décider de la suite à donner ….
Cette nouvelle convention n’aura pas l’impact souhaité malgré la bonne volonté visible du ministère de la santé et des finances.
Affaire à suivre …

En attendant que cette nouvelle convention soit mise en application si vous rencontrez des difficultés vous pouvez adresser votre dossier à la section de médiation :

Commission de suivi et de proposition de la convention Belorgey
Section de médiation
61, rue Taitbout 75 009 Paris Contacts :Annie Elaerts Michel Fromenteau

N’hésitez pas l’intérêt est que cette commission reçoive le plus de dossiers possibles afin que notre problématique soit de plus en plus visible.

Mais aussi L’association VIVRE AVEC peut vous aider à établir un pré diagnostic d'assurabilité, ce pré diagnostic restant anonyme et reposant uniquement sur les déclarations faites.
Sur simple appel au numéro indigo 0 821 21 80 08

A.E.R.A.S.
S'Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé


Pourquoi ce nouveau dispositif ?

Selon le Ministère de la Santé, en 2004, 9000 personnes ont vu leur demande d'emprunt rejetée en raison d'un problème de santé.

Pourtant, en 2001, la convention Belorgey signée entre associations de consommateurs et de malades, banquiers, assureurs et pouvoirs publics avait pour objectif de "faire progresser l'assurabilité de ce type de personnes" et "la prise de conscience des difficultés" auxquelles elles se confrontaient.

Cette convention a donc été un échec relatif, principalement pour les raisons suivantes :

Méconnaissance de la convention Belorgey :
Peu d'employés dans les banques connaissaient l'existence de ce dispositif et ne pouvaient donc pas le proposer aux candidats à l'emprunt. De nombreux défauts d'information ont donc été constatés (méthode du client mystère).
Blocage de l'information :
La mise en œuvre du processus défini dans le cadre de cette convention a été trop souvent absente, et trop souvent le refus d'assurance n'a pas été motivé.
Conditions d'accès à cette convention trop restrictives :
Dans le cas d'un emprunt immobilier par exemple, il faut emprunter 300000 avec une échéance à 70 ans max pour pouvoir bénéficier de cette convention. Et compte tenu des prix de l'immobilier actuels, les prêts s'étalent souvent sur plus de 15 ans …

Mais la convention Belorgey a au moins eu le mérite de mettre le doigt sur le problème …

La nouvelle convention AERAS : quand, et pour qui ?

Cette nouvelle convention, signée en juin entre l'Etat, les associations de consommateurs et de malades ou d'handicapés, la Profession Bancaire et la Profession de l'Assurance, devrait entrer en vigueur avant la fin de l'année 2006, et être adossée à une loi début 2007.

Les conditions d'accès sont moins restrictives que celles de la convention Belorgey.

Pour les crédits à la consommation :
Les emprunteurs n'auront plus à remplir de questionnaire médical s'ils ont moins de 50 ans et si l'encours cumulé de leurs prêts ne dépasse pas 15 000 euros. La durée du prêt est maintenue à 4 ans.

Pour les prêts immobiliers :
Le montant maximal emprunté est porté à 300 000 euros, et il n'y a plus de condition sur la durée du prêt. L'âge maximal de fin de prêt reste fixé à 70 ans.



En résumé, en quoi consiste la nouvelle convention AERAS ?


Elle porte sur les points suivants :
• La diffusion de l'information sur l'existence de la convention et ses dispositions
• Le traitement des données personnelles nécessaires à la souscription et à l'exécution des contrats,
• Le processus d'instruction des demandes d'emprunt,
• La couverture des risques liés aux emprunts
• Les organismes de suivi de la convention
• Les dispositions particulières


Diffusion de l'information
Tout d'abord, les signataires se sont engagés à mieux diffuser l'information. Par exemple, chaque réseau bancaire formera ses chargés de clientèle, et désignera un "référent" pour répondre aux questions des candidats à l'emprunt . Les établissements de crédit et les assureurs devront distribuer des documents et informer directement les candidats à l'emprunt (y compris sur leur site internet). Quant aux Services Publics, ils s'engagent à porter la convention à la connaissance de la population (via les CPAM et les réseaux de soins et la création d'un site internet dédié).

Questionnaire de santé et traitement du dossier
Pour les prêts immobiliers, le questionnaire de santé est autorisé, et doit respecter la confidentialité des déclarations faites par l'emprunteur. Mais, si l'état de santé du souscripteur ne lui permet pas d'avoir accès à l'assurance standard, son dossier est - comme aujourd'hui - transmis à un assureur chargé de lui proposer un tarif ad-hoc. La durée de traitement des dossiers une fois complétés ne devra pas excéder 5 semaines, y compris dans le cas où l'intervention du 3ème niveau se révèle nécessaire. Les assureurs devront indiquer de façon claire et explicite aux intéressés les décisions relatives au refus d'assurance, ajournements exclusions de garantie et surprimes.

Couverture
Les assureurs s'engagent à couvrir une partie de l'assurance invalidité et non plus seulement l'assurance décès. La délégation d'assurance, ainsi que l'alternative à l'assurance (portefeuille de valeurs mobilières ou contrat d'assurance vie par exemple), ne pourront pas être refusées dès lors qu'elles offrent une couverture au moins équivalente au contrat groupe.

Quant aux établissements de crédit, ils se disent "prêts à fonder leur décision de prêt sur le seul critère de la solvabilité du candidat à l'emprunt, et à ce que l'apparition d'un problème lié à l'obtention d'une assurance invalidité n'entraîne pas de conséquence systématique sur l'octroi d'un prêt". Rappelons qu'aujourd'hui, la Loi n'indique nulle part qu'une telle assurance est nécessaire à l'obtention d'un crédit immobilier ; ce sont les organismes prêteurs et les assureurs qui ont décidé ensemble de la rendre obligatoire

Par ailleurs, un mécanisme de mutualisation des risques d'assurance sera mis en place pour les emprunteurs qui disposent de revenus modestes et qui souhaitent acquérir leur résidence principale ou souscrire un prêt professionnel.

Suivi de la convention
Une commission de suivi sera mise en place pour veiller à la bonne application de cette convention, et une convention de médiation sera chargée d'examiner les réclamations individuelles.

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