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L'image des gros dans le
cinéma
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Année |
Commentaire |
2003
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Belle
à croquer
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Babycakes [Titre Original] - 1989 - Etats-Unis (diffusé sur M6)
Réalisateur
: Paul Schneider.
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Scénario : Joyce Eliason. |
Avec :
Ricki Lake : Grace
Craig Sheffer : Rob
John Karlen : Al
Betty Buckley : Wanda
Nada Despotovich : Keri
Cynthia Dale : Olivia
Histoire :
Une jeune fille obèse et résignée, régulièrement tourmentée et humiliée
par son entourage, tente de séduire un fringuant don Juan, conducteur de
train, le beau Rob Harrisson.
Résumé :
Gourmande plus que gloutonne, Grace apprécie et dévore plats en sauce,
hamburgers et sucreries… Elle accuse un embonpoint certain et se
persuade qu'elle n'intéressera jamais un garçon jusqu'au jour où sur la
patinoire, elle voit l'homme de ses rêves, un certain Rob…
Avis :
Un film très symphatique qui a le mérite de donner le sourire en
soulignant le plaisirs de la vie.
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2002
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L'amour sans
complexe
"Flusspferde küsst man doch" - 2002 - Allemagne (diffusé sur M6)
Réalisateur :
Matthias Kopp d'après un roman de Annegrit Arens
Avec :
Christine Neubauer :
Julia
Hardy Krüger Jr. : Michel Bender
Roxane Borski : Sammy Bender
Julia Blankenburg : Beatrice
Ingolf Lück : William
Histoire : Un jeune photographe est séduit par la pâtissière
dont s'est entichée sa fille et qui est sur le point de se marier.
Résumé : Michel Bender, jeune photographe, se débat
entre ses ennuis pécuniers et ses responsabilités paternelles. Il élève
seul sa fille Sammy, une enfant turbulente dont les mauvais résultats
scolaires lui valent d'être régulièrement convoqué par l'institutrice.
La petite passe en fait tout son temps chez Julia, une pâtissière toute
en rondeurs dont les charmes ne laissent pas Michel insensible. Mais la
voluptueuse jeune femme est sur le point d'épouser William, un avocat
bien sous tous rapports. Complexée par ses kilos superflus, celle-ci n'a
plus qu'une obsession : pourra-t-elle enfiler sa robe de mariée le jour
venu ?...
Avis : La drôlerie de certaines scènes et le charme des
comédiens font des mésaventures du jeune photographe et de la belle
pâtissière un divertissement très frais.
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2002
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La
vie, en gros (TV - France - Drame)
Réalisation : Didiel Blivel – Scénario : Mikael
Ollivier (auteur du livre du même nom)
Avec Raphaël Burroni, Clémentine Sambuc, Nadine Marcovici, Zinedine Soualem,
Bruno Flender
Parce qu’il tombe amoureux d’une
nouvelle fille de sa classe, Ben, 15 ans, décide dans un premier temps de se
débarrasser des kg en trop avec lesquels il faisait plus ou moins bon ménage
jusque là.
Après avoir courageusement affronté
l’épreuve du régime, il finit par se rendre compte que les premiers kg
perdus et le sacrifice de sa gourmandise ne changent finalement pas tant que
ça le regard des autres sur lui, et en particulier celui de l’élue de son
cœur qui lui préfère un garçon plus « présentable ». Il a la chance de
pouvoir compter sur une mère compréhensive et un oncle ayant fini par
assumer son surpoids. Grâce aux conseils bienveillants de cet oncle, Ben
finira par conquérir le cœur de sa belle qui l’aimera tel qu’il est.
Ce téléfilm est novateur car il parle de
l’obésité du point de vue des garçons, aspect plus rarement exploré. Il a le
mérite de bien se terminer de façon crédible. Il fourmille surtout de scènes
exemplaires : le supplice du cours de sport avec un prof borné obsédé par la
performance, le repas de famille pendant lequel la grand-mère pousse son
petit-fils obèse à terminer les plats tout en félicitant le père de ce
dernier d’avoir maigri, la colère de l’oncle face à la discrimination dont
sont victimes les gros, en particulier en matière d’assurance-crédit, le
bonheur du bain dans la mer quand le corps flotte en apesanteur mais hors de
la vue des amis…
Un film à ne pas rater et à compléter
par la lecture du livre autobiographique dont il a été tiré. |
2000
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Boston
Public (Série TV - USA - Comédie
dramatique)
Diffusée en France par France 2 depuis
septembre 2002, Boston Public est une des séries du producteur David E.
Kelley, accessoirement mari de Michelle Pfeiffer, et surtout créateur d’Ally
McBeal et de The practice dans lequel apparaissait déjà une séduisante BBW
dans un personnage valorisant.
Boston Public est une des séries les
plus fortes et les plus audacieuses de la TV américaine. Dans un subtil
dosage de situations dramatiques, émouvantes ou drolatiques, elle met en
scène des enseignants qui tentent, vaille que vaille, de transmettre à leurs
élèves savoirs ET valeurs, ce qui donne l’occasion de traiter au détour des
différents épisodes de véritables sujets de société tels que la drogue, les
relations sexuelles, le racket, les gangs, la violence, le racisme, la mort,
le respect, l’homosexualité… ET LA SIZE ACCEPTANCE.
A la tête du lycée, véritable pilier de
l’établissement pour les élèves comme pour les professeurs, le Principal
Steven Harper est un géant noir bourru mais généreux et profondément humain,
secondé par un adjoint, petit et parfois borné, surnommé le Nazi bien que
juif à cause de sa sévérité.
Dès la première série, le surpoids d’une
élève donnait lieu à une réflexion sur la Size Acceptance : surnommée de
Blob, elle finissait par obtenir le respect de ses camarades de lycée en
apportant la victoire dans une compétition de lutte gréco-romaine. Plus
tard, une des professeurs vedettes, Marla HENDRICKS, pétulante et
contestataire BBW black, créait une association de lutte contre la
grossophobie… ce qui a récemment donné le courage à une élève de gifler un
de ses profs parce qu’il s’est permis d’écrire à ses parents pour leur
demander de prendre les mesures nécessaires pour faire disparaître ses kg en
trop.
Seul regret : pourquoi les enseignants
blancs sont-ils tous minces, excepté un TRÈS vieux professeur ? |
2000
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Tania
Boréalis (TV - France/Belgique - Dramatique
)
Réalisation : Patrice Martineau
Avec : Maeva Bessis, Maxime Leroux, Virginie Lemoine et Sylvain Jacques
Tania est une adolescente ronde et
renfrognée de douze ans. Elle a d’autant plus de mal à accepter la
séparation de ses parents qu’elle ne s’entend pas avec la nouvelle
« famille » de son père : une femme et 2 filles minces voire maigres et
coquettes. Dès le premier repas au restaurant sur la route des vacances, sa
« belle-mère » lui fait ostensiblement changer ses frites pour des haricots
verts, et son gros gâteau au chocolat pour une malheureuse pêche, ce qui
braque Tania immédiatement ! L’une des 2 filles est plus gentille avec
Tania, ce qui ne l’empêche pas de faire une réflexion désagréable sur son
physique lors d’une soirée entre jeunes : bouleversée, Tania s’enfuit et se
réfugie sur la plage où elle fait connaissance avec Alain, un beau jeune
homme d’une vingtaine d’années, astronome amateur, qui trouve les mots pour
réconforter Tania.
Grâce à cette amitié, qui connaîtra des
hauts et des bas, ainsi qu’à une rencontre providentielle avec une jeune et
jolie mère de famille BBW, Tania parviendra à se faire accepter comme elle
est par son entourage familial. |
1994
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Corrina,
Corrina
(Cinéma - USA - Comédie)
Réalisation : Jessie Nelson
Avec Whoopi Goldberg et Ray Liotta
Dans une banlieue américaine simple et
tranquille des années 50/60, une nième variation du thème « un veuf et son
enfant voient leur vie morose changée par l’arrivée d’une nounou
providentielle »… sauf que la nounou ici n’a rien de Mary Poppins : elle est
noire, remuante ET PLANTUREUSE.
Dans un happy end très Size Acceptance,
Corrina Washington séduira finalement la fille ET le père qu’elle épousera. |
1994
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Muriel
(Muriel's Wedding) (Cinéma - France/Australie -
Comédie romantique)
Réalisation : P.J. Hogan
Avec Toni Collette, Bille Hunter, Rachel Griffiths
Muriel est une jeune femme plutôt ronde
et terne. Ses rares «copines» la trouvent même grosse, pas très drôle, pas
très futée et n’ont qu’une envie: s’en débarrasser.
Il faut dire que sa vie est assez
désespérante. Habitant une station balnéaire australienne sans originalité,
elle végète dans une famille affligeante, coincée entre un père autoritaire,
self-made-man arrivé trempouillant dans les magouilles, la politique et
l’adultère… une mère effacée, femme au foyer, ravalée au rang de boniche à
tout faire par un mari et des enfants (les 4 frères et sœurs de Muriel)
parfaitement égoïstes et mal embouchés. En attendant le prince charmant qui
viendra la sortir de là, elle écoute ABBA en feuilletant des magazines de
robes de mariées.
Sa rencontre avec Rhonda lors d’une
escapade dans un club de vacances aux frais de son père, donateur
involontaire, provoquera le déclic salvateur… elle larguera les amarres pour
une nouvelle vie à Sydney où elle s’épanouira. Elle finira même par vivre le
beau mariage dont elle avait tant rêvé… avant de découvrir que finalement,
le bonheur est ailleurs ! |
1993
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La
Gazelle
(TV - France/Allemagne - Comédie)
Réalisation : Detlef Ronfeldt
Avec Marianne Sagebrechet, Gérad Klein, Marie-France Pisier et Vanessa Guedj.
Marguerite (Marianne Sagebrecht) est une
jeune femme qui vit allègrement avec ses kg en trop. Elle est aimé d’Alain
(Gérard Klein), un homme qui l’aime AVEC ses rondeurs. Postière, elle est
appréciée de ses administrés avec lesquels elle prend le temps de pousser la
chansonnette ou de papoter devant un verre pendant ses tournées de
distribution du courrier. Mais sa hiérarchie finit par voir d’u n mauvais œil
son embonpoint : menacée de licenciement, elle doit partir en cure thermale
(généreusement payée par son syndicat ?!) pour maigrir et rentrer dans les
normes… Elle rencontre Pendant cette cure ; Marguerite rencontre une jeune
femme mince (Marie-France-Pisier), venue se remettre en forme, avec qui elle
met de l’animation dans le centre thermal. Cette jeune femme va lui donner
les moyens de quitter la Poste pour une carrière plus épanouissante. |
1989
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Martha
et moi (Cinéma - France/Allemagne - Drame)
Réalisation : Jiri Weiss
Avec Marianne Sagebrecht, Michel Piccoli, Vlacav Chalupa, Ondrej Vetchy
Jiri Weiss s’est inspiré d’une histoire
familiale dont il fut, enfant, le témoin privilégié.
Prague 1934 : un jeune garçon est envoyé
chez son oncle Ernst (Michel Piccoli), brillant gynécologue juif, fortuné,
cultivé, anarchiste généreux. Après la trahison de sa jeune femme qu’il a
congédié poliment, il vient d'épouser sa gouvernante Martha (Marianne
Sagebrecht), une Allemande simple et très ronde qu’il aime sincèrement. Ce
couple étrange fait scandale dans la famille, surtout quand Martha, à la
demande de son mari, quitte son tablier et prend place à la table où elle
avait l’habitude de servir.
Quand les nazis prennent le pouvoir en
1938, Ernst demande a sa femme de divorcer pour ne pas la mettre en danger :
elle refuse. Quand Emil revient de la guerre, Ernst a été déporté, Martha
est morte désespérée. |
1988
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Bagdad
Cafe (Cinéma - Allemand - Comédie
dramatique)
Réalisation : Percy Adlon
Avec Marianne SAGEBRECHT, C.C.H. Pounder et Jack Palance
A l’issue d’une scène de ménage dans
une voiture en plein désert, Jasmin, grosse Bavaroise placide est abandonnée
par son mari avec une pauvre valise qui n’est même pas la sienne.
Elle atterrit au Bagdad Café, minable
complexe touristique de bord de route délabré comprenant une
station-service, un café et un motel. La propriétaire du lieu est Brenda,
Noire colérique flanquée d’un mari bon à rien.
Malgré un accueil peu chaleureux,
Jasmin s’installe dans le motel et finit par se rendre indispensable par sa
bonne volonté chaleureuse au point de rendre la vie au café moribond en y
organisant des spectacles de magie.
Entre Brenda et Jasmin naîtra une
profonde amitié au-delà de leurs différences.
Le film Bagdad Café fait date pour la
Size Acceptance car il ose affirmer la beauté d’une femme ronde à tra vers la
relation entre Jasmin et un peintre marginal joué par Jack Palance.
La scène d’anthologie de Bagdad Café :
le peintre demande à Jasmin de poser pour lui. Petit à petit, elle quitte sa
mine sévère et son costume bavarois guindé pour s’abandonner dans des poses
de plus en plus dénudées.
Elle se rend compte qu’elle est belle
dans le regard du peintre… et la spectatrice ronde de se dire : pourquoi pas
moi ? |
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