Compte rendu de la réunion de la Convention Belorgey
réunion scientifique de la commission de suivi et de propositions
de la Convention Belorgey
12 décembre 2004 - © 2004 Allegro Fortissimo

Cette commission a pour objectif d’évaluer les risques liés à des pathologies particulières de réactualiser ses bases de prise en charge en proposant éventuellement des solutions au cas par cas, dans une certaine limite.

Le Pr Basdevant ,chef du service de nutrition de l’Hôtel Dieu a fait un état des lieux de l’obésité en France .

L’obésité est une réalité épidémiologique qui progresse de façon importante et constante, variable en fonction de l’âge (progression très importante chez les enfants), des régions et de facteurs socio économiques et culturels.

  • On compte actuellement 58,4% de personnes qui ne sont pas en surpoids
  • 30,3% en surpoids
  • 10,7% en obésité modérée
  • 0,6% en obésité massive (soit un doublement en dix ans).

L’obésité est définie par un indice de masse corporelle. C’est cet indice qui est utilisé pour calculer les primes d’assurance et l’assurabilité d’un individu.

  • Obésité à partir d’un IMC supérieur ou égal à 30kg/m2
  • L’obésité morbide (sévère ou massive) est définie par un IMC supérieur ou égal à
    40 kg/m2

Des problèmes se posent à partir d’un IMC à 30 (surprimes) et un rejet d’assurance à partir d’un IMC à 40 c'est-à-dire un certain nombre d’entre nous.

Des dossiers peuvent être examinés quand il n’existe pas de pathologies associées malgré un IMC élevé mais à partir d’un IMC à 40, les dossiers sont globalement rejetés .

Un représentant de la Fédération Française des assureurs, des médecins conseils d’assurances ainsi qu’un représentant du ministère des finances ont participé à cette réunion.

Nous avons pu constater que malgré l’examen de certains dossiers, il est difficile d’obtenir un crédit à partir d’un IMC à 30. Ne parlons pas d’un IMC à 40 qui exclut généralement de la possibilité d’assurance, même en l’absence de pathologies particulières.

Les données de bases ont toutefois déjà évoluées

Une différence est faite entre l’obésité gynoïde (celle du bas du corps) et l’obésité androïde (celle du haut du corps qui provoque plus de difficultés métaboliques et cardio- vasculaires)

Il a été toutefois admis que, les chiffres de l’obésité et la jeunesse des sujets augmentant , ils ne pourraient pas exclure indéfiniment de leur « clientèle » tout un pourcentage de la population de l’assurance.

Au cours de cette réunion nous avons pu percevoir les limites du système en rapport avec des critères strictement médicaux.

Il nous a semblé que nos actions devraient se faire à un autre niveau pour ne pas laisser hors de la société un certain nombre de personnes en difficulté chronique avec leur santé et présentant des risques (en effet cette réunion accueillait également une représentante des cancéreux et un représentant des myopathes).

Pour ce qui nous concerne, l’obésité, ces facteurs de risque restent statistiquement discutables et à reconsidérer au cas par cas, ce qui présente une limite pour les assurances.

Face à cette question il serait important d’adopter une politique de lobbying pour être entendus et assurés.

En attendant si vous constatez que la surprime proposée atteint des plafonds exorbitants, cela peut s’apparenter à de « l’usure » et devenir répréhensible .Dans ce cas la commission Belorgey a un réel pouvoir, n’hésitez pas à la faire connaître et à nous parler de vos difficultés.

A suivre...

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