Participation au MEDEC (congrès de la médecine générale)

À la suite de la lettre envoyée à tous les conseils de l’ordre, destinée à une prise en charge plus respectueuse dans les cabinets médicaux, nous avons pensé qu’un contact direct nous permettrait de nous faire entendre en proposant l’ouverture d’un dialogue.
Le sujet choisi pour les ateliers proposés lors des trois jours du congrès (14,15 et 16 mars) synthétise les constats de notre expérience associative et des peurs qui nous éloignent trop souvent des cabinets médicaux.
« Les malentendus entre médecins et personnes obèses — un dialogue possible »
Au-delà de ces ateliers, un tract sera distribué largement.
Nous nous orientons de plus en plus vers un travail transversal en relation avec d’autres associations.


 A l’écoute du patient obèse

Une bonne relation patient-médecin est un facteur de réussite des traitements.

Une réponse médicale inadaptée conduit un nombre non négligeable de personnes obèses à s’écarter d’un parcours de soins.

 Notre expérience associative nous amène à faire les propositions suivantes :

  • Avoir pour un patient obèse le même respect dans ses paroles et dans ses actes que pour tous les autres patients.

  • Ne pas porter de jugement de valeur sur la qualité humaine du patient obèse, son pouvoir de séduction, sa féminité, sa capacité à être parent...

  • Prendre en compte la spécificité de l’obésité infantile : l’IMC est une valeur moyenne indicative ne reflétant pas suffisamment la diversité des morphologies.

  • L’obésité ne peut pas se réduire à des considérations alimentaires et à la prescription d’activité physique. Il convient notamment de veiller à l’environnement familial et au psychisme de l’enfant.

  • Traiter la pathologie pour laquelle le patient est venu consulter, sans faire référence à l’obésité si elle n’est pas impliquée dans cette pathologie.

  • Ne pas culpabiliser le patient vis-à-vis de son surpoids ou de l’échec de ses tentatives d’amaigrissement.

  • Traiter les pathologies associées à l’obésité sans faire de l’amaigrissement une condition préalable à la prise en charge médicale.

  • Ne pas proposer de régimes restrictifs dont il est démontré qu’ils aggravent à terme les problèmes de poids par le phénomène du yo-yo.

  • Envisager une stabilisation du poids ou un amaigrissement modéré comme des alternatives possibles et souvent suffisantes pour le mieux-être physique et psychique du patient.

  • Accompagner une obésité installée et irréversible dans ses fragilités associées (diabète, hypertension, problèmes respiratoires, maladies cardio-vasculaires, cancers et problèmes de mobilité) afin d’améliorer la qualité de vie du patient.

  • Ne pas considérer la chirurgie gastrique de l’obésité comme une méthode miracle, infaillible et applicable à tous. En cas d’intervention respecter le protocole établi.

  • Reconnaître et identifier les éventuels troubles du comportement alimentaires et proposer une thérapie adaptée.

  • Allegro Fortissimo Mars 2007

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