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La
rentrée sera encore très active pour l’association et nous comptons sur vous
pour poursuivre toujours plus nombreux ce chemin de l’acceptation et du
mieux-être de tous.
Tout au long l’année nous avons tissé un réseau auprès de nombreuses structures
concernées par la question de l’obésité. Certains projets se poursuivent de
façon régulière. Des participations plus ponctuelles nous permettent de nous
exprimer sur les décisions de lutte contre l’obésité, en cours et à venir.
Notre objectif : toucher le plus possible d’acteurs de notre société que ce soit
dans la santé, l’agroalimentaire, l’habillement, les transports, les
institutions, les médias, les syndicats….afin de faire connaitre nos difficultés
et donc d’être identifiés.
Nous avons rencontré Monsieur Jean René BUISSON, président de l’ANIA
(Association Nationale de l’Industrie Agroalimentaire), que nous avons à de
nombreuses reprises « croisé » dans les différents débats abordant le problème
de l’obésité
Actuellement l’agroalimentaire est désigné coupable et nous craignons de leur
part une réaction de « bonne conduite » nous stigmatisant davantage (afin d’être
considérés comme de bons élèves partenaires dans la lutte contre l’obésité).
Nos inquiétudes ont d’ailleurs déjà été confirmées…rappelez vous « Flunch » mais
aussi une pub pour du jambon ou l’on voit une petite fille de 5/6 ans se
regarder dans la glace en disant » c’est bon pour ma ligne », l’initiative
LECLERC etc. …Ceci nous ne pouvons pas l’accepter
Nous avons donc élaboré une charte de bonne conduite que nous avons soumis au
président de l’ANIA qui l’a accueillie très favorablement. L’ANIA a pris alors
l’initiative de la présenter au BVP( Bureau de vérification de la publicité)
afin de l’intégrer dans la charte existante. Des rendez vous sont pris pour la
signature dès la rentrée.
Nous sommes conscients des mesures à prendre pour limiter les incitations à
consommer et pour améliorer la qualité nutritionnelle des produits mais nous
souhaitons que ces mesures n’isolent pas encore davantage les plus gros d’entre
nous en aggravant la mise à l’écart et le rejet.
La charte
DEMARCHE
D’après la HALDE, l’obésité est une
discrimination importante, et peu reconnue.
Les préjugés concernant les personnes
grosses sont souvent ancrés de façon inconsciente car banalisés depuis
longtemps. La stigmatisation renforce le rejet d’une population de plus en plus
nombreuse et en difficulté dès le plus le jeune âge.
Dans un effort collectif pour enrayer
la croissance de l’obésité, il y a lieu d’être particulièrement vigilants sur
l’image véhiculée par les messages publicitaires.
Selon Jean-Pierre Poulain, sociologue
: « Les obèses font l’objet d’une discrimination sociale qui efface leurs
caractéristiques individuelles sous une étiquette unique, celle de « gros » ou
de « grosse ». »
Notre démarche s’inscrit dans la
lutte contre les préjugés, les stéréotypes et la discrimination. Nous attirons
l’attention sur la situation difficile des personnes en surpoids, mises à
l’index dans un environnement qui prône la minceur. Allegro Fortissimo pense
qu’il est inutile d’accentuer ce rejet par des messages qui dévalorisent ces
personnes.
PREAMBULE
Article premier de la Déclaration
Universelle des Droits de l’Homme : Tous les êtres humains naissent libres
et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et
doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.
L’obésité est une particularité, au
même titre que l’origine ethnique, l’orientation sexuelle ou religieuse, le
handicap, l’âge, le sexe. Les personnes grosses ne doivent pas être
stigmatisées.
Les images véhiculant des préjugés confortent le rejet social.
Rien ne justifie que l’on s'autorise
pour les personnes plus grosses ce qui n’est pas permis pour d'autres
différences.
Dans les différentes instances, la
discrimination liée à l'apparence est de plus en plus prise en compte. La
publicité ne peut s'y soustraire, et céder à la facilité que représente
l'utilisation des préjugés et stéréotypes.
CHARTE
Les messages publicitaires ne peuvent
pas utiliser des arguments discriminatoires en rapport avec l’apparence physique
et doivent respecter les règles déontologiques suivantes :
Article 4 du code de la CCI : « La
publicité ne doit cautionner aucune forme de discrimination, y compris fondée
sur la race, l'origine nationale, la religion, le sexe ou l'âge, ni porter en
aucune façon atteinte à la dignité humaine. »
Publicités stigmatisantes
 

Communication et lutte contre l’obésité
 
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